Actualités
De la pluie, J’ai Lu, en librairie septembre 2011 
Succession de chroniques dévoilant le rôle de la pluie dans l’érotisme, la création musicale ou encore la sacralisation du monde, ce petit traité est tout sauf un manuel de météorologie. Philosophique et poétique, il se veut une apologie. Pour parvenir à ses fins, l’auteur n’hésite pas à utiliser les armes du romancier : l’imagination et la prestidigitation. Le ton est sérieux, le propos constamment nourri de références historiques, artistiques et scientifiques, qui sont toutes vraisemblables, à défaut d’être véridiques. Car Martin Page fait résolument œuvre de prosélyte : il désire convertir son lecteur à sa passion des précipitations. Lorsque vous saurez que la pluie est un ” monstre bienveillant “, qu’elle ” porte en elle les gènes de l’enfance ” et qu’” elle permet de tomber amoureux sans objet “, vous lèverez les yeux au ciel pour guetter les nuages.
La bataille contre mon lit, Sandrine Bonini et Martin Page, éditions du Baron Perché, janvier 2011
Un matin, un petit garçon ne peut pas sortir de son lit : il y est trop bien. Pourquoi faudrait-il choisir la dureté du monde plutôt que sa couette moelleuse ? Tel Don Quichotte, il va partir en guerre pour pouvoir se libérer de cette douce emprise.
La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique, Points Seuil, en librairie le 14 janvier 2011
Prix Ouest France - Étonnants Voyageurs 2010
« Par nombre de traits de caractère, de choix et de positions, je me place hors du cours normal des choses. Ce qui s’est produit lors de la semaine suivante procède donc d’une certaine logique. » Mathias, l’« homme de l’ombre » qui rédige depuis douze ans les discours du maire de Paris, doit rencontrer Fata Okoumi, une femme d’affaires africaine grièvement blessée par un policier auquel elle refusait de présenter ses papiers d’identité. Il s’est vu confié par le maire le soin d’apaiser la colère de la victime et d’imaginer le moyen de réparer l’offense. Mais est-ce vraiment le hasard ou une certaine logique qui conduit Mathias à s’attacher déraisonnablement à sa mission ? Et à vouloir ardemment exaucer le dernier souhait de Fata Okoumi – quand ce souhait est de faire disparaître Paris ?
Martin Page est passé maître dans l’art d’inventer des histoires insensées et de les raconter avec le plus grand réalisme. Cette alliance des contraires est au coeur de l’écriture de ce roman sombre et vivant, mélancolique et idéaliste, porté par sa promesse inaugurale : accompagner chaque disparition d’une renaissance.
La mauvaise habitude d’être soi (avec Quentin Faucompré, éditions de l’Olivier), sortie le 4 novembre 2010
Un homme, fatigué d’être lui-même, décide de disparaître un temps pour expérimenter le plaisir de n’être plus personne ; un autre, au hasard d’une analyse de sang, voit sa vie basculer car on a découvert qu’il n’était pas un véritable homo sapiens mais un spécimen en voie de disparition ; un dernier déménage pour s’installer à l’intérieur de lui-même, en toute intimité. Entre Dino Buzzati et Roald Dahl, ces sept histoires, écrites par Martin Page et dessinées par Quentin Faucompré, mettent en scène des personnages à l’identité vacillante. Les deux artistes partagent un imaginaire plein de noirceur et d’humour. De leur rencontre naît un livre hors normes, où les dessins de l’un viennent intensifier l’étrangeté des histoires de l’autre, et inversement.
Le club des inadaptés, éditions l’école des loisirs, sortie le 14 octobre 2010
Martin et ses amis se doutaient bien que cela arriverait un jour, que l’un d’entre eux finirait par se faire tabasser, simplement à cause de sa façon de s’habiller ou de ses bizarreries. Ça aurait pu tomber sur Bakary, tellement bon en maths qu’il énerve tout le monde ; sur Fred, le musicien, qui se teint les cheveux en vert ; ou même sur Martin, particulièrement doué pour l’ironie. Finalement,
c’est arrivé au plus gentil d’entre eux, à Erwan, le bricoleur de la bande, dont le seul tort est de porter une cravate et des chaussures cirées.
Et c’est comme si cette agression avait blessé les trois autres. Au collège, ils deviennent encore plus distants.
La moindre injustice met leurs nerfs à vif. La colère circule en eux, leur donnant une énergie folle ! Ils veulent agir, mais à leur manière… forcément particulière.
Le rire de résistance, tome 2, sous la direction de Jean-Michel Ribes, octobre 2010, Beaux-Arts éditions.
De Jules Renard à Marc Twain, de Reiser à Cioran, de Pierre Dac à Michael Moore, de Georges Feydeau aux dadaïstes, de Shuji Terayama à Antoine Blondin, de Théophile de Viau à Karl Valentin ou de Frédéric Dard à Erasme en passant par les Moustache Brothers, Louis Scutenaire, Willem, Pierre Etaix ou George Bernard Shaw, sont salués ici ceux qui, comme dans le tome I du Rire de résistance, se sont opposés à toutes les hégémonies par un rire en éclats.
Penguin 75 : Designers, Authors, Commentary, 6 juillet 2010, Penguinédité par Paul Buckley
Avant-propos de Chris Ware
Une haute idée du graphisme et du design ont toujours fait partie du programme éditorial de Penguin. Aujourd’hui, à l’occasion du 75e anniversaire de Penguin, son directeur artistique de longue date, Paul Buckley, a choisi soixante-quinze couvertures qui représentent le meilleur de ce que cette maison a produit au cours de la dernière décennie. Il s’agit de donner aux lecteurs un aperçu exceptionnel des coulisses de la création de la couvertures d’un livre. Penguin 75 comprend les commentaires des auteurs, des agents et des éditeurs, ainsi que des concepteurs et des artistes eux-mêmes. Ce voyage spirituel et irrévérencieux dans le monde du livre devrait intéresser les amoureux du graphisme, du design, et, bien sûr, des livres.
Avec les contributions de :
Paul Auster * Tara McPherson * Daniel Clowes * David Byrne * Elizabeth Gilbert * Joe Sacco * Tana French * T.C. Boyle * Seth * Tom Gauld * William T. Vollmann * Art Spiegelman * Kim Edwards * Melissa Bank * Ruben Toledo * Tomer Hanuka * Jamie Keenan * Roz Chast * Garrison Keillor * Yoshihiro Tatsumi * Sam Weber * Paul Sahre * Tony Millionaire * Nicholas Blechman * Jon Gray * Martin Page * Victor Pelevin * Moustafa Bayoumi et beaucoup d’autres !
La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique, éditions de l’Olivier, en librairie le 7 janvier 2010
Prix Ouest France - Étonnants Voyageurs 2010
« Par nombre de traits de caractère, de choix et de positions, je me place hors du cours normal des choses. Ce qui s’est produit lors de la semaine suivante procède donc d’une certaine logique. » Mathias, l’« homme de l’ombre » qui rédige depuis douze ans les discours du maire de Paris, doit rencontrer Fata Okoumi, une femme d’affaires africaine grièvement blessée par un policier auquel elle refusait de présenter ses papiers d’identité. Il s’est vu confié par le maire le soin d’apaiser la colère de la victime et d’imaginer le moyen de réparer l’offense. Mais est-ce vraiment le hasard ou une certaine logique qui conduit Mathias à s’attacher déraisonnablement à sa mission ? Et à vouloir ardemment exaucer le dernier souhait de Fata Okoumi – quand ce souhait est de faire disparaître Paris ?
Martin Page est passé maître dans l’art d’inventer des histoires insensées et de les raconter avec le plus grand réalisme. Cette alliance des contraires est au coeur de l’écriture de ce roman sombre et vivant, mélancolique et idéaliste, porté par sa promesse inaugurale : accompagner chaque disparition d’une renaissance.
Une parfaite journée parfaite, Points Seuil, édition corrigée, postface inédite, en librairie le 14 janvier
Disons que c’est l’histoire de la journée d’un homme dont la principale occupation est de se suicider avec entrain de différentes manières : revolver, pendaison, lame de rasoir, dose journalière d’anxiolytiques et de barbituriques, mines antipersonnel nichées sous le carrelage de son appartement, électrocution. Du lever au coucher, dans son immeuble, dans la rue, à son travail, à l’enterrement de ses amis, le destin d’un homme qui pourrait être normal. En fait tout irait à peu près bien si son médecin ne venait de lui annoncer qu’un requin nage dans son corps. Heureusement, pour lui changer les idées, un quatuor de mexicains apparaît régulièrement pour lui interpréter une chanson.
Le roman est à la fois complètement halluciné et très rationnel, plein de théories. Le ton est pince-sans-rire, l’écriture regorge de métaphores et de trouvailles qui tirent le texte du côté de la rêverie surnaturelle et poétique. Si le monde contemporain paraît absurde, vu par cet employé modèle qui n’arrive pas à mettre fin à ses jours, il est aussi le lieu d’une sorte de liberté, chétive et ironique. Par exemple, l’éternel suicidaire cultive un jardin intérieur, au sein d’un immeuble dédié au béton et au métal, ou encore il ira jusqu’à passer une semaine de vacances dans son ascenseur. Clin d’œil nonchalant à Harold et Maude (livre de Colin Higgins) et à Un jour sans fin (film de Harold Ramis), Une parfaite journée parfaite est une douce folie que bercent de multiples références musicales.
100 monuments 100 écrivains / histoires de France, en librairie le 5 décembre 2009, éditions du Patrimoine, sous la direction d’Adrien Goetz.
“De la grotte de Font-de-Gaume à la villa Savoye, de l’abbaye du Mont-Saint-Michel à la forteresse de Salses, des alignements de Carnac au trophée d’Auguste à la Turbie, de la Sainte-Chapelle au château de Bussy-Rabutin, ou encore du château d’Azay-le-Rideau à l’abbaye de Cluny, les quelque cent monuments et sites que conserve, restaure, entretient, ouvre à la visite et anime le Centre des monuments nationaux permettent de proposer, dans leur grande diversité d’époques, de styles, de fonctions originelles, une approche multiple de l’histoire de notre pays tout autant qu’un agréable et séduisant parcours dans sa géographie.
Dans cet ouvrage unique, chaque monument présenté fait l’objet d’une double approche : l’une, littéraire se présente comme une « carte blanche » donnée à une centaine d’écrivains ; l’autre, historique, est confiée aux administrateurs des sites.
L’illustration tient une place de choix dans cet ouvrage avec une iconographie originale composée d’images réalisées tout exprès par Karim Ben Khelifa, Waldemar Gielarek, François Le Diascorn et Caroline Rose, d’une sélection de photographies provenant notamment de l’agence Magnum ( Henri Cartier-Bresson, Harry Gruyart, Richard Kalvar, Erich Lessing, Gueorgi Pinkhassov…) mais aussi de clichés par Robert Doisneau, Lucien Hervé ou Willy Ronis, et d’autres tirés des fonds anciens et actuel du Centre des monuments nationaux.”
Avec :
Eliette Abecassis, Brigitte Allègre, Philippe Amelot, Jacques Attali, Michel Arrivé, Pierre Assouline, Christian Authier, Robert Badinter, Dominique Barbéris, Thierry Beinstingel, Mehdi Belhaj Kacem, Philippe Besson, Jean-Marie Blas de Roblès, François Bon, Vincent Brocvielle, Laure Buisson, Renaud Camus, Claro, Pierre Cleitman, Nicolas d’Estienne d’Orves, Didier Daeninckx, Charles Dantzig, Amélie de Bourbon-Parme, Adélaide de Clermont-Tonnerre, Camille de Toledo, Maryline Desbiolles, Regine Detambel, Marie Didier, Philippe di Folco, Christophe Donner, Hélène Duffau, Mathias Enard, Nicolas Fargues, Alain Fleischer, Elise Fontenaille, Philippe Garnier, Adrien Goetz, Didier Goupil, Philippe Grimbert, Pauline Guena, Hubert Haddad, Stéphane Héaume, Thierry Illouz, Isabelle Jarry, Jean-Noël Jeanneney, François Jonquet, Pierre Jourde, René Koering, Julia Kristeva, Jean-Marie Laclavetine, Philippe Lacoche, Cécile Ladjali, Jérôme Lambert, Marc Lambron, Sébastien Lapaque, Mathieu Larnaudie, Camille Laurens, Linda Lê, Stéphane Levy Kuentz, Gila Lustiger, Arnaud Maisetti, Carole Martinez, Brice Matthieussent, Catherine Millet, Marc Molk, Denis Montebello, Gérard Mordillat, Marie Nimier, Hubert Nyssen, Martin Page, Laurence Plazenet, Serge Pey, Emmanuel Pierrat, Jean-Bernard Pouy, Jérôme Prieur, Zahia Rahmani, François Raynaert, Rudy Ricciotti, Danièle Sallenave, Julien Santoni, Leïla Sebbar, Jacques Serena, Thierry Serfati, Martine Sonnet, Pascal Torres, Lyonel Trouillot, Marc Villemain.
Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons, L’école des loisirs, en librairie le 24 septembre 2009
L’autre jour, à la bibliothèque, la vie de Martin a basculé.
Dans un souffle comme une caresse, Marie lui a dit qu’elle l’aimait. Qu’elle voulait sortir avec lui. Elle, Marie, la fille qui rend le monde plus monde et le coeur dément. Avec lui, Martin.
Forcément, Martin est tombé amoureux. Tout pouvait être oublié, le futur sans espoir et la mort de sa mère, les excentricités de son père et la survie au collège, et même le prochain enterrement-barbecue de son chien. Martin a dit oui, oui et encore oui.
Cela a duré soixante minutes.
Puis, Martin et Marie sont redevenus de simples amis.
Parce que Marie s’était trompée. Parce que l’amour ne s’explique pas. Parce que l’existence est une saleté de terrain vague dépeuplé. Parce que le coeur de Martin est un gruyère rempli de fantômes et de dragons.
Peut-être une histoire d’amour, Points Seuil, en librairie le jeudi 27 août 2009
Virgile a l’habitude d’être délaissé par les femmes qu’il aime, mais cette fois, il s’apprête à vivre une expérience autrement plus déconcertante : de retour chez lui après une journée de bureau, il trouve sur son répondeur un message de Clara lui annonçant qu’elle le quitte.
Or, il n’a aucun souvenir de cette dénommée Clara.
Il cherche en vain une explication satisfaisante et finit par prendre une décision inattendue : reconquérir cette femme qu’il ne connaît pas.
Peut-être une histoire d’amour ressemble à une comédie romantique, avec ses rebondissements et quiproquos. C’est un roman à la fois grave et lumineux, une originale réflexion sur l’amour.
Collection irraisonnée de préfaces à des livres fétiches, éditions Intervalles en librairie le 17 mars 2009
“C’est en parlant ensemble, il y a quelques mois, que l’envie nous était venue d’un ouvrage collectif qui ne soit ni un manifeste, ni l’acte de naissance d’un mouvement, d’un groupe ou d’une fraternité quelconque, mais simplement, une expression collective.
Que chacun vienne y parler, en écrivain, d’un texte qui a marqué sa vie de lecture ou son parcours d’écriture.
Que ce soit fait dans un esprit de partage et d’intimité, non pour qu’il en résulte une bibliothèque « idéale », non pour faire valoir quelque généalogie flatteuse, mais, sincèrement, rendre un hommage s’il n’en fallait qu’un.
Que chacun vienne « accompagné » comme on dit, c’est aussi simple que cela. Parce que c’est ce qu’on fait quand on commence à se connaître mieux. Et puisque nous sommes écrivains, nous avons souhaité que chacun vienne accompagné d’un livre.
Le plaisir de se retrouver et de se lire, d’échanger à propos de nos goûts, nous l’avons eu une fois de plus. Nous avons découvert beaucoup de textes parfois rares, souvent méconnus, toujours adorés par des amis qui nous donnaient envie d’y voir de plus près, à travers cette collection de préfaces courtes et singulières.
Nous vous souhaitons le même bonheur. Les mêmes découvertes. Les mêmes rencontres, de livres et d’auteurs.”
Thomas B. Reverdy et Martin Page
Avec Jakuta Alikavazovic, Philippe Besson Jean-Philippe Blondel, Patrick Boman, Philippe Bonilo, Geneviève Brisac, Arnaud Cathrine, Kéthévane Davrichewy, Roxane Duru, Olivia Elkaim, Dominique Fabre, Philippe Forest, Paul Fournel, Vanessa Gault, Jean-Baptiste Gendarme, Valentine Goby, Patrick Goujon, Elizabeth Guyon Spennato, Theo Hakola, Thierry Hesse, Stéphane Heuet, Stéphanie Hochet, Thierry Illouz, Nathalie Kuperman, Cécile Ladjali, Marie-Hélène Lafon, Jérôme Lambert, Diane Meur, Nicolas Michel, Marc Molk, Dominique Noguez, Sébastien Ortiz, Véronique Ovaldé, Martin Page, Aude Picault, Thomas B. Reverdy, Cécile Reyboz, Laurent Sagalovitsch, Laurence Tardieu, Jacques Tournier, Sylvain Venayre, Emmanuel Venet, Hélèna Villovitch et Carole Zalberg.

