Actualités

La folle rencontre de Flora et Max  (c-écrit avec Coline Pierré)

Éditions l’École des Loisirs collection Médium, photo de couverture de Théo Gosselin.

« Nous vivons tout de même dans une société étrange : comment est-il possible que nous ne nous soyons pas trouvés alors que nous étions chaque jour à quelques mètres l’un de l’autre ? On dirait que les vraies rencontres ne sont possibles que par accident. «

« Leur inquiétude à mon égard apaise leur relation. Ils ont l’impression d’avoir raté quelque chose dans mon éducation. Mais je peux te le dire : ils n’ont rien raté. C’est le monde qui est raté, et ils n’en sont pas responsables. »

Quatrième de couverture :

Lorsqu’elle découvre l’étonnante lettre de Max, Flora est à la fois heureuse et troublée, elle reçoit peu de courrier depuis qu’elle est en prison… Que peut bien lui vouloir ce garçon excentrique qui semble persuadé qu’ils ont des points communs ? Que peut-il partager avec une lycéenne condamnée à six mois ferme pour avoir violemment frappé une fille qui la harcelait ? Max ne tarde pas à révéler qu’il vit lui aussi enfermé. Il a quitté le lycée après une grave crise d’angoisse, depuis, il ne peut plus mettre un pied dehors et vit retranché chez lui, avec ses livres, son ordinateur, son chat gourmet et son ukulélé. Flora et Max vont s’écrire, collecter chaque jour des choses lumineuses et réconfortantes à se dire, apprivoiser leur enfermement et peu à peu, avec humour et fantaisie, se construire une place dans le monde.

Pour écrire ce livre, Coline Pierré, alias Flora, la détenue, et Martin Page, alias Max, le reclus, se sont échangé des lettres pendant quatre mois, comme s’il s’agissait d’une vraie correspondance. «C’était une expérience passionnante et très fertile, car la surprise, la découverte de la lettre de l’autre nous donnait envie de rebondir, de nouvelles idées germaient sans cesse. »

Une expérience stimulante pour les deux auteurs qui ont d’autres projets, d’autres envies de textes à quatre main.

CouvPageLaVie-copie

 

*************************************************************************************

Je suis un dragon, janvier 2015, éditions Robert Laffont.

« On s’habitue à être surhumain, et très vite on comprend que ce n’est qu’une des multiples façons que la vie a trouvées pour nous dire qu’on est un inadapté. »

C’est une histoire de superhéros (de superhéroïne en l’occurrence) qui se déroule entre les États-Unis, Paris et Berlin.
L’idée était d’écrire un livre à la fois d’action et d’introspection, violent et (j’espère) féministe. Le long chemin vers l’émancipation d’un être hors norme.

dragonpage2

Présentation de l’éditeur :
Margot est une jeune orpheline timide et solitaire. Un jour, elle découvre sa véritable nature : elle est douée de capacités extraordinaires. Ces pouvoirs la terrifient, elle les dissimule jusqu’à ce qu’un événement tragique la contraigne à se dévoiler. On lui demande alors de mettre ses dons au service de l’humanité. Sa vie se partage désormais entre son quotidien de jeune fille espiègle et des missions d’une grande violence. Adulée et crainte, elle devient une icône. Mais peut-on sauver le monde si l’on s’y sent étranger ?
En s’inspirant de l’univers des superhéros, Martin Page se réapproprie les codes habituels du genre.
Captivant, bouleversant, Je suis un dragon est un roman sur la puissance de la fragilité et la possibilité de réinventer sans cesse nos vies. Conte initiatique, récit introspectif, parabole visionnaire sur l’irrationalité de l’homme et sa monstruosité… Je suis un dragon nous interroge sur la manière de préserver notre humanité dans un monde qui a perdu son sens.


manuel-ecriture-survie-2

Manuel d’écriture et de survie, éditions du Seuil, sortie le 2 mai 2014.

Présentation de l’éditeur : « Dans ce livre, Martin Page répond aux interrogations d’une jeune écrivaine. Elle s’appelle Daria, elle veut écrire un roman. Au fil de leurs échanges, il lui donne des conseils d’écriture, mais surtout il esquisse des moyens de se débrouiller avec le monde, avec le milieu littéraire, avec ses propres névroses et fragilités. C’est d’abord un livre sur la réalité des écrivains d’aujourd’hui : l’envoi d’un manuscrit, les rapports avec les éditeurs, et avec les autres auteurs, l’argent, la maladie, le féminisme, la littérature jeunesse et de genre, le numérique, les ateliers d’écriture… Il s’agit de concilier l’exigence d’une pratique artistique et la vie quotidienne.
Au fil de ce dialogue, Martin Page dessine une sorte d’autoportrait. Entre dépression et exaltation, il nous parle de l’art sauvage de l’écriture, un art encore jeune, riche de possibilités. Sans escamoter la dureté sociale ni la réalité des coups et des blessures, il défend l’imagination comme forme de résistance. Pour lui, la littérature est un sport de combat autant qu’un des grands plaisirs de l’existence. »


couverture-apiculture-martinpage-l740

L’apiculture selon Samuel Beckett, éditions de l’Olivier, 2013 (illustration couverture Chloé Poizat)

Un été à Paris, un doctorant en anthropologie est chargé par Samuel Beckett de classer ses archives. La rencontre lui semble si improbable qu’il en tient le journal afin de ne rien oublier. Le Beckett extravagant qu’il décrit est bien loin de l’homme austère qu’il imaginait. Ce récit est une réflexion sur l’image de l’écrivain, sa mémoire, l’utilisation de son oeuvre.