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La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique, éditions de l’Olivier, en librairie le 7 janvier 2010
« Par nombre de traits de caractère, de choix et de positions, je me place hors du cours normal des choses. Ce qui s’est produit lors de la semaine suivante procède donc d’une certaine logique. » Mathias, l’« homme de l’ombre » qui rédige depuis douze ans les discours du maire de Paris, doit rencontrer Fata Okoumi, une femme d’affaires africaine grièvement blessée par un policier auquel elle refusait de présenter ses papiers d’identité. Il s’est vu confié par le maire le soin d’apaiser la colère de la victime et d’imaginer le moyen de réparer l’offense. Mais est-ce vraiment le hasard ou une certaine logique qui conduit Mathias à s’attacher déraisonnablement à sa mission ? Et à vouloir ardemment exaucer le dernier souhait de Fata Okoumi – quand ce souhait est de faire disparaître Paris ?
Martin Page est passé maître dans l’art d’inventer des histoires insensées et de les raconter avec le plus grand réalisme. Cette alliance des contraires est au coeur de l’écriture de ce roman sombre et vivant, mélancolique et idéaliste, porté par sa promesse inaugurale : accompagner chaque disparition d’une renaissance.
Une parfaite journée parfaite, Points Seuil, édition corrigée, postface inédite, en librairie le 14 janvier
Disons que c’est l’histoire de la journée d’un homme dont la principale occupation est de se suicider avec entrain de différentes manières : revolver, pendaison, lame de rasoir, dose journalière d’anxiolytiques et de barbituriques, mines antipersonnel nichées sous le carrelage de son appartement, électrocution. Du lever au coucher, dans son immeuble, dans la rue, à son travail, à l’enterrement de ses amis, le destin d’un homme qui pourrait être normal. En fait tout irait à peu près bien si son médecin ne venait de lui annoncer qu’un requin nage dans son corps. Heureusement, pour lui changer les idées, un quatuor de mexicains apparaît régulièrement pour lui interpréter une chanson.
Le roman est à la fois complètement halluciné et très rationnel, plein de théories. Le ton est pince-sans-rire, l’écriture regorge de métaphores et de trouvailles qui tirent le texte du côté de la rêverie surnaturelle et poétique. Si le monde contemporain paraît absurde, vu par cet employé modèle qui n’arrive pas à mettre fin à ses jours, il est aussi le lieu d’une sorte de liberté, chétive et ironique. Par exemple, l’éternel suicidaire cultive un jardin intérieur, au sein d’un immeuble dédié au béton et au métal, ou encore il ira jusqu’à passer une semaine de vacances dans son ascenseur. Clin d’œil nonchalant à Harold et Maude (livre de Colin Higgins) et à Un jour sans fin (film de Harold Ramis), Une parfaite journée parfaite est une douce folie que bercent de multiples références musicales.
100 monuments 100 écrivains / histoires de France, en librairie le 5 décembre 2009, éditions du Patrimoine, sous la direction d’Adrien Goetz.
“De la grotte de Font-de-Gaume à la villa Savoye, de l’abbaye du Mont-Saint-Michel à la forteresse de Salses, des alignements de Carnac au trophée d’Auguste à la Turbie, de la Sainte-Chapelle au château de Bussy-Rabutin, ou encore du château d’Azay-le-Rideau à l’abbaye de Cluny, les quelque cent monuments et sites que conserve, restaure, entretient, ouvre à la visite et anime le Centre des monuments nationaux permettent de proposer, dans leur grande diversité d’époques, de styles, de fonctions originelles, une approche multiple de l’histoire de notre pays tout autant qu’un agréable et séduisant parcours dans sa géographie.
Dans cet ouvrage unique, chaque monument présenté fait l’objet d’une double approche : l’une, littéraire se présente comme une « carte blanche » donnée à une centaine d’écrivains ; l’autre, historique, est confiée aux administrateurs des sites.
L’illustration tient une place de choix dans cet ouvrage avec une iconographie originale composée d’images réalisées tout exprès par Karim Ben Khelifa, Waldemar Gielarek, François Le Diascorn et Caroline Rose, d’une sélection de photographies provenant notamment de l’agence Magnum ( Henri Cartier-Bresson, Harry Gruyart, Richard Kalvar, Erich Lessing, Gueorgi Pinkhassov…) mais aussi de clichés par Robert Doisneau, Lucien Hervé ou Willy Ronis, et d’autres tirés des fonds anciens et actuel du Centre des monuments nationaux.”
Avec :
Eliette Abecassis, Brigitte Allègre, Philippe Amelot, Jacques Attali, Michel Arrivé, Pierre Assouline, Christian Authier, Robert Badinter, Dominique Barbéris, Thierry Beinstingel, Mehdi Belhaj Kacem, Philippe Besson, Jean-Marie Blas de Roblès, François Bon, Vincent Brocvielle, Laure Buisson, Renaud Camus, Claro, Pierre Cleitman, Nicolas d’Estienne d’Orves, Didier Daeninckx, Charles Dantzig, Amélie de Bourbon-Parme, Adélaide de Clermont-Tonnerre, Camille de Toledo, Maryline Desbiolles, Regine Detambel, Marie Didier, Philippe di Folco, Christophe Donner, Hélène Duffau, Mathias Enard, Nicolas Fargues, Alain Fleischer, Elise Fontenaille, Philippe Garnier, Adrien Goetz, Didier Goupil, Philippe Grimbert, Pauline Guena, Hubert Haddad, Stéphane Héaume, Thierry Illouz, Isabelle Jarry, Jean-Noël Jeanneney, François Jonquet, Pierre Jourde, René Koering, Julia Kristeva, Jean-Marie Laclavetine, Philippe Lacoche, Cécile Ladjali, Jérôme Lambert, Marc Lambron, Sébastien Lapaque, Mathieu Larnaudie, Camille Laurens, Linda Lê, Stéphane Levy Kuentz, Gila Lustiger, Arnaud Maisetti, Carole Martinez, Brice Matthieussent, Catherine Millet, Marc Molk, Denis Montebello, Gérard Mordillat, Marie Nimier, Hubert Nyssen, Martin Page, Laurence Plazenet, Serge Pey, Emmanuel Pierrat, Jean-Bernard Pouy, Jérôme Prieur, Zahia Rahmani, François Raynaert, Rudy Ricciotti, Danièle Sallenave, Julien Santoni, Leïla Sebbar, Jacques Serena, Thierry Serfati, Martine Sonnet, Pascal Torres, Lyonel Trouillot, Marc Villemain.
Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons, L’école des loisirs, en librairie le 24 septembre 2009
L’autre jour, à la bibliothèque, la vie de Martin a basculé.
Dans un souffle comme une caresse, Marie lui a dit qu’elle l’aimait. Qu’elle voulait sortir avec lui. Elle, Marie, la fille qui rend le monde plus monde et le coeur dément. Avec lui, Martin.
Forcément, Martin est tombé amoureux. Tout pouvait être oublié, le futur sans espoir et la mort de sa mère, les excentricités de son père et la survie au collège, et même le prochain enterrement-barbecue de son chien. Martin a dit oui, oui et encore oui.
Cela a duré soixante minutes.
Puis, Martin et Marie sont redevenus de simples amis.
Parce que Marie s’était trompée. Parce que l’amour ne s’explique pas. Parce que l’existence est une saleté de terrain vague dépeuplé. Parce que le coeur de Martin est un gruyère rempli de fantômes et de dragons.
Peut-être une histoire d’amour, Points Seuil, en librairie le jeudi 27 août 2009
Virgile a l’habitude d’être délaissé par les femmes qu’il aime, mais cette fois, il s’apprête à vivre une expérience autrement plus déconcertante : de retour chez lui après une journée de bureau, il trouve sur son répondeur un message de Clara lui annonçant qu’elle le quitte.
Or, il n’a aucun souvenir de cette dénommée Clara.
Il cherche en vain une explication satisfaisante et finit par prendre une décision inattendue : reconquérir cette femme qu’il ne connaît pas.
Peut-être une histoire d’amour ressemble à une comédie romantique, avec ses rebondissements et quiproquos. C’est un roman à la fois grave et lumineux, une originale réflexion sur l’amour.
Collection irraisonnée de préfaces à des livres fétiches, éditions Intervalles en librairie le 17 mars 2009
“C’est en parlant ensemble, il y a quelques mois, que l’envie nous était venue d’un ouvrage collectif qui ne soit ni un manifeste, ni l’acte de naissance d’un mouvement, d’un groupe ou d’une fraternité quelconque, mais simplement, une expression collective.
Que chacun vienne y parler, en écrivain, d’un texte qui a marqué sa vie de lecture ou son parcours d’écriture.
Que ce soit fait dans un esprit de partage et d’intimité, non pour qu’il en résulte une bibliothèque « idéale », non pour faire valoir quelque généalogie flatteuse, mais, sincèrement, rendre un hommage s’il n’en fallait qu’un.
Que chacun vienne « accompagné » comme on dit, c’est aussi simple que cela. Parce que c’est ce qu’on fait quand on commence à se connaître mieux. Et puisque nous sommes écrivains, nous avons souhaité que chacun vienne accompagné d’un livre.
Le plaisir de se retrouver et de se lire, d’échanger à propos de nos goûts, nous l’avons eu une fois de plus. Nous avons découvert beaucoup de textes parfois rares, souvent méconnus, toujours adorés par des amis qui nous donnaient envie d’y voir de plus près, à travers cette collection de préfaces courtes et singulières.
Nous vous souhaitons le même bonheur. Les mêmes découvertes. Les mêmes rencontres, de livres et d’auteurs.”
Thomas B. Reverdy et Martin Page
Avec Jakuta Alikavazovic, Philippe Besson Jean-Philippe Blondel, Patrick Boman, Philippe Bonilo, Geneviève Brisac, Arnaud Cathrine, Kéthévane Davrichewy, Roxane Duru, Olivia Elkaim, Dominique Fabre, Philippe Forest, Paul Fournel, Vanessa Gault, Jean-Baptiste Gendarme, Valentine Goby, Patrick Goujon, Elizabeth Guyon Spennato, Theo Hakola, Thierry Hesse, Stéphane Heuet, Stéphanie Hochet, Thierry Illouz, Nathalie Kuperman, Cécile Ladjali, Marie-Hélène Lafon, Jérôme Lambert, Diane Meur, Nicolas Michel, Marc Molk, Dominique Noguez, Sébastien Ortiz, Véronique Ovaldé, Martin Page, Aude Picault, Thomas B. Reverdy, Cécile Reyboz, Laurent Sagalovitsch, Laurence Tardieu, Jacques Tournier, Sylvain Venayre, Emmanuel Venet, Hélèna Villovitch et Carole Zalberg.