9 avril 2009

Aujourd’hui Delphine (Gleize) a organisé un casting à l’atelier pour choisir le personnage principal de son prochain film. Des jeunes garçons et leurs parents se sont succédés. C’était une drôle d’ambiance, professionnelle et bordélique. Et puis, nous avons enfin résolu ce problème de fuite (euh enfin l’assistant de la directrice de casting), Delphine a dévalisé la boutique Patrick Roger (un peu le Christopher Wren du chocolat), et c’était super, il y a eu les Kinks aussi (et Oxmo Puccino quand Nessim est arrivé et c’est pas mal). La directrice de casting posait plein de questions aux enfants (des questions difficiles, genre « as-tu déjà été déçu par un ami? »). Nous avons bu un Baozhong. J’ai pris un bain imaginaire dans la baignoire vide en discutant avec Nes.
Au collège, au lycée, à la fac, je n’étais pas un bon élève (j’ai redoublé ma seconde). Les seuls examens pour lesquels j’ai du talent sont les examens médicaux (tant mieux). Je me demande si mon hypocondrie (légère) n’est pas un moyen pour moi d’être, d’une certaine manière, un bon élève. J’ai vu mon médecin aujourd’hui. J’avais deux grosses enveloppes du laboratoire d’analyses. J’ai passé avec succès toutes les épreuves (cholestérol, hémoglobine, glycémie, phosphatases alcalines, lipase…), sauf une (mais rien de sérieux). Moi qui imaginais déjà les pires choses je me suis senti revivre. Et comme j’avais réussi cette série d’examens, je me suis récompensé en m’achetant des chaussures, un rasoir de sûreté (Merkur) et de la purée d’amandes complète. Je me suis rappelé aussi ce poème de Rilke, Le Torse archaïque d’Apollon. Je n’ai pas compris pourquoi ce poème resurgissait (je m’en doute un peu maintenant). Et je n’ai cessé de penser à Harold & Maude (c’est évident, mais autant le dire : j’ai volé une de ses inventions pour mon roman Parfaite, et il a beaucoup influencé Stupide aussi). 
J’ai reçu les épreuves (Points Seuil) de Peut-être une histoire d’amour et pour L’école des loisirs de Traité sur les miroirs pour faire apparaître les dragons (deuxièmes épreuves en fait). Les épreuves portent mal leur nom. J’adore ce moment. Le roman est dans le format du livre, on ne l’a plus lu depuis un certain temps, alors on le retrouve mais différent. C’est le moment où l’on corrige les derniers problèmes (parfois importants, décisifs). En général je demande deux épreuves. Et dorénavant je demande à avoir les épreuves quand un de mes livres sort en poche.
La couverture du livre de L’école des loisirs sera illustré par Rascal (je suis impatient de voir ça !) et celui de Points par… mystère. On m’a fait deux propositions qui sont impossibles.
Deux très bons sites sur les couvertures de livres : http://www.bookcoverarchive.com/ et http://nytimesbooks.blogspot.com/ (merci Lidell). Il y a un article très bien sur le sujet sur le blog de Rue Fromentin. C’est important les couvertures et malheureusement en France la culture est encore maigre sur le sujet (Delphine recevait Vincent Dietschy plus tôt dans la l’après-midi, et comme j’aime l’affiche de Didine, je lui ai demandé de me donner les coordonnées de son illustratrice -ça va peut être donner quelque chose).
En rentrant chez moi, vers minuit hier j’étais heureux parce que j’avais une idée de roman en tête. C’est comme être amoureux. Cela a duré jusque au moment où j’allais m’endormir : je me suis rappelé que cette idée, je l’avais déjà eu, que je travaillais même dessus avec un dessinateur (mais sous un angle différent, alors est-ce que je peux quand même faire ce roman ?). Bon, en tout cas mon roman en cours avance bien, c’est déjà ça. Et un illustrateur avec qui j’ai un autre projet m’a appelé. Quelqu’un a mis des lunettes de soleil mardi et ressemblait à une héroïne de Boulevard de la Mort. C’était classe. J’ai envie d’écrire un petit roman comme Harold & Maude. C’est un format que j’aime comme lecteur et comme auteur. 
Deux messages de mes traducteurs. Bruce Benderson pour les Etats-Unis (Penguin) (là je suis un peu fier, et il m’a dit de chouettes choses sur le roman) et de ma traductrice allemande. Quelques questions. C’est toujours bon signe quand un traducteur prend la peine de contacter l’auteur.
J’ai relu des passages des Ecrits Corsaires de Pasolini. 
Ce soir Wendy & Lucy.
Martin Page

Faire un commentaire


indispensable


indispensable, restera secret


S'abonner aux commentaires via le fils rss