17 juillet 2009

Je ne suis pas contre la société de consommation. Ou peut-être que je le suis. En tout cas, il n’y a rien à acheter ces temps-ci. Je parle de vêtements. J’ai l’impression que les gens font les soldes par réflexe, comme ils partent en vacances, parce qu’il le faut bien, il faut avoir ce sujet de conversation. Les vêtements ne sont pas beaux, ils seront à peine portés, ils vont nourrir les mites dans les placards. Mais si on aime tellement les mites il y a d’autres solutions moins onéreuses et moins tordues. Finançons des élevages, achetons leur directement des rouleaux de coton.

Même si je voulais acheter des vêtements je ne pourrais pas, il n’y a rien de portable, tout est mal tissé et laid. Et puis les vêtements détruisent tout sur leur passage, ce sont eux les véritables mites, ils grignotent les cinémas, détruisent les librairies et les fromagers. Il y a des magasins de vêtements partout c’est effrayant, ce sont des essaims d’insectes destructeurs.

  • 1. NATHALIE  |  18 juillet 2009 à 13h29

    Quel plaisir de vous lire !

    Avez vous lu « l’éloge de la fuite », henri Laborit. Vous me rappeler son esprit. Vive la liberté.

  • 2. mm  |  20 juillet 2009 à 19h00

    La densité en boutiques de vêtements est un indicateur infaillible du nombre de bourgeoises oisives au mètre carré dans les environs. Seule consolation : elles ne sont pas heureuses.

  • 3. toxic  |  22 juillet 2009 à 16h00

    Oh, il ne faut pas mésestimer le bonheur des bourgeoises à s’offrir un petit haut!

  • 4. Martin  |  22 juillet 2009 à 16h18

    Non je n’ai pas lu « éloge de la fuite » de Laborit. Je note.

  • 5. ruefromentin  |  24 juillet 2009 à 12h14

    On parle vêtement, je me sens obligée d’intervenir. Oui, tout est mal tissé et laid, c’est un problème, sauf ces sublimes T shirt en coton fin rayés chez APC. Je porte le mien tout le temps.

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