28 juillet 2009

Franciscus van den Enden fut le professeur de Spinoza. J’aime bien sa devise, « intus ut libet, foris ut moris est » (à l’intérieur fais comme il te plaît, à l’extérieur agis selon la coutume), comme celle de Spinoza lui-même « Caute » (Prudence). Finalement, à cause de son implication dans le complot républicain de la bande de Louis de Rohan contre Louis XIV, Van den Enden s’est retrouvé à la Bastille et a été pendu. Sa fille fut le seul amour de Spinoza. Elle s’appelait Clara.

On vient de me livrer la « box » pour me connecter à internet chez moi (en prévision de l’état d’urgence à cause de toutes les grippes qui arrivent).

Une infusion de gingembre est en train de cuire, elle embaume tout l’atelier.

Je suis arrivé tôt ce matin. J’aime quand la journée commence tôt. J’ai déjà bien travaillé, et il me reste encore pas mal d’heures.

Mon sac (on appelle ça une besace, mais le mot n’est pas beau) commence à craquer. Je vais devoir en acheter une nouvelle, en cuir je pense cette fois, pour ranger les choses indispensables, livres, carnets, médicaments, stylos. Chez APC (dont parlait rue fromentin), il y en a une jolie (mais chère). Chez Hollington aussi (encore plus chère).

Je lis (grâce à sa traductrice -également auteure- Valérie Zénatti), Histoire d’une vie, de Aharon Appelfeld. Bonheur de découvrir un auteur qui me plaît. J’y allais prudemment, c’est une autobiographie et j’avais peur d’un livre clinique, d’une écriture réaliste, plombé par les descriptions. Et en fait non. C’est une oeuvre originale et pleine d’inventions (pas dans le sujet bien sûr, mais dans la forme, le style, les images).

J’écoute Earl Hines en boucle. Note à propos de la précédente note : jamais d’eau bouillante sur le thé vert. Verser un bon quart du volume de la théière (bon il faut un peu tâtonner, l’eau doit être aux alentours de 70°) d’eau froide, puis l’eau bouillante. Sinon le pauvre thé vert sera cuit (par contre, pour les oolongs pas de soucis).

  • 1. korsch  |  31 juillet 2009 à 10h54

    Bien la peine de lire Spinoza pour finir par avoir peur de la grippe A gouvernementale !

  • 2. Martin  |  31 juillet 2009 à 13h48

    Alors je ne suis pas un bon élève.
    En même temps c’est intéressant, à cause de tout ce vacarme on peut imaginer ce que devait être la menace réelle et permanente de la tuberculose en Europe.

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