31 juillet 2009

Je pars quatre-cinq jours avec Balthazar (l’Anonyme nous a faussé compagnie pour rejoindre l’Italie) chez une amie en Normandie (dans la plus étrange de ses villes, ce sera un séjour ethnographique – Sadoldpunk nous enjoint à parler aux filles sur la plage, mais je ne suis pas sûr que ce sera notre politique). Le départ est prévu dimanche. J’ai commencé à préparer mon sac (draps anti-acariens, la dernière version de mon manuscrit imprimée, des textes de Nathalie K., le premier roman de Valérie Zenatti, un conte de Elizabeth G.-S., du papier, des stylos, crème solaire indice 150). Surtout je suis allé dans une librairie pour prendre mes livres de plage, Walter Benjamin, de Hannah Arendt (chez Allia), Nietzsche, de Stefan Zweig, N’oublie pas de vivre (Goethe et le tradition des exercices spirituels), de Pierre Hadot, The year of the magical thinking, de Joan Didion, Les mystères de Pittsburg, de Michael Chabon. Waou c’est Noël. J’espère qu’il n’y aura pas trop de soleil.

Le petit chat de l’Anonyme a maintenant un nom : Mafalda. C’est le meilleur des noms.

Ma mère m’a rapporté un très bon thé vert de Corée. Chouette. Il me reste maintenant à goûter le Jukro. De tous mes livres traduits, les coréens sont parmi les plus beaux (à propos des couvertures -je râle souvent contre leur laideur-, celles de Joëlle Losfeld sont de plus en plus belles, celles de Buchet-Chastel aussi, voilà enfin des gens de talent qui s’occupent d’esthétique).

Hier et avant-hier, des heures et des heures à résoudre un problème d’une vingtaine de lignes. Un passage de mon roman. J’ai mis deux jours à trouver la solution. Il y avais des pages collées au mur et des post-it, impression d’être un mathématicien devant une équation compliquée. Je me suis arraché les cheveux, je me suis lamenté. J’étais désespéré. Et puis la solution est venue, petit à petit, par vagues. Ecrire un roman, c’est résoudre des problèmes. Pas seulement, mais c’est une bonne partie du travail, et voir cela sous forme de problèmes, comme des problèmes mathématiques, cela désacralise, cela rend plus simple, plus quotidien, ça remet les choses à leur place, et ça me plaît bien.

J’ai passé du temps à lire tout un tas de choses sur la Décroissance (je me suis demandé ce que je pourrais moins consommer, ou mieux, ce n’est pas évident, moins de pommes peut-être ?), j’ai arrosé le petit olivier que l’on m’a offert lors d’un salon du livre.

Le Belle Vie Saint-Martin, à gare de l’Est, le meilleur bar de Paris (prix très raisonnables, calme, espace, le boss est très sympa, grande terrasse) est réouvert depuis quelques jours. La vie reprend.

Faire un commentaire


indispensable


indispensable, restera secret


S'abonner aux commentaires via le fils RSS