8 septembre 2009

L’expression est de Bergson (qui l’employait peut-être dans un sens éloigné de celui que je lui donne -peu importe). C’est ce que j’aime dans les romans. Une nouveauté reliée au passé, irriguée, qui nous surprend sans nous laisser de côté, qui nous évoque des choses tout en nous emmenant plus loin, vers des pensées, des images inédites. Et l’imprévisible n’est pas réservé au lecteur. Même si un romancier a pris pas mal de notes, a une certaine structure en tête et ses personnages, le travail d’écriture est une aventure, des choses surgissent auxquelles il n’avait pas pensé quelques secondes avant (cela fonctionne un peu comme l’association libre en psychanalyse). L’écrivain est à la fois dans un état de contrôle et de perte de contrôle. C’est ainsi que nous sommes, à la fois créateurs et premiers lecteurs, aussi surpris par les développement de l’histoire que nous racontons.

Petite pause avant de reprendre la lecture de mon manuscrit (j’ai encore trouvé pas mal de choses à corriger, des détails, mais les détails sont importants).

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indispensable, restera secret


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