10 septembre 2009

Je crois que la phrase que j’ai le plus dite cette année a été « J’ai terminé mon roman ». On a terminé d’écrire un roman jusqu’au moment où l’on pense à quelque chose à ajouter. Jusqu’à la prochaine relecture. Jusqu’à la soudaine illumination. Jusqu’à une remarque de l’éditrice. On passe son temps à avoir terminé. Ce n’est pas désagréable finalement. Le gros du travail est fait, le travail de force.

Petit déjeuner avec A. dans un drôle d’hôtel surchargé et d’une laideur dorée. La nourriture était pas mal. Nous papotons (travail, névroses, vocabulaire, ramassage de mûres) en pensant à notre camarade alitée en raison d’une crypto-grippe (à qui nous avions promis l’espadon empaillé, mais impossible de le voler). A. part de son côté (à vélo et parapluie), je passe chez Galignani (dont Lidell m’a dit le plus grand bien), je me promène et farfouille. Je demande le Genette dont m’a parlé Jakuta (enfin pas exactement, celui-là est un genre de best of), Discours du récit, mais ils ne l’ont pas. J’achète Du côté de chez Swann (je commence à faire mon sac pour l’Allemagne) dans la collection blanche chez Gallimard (en poche c’est vraiment écrit trop petit, et en Quarto à mon avis vu le poids cela doit être considéré comme une arme de catégorie deux). Appel de mon éditrice à propos de la présentation de mon roman. Courte promenade dans le Jardin des Tuileries (les jardins parisiens sont essentiellement fait de poussière, je me demande bien pourquoi ; alors que les parcs londoniens ont de l’herbe -c’est un autre rapport à la marche, à la distraction, un autre rapport au monde, et à l’art). Je vais à pieds à l’atelier. L’automne est là, une petite pluie, le ciel gris, les feuilles changent de couleur, un vent pas encore frais mais plus tout à fait doux. Quelque chose se passe, la ville reprend les nuances que l’été avait effacé, il y a quelque chose de plus vivant, de plus chaleureux. C’est un temps parfait. Des touristes étrangers, par deux fois, me demandent leur chemin. J’en rajoute un peu en sourire et gentillesse pour effacer la mauvaise réputation d’accueil des Parisiens (une légende à mon avis -c’est plutôt de la timidité).

Propositions de couverture de la part de François Durkheim le directeur artistique de J’ai Lu pour De la pluie qui sort d’ici quelques mois. Les deux propositions sont intéressantes. Pas encore d’image de couv pour mon roman de janvier à l’Olivier.

L’ekphrasis d’après le tableau de Marc est terminée. Je l’ai déjà terminée trois fois hier et deux fois aujourd’hui.

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