25 septembre 2009

Nous avions rendez-vous au café du Musée d’art naïf à la halle Saint-Pierre, un des endroits les plus calmes, beaux, agréables pour travailler de Paris. La préparatrice était là (comme dit Jakuta ce nom donne une idée de musée de la taxidermie ou de conte SM dans le milieu des graphomanes) ; mais elle n’était pas effrayante, c’était une femme adorable. Sa fonction est de lire le roman avant les épreuves. Elle est la Logique descendue sur Terre, la Rigueur Incarnée. Elle est un genre de super-héros : elle voit toutes les répétitions, tous les problèmes de temps (de concordance), toutes les failles logiques, qui ont échappé à l’auteur, et aux deux trois autres lecteurs de la maison d’édition. Page à page, nous avons donc réglé les problèmes qui demandaient à l’être (j’avais placé l’Hôtel de Ville sur l’île de la Cité, je me demande bien pourquoi -c’est troublant, les erreurs que l’on peut faire, comme si en cours d’écriture des évidences dérapaient un peu, comme si un décalage naissait dans ce simulacre de réalité du roman, je sais très bien que l’Hôtel de Ville n’est pas sur l’île de la Cité). Une chouette après-midi.

Cours de trompette ce matin. J’ai découvert le rôle de la langue dans la formation des sons (je me servais de ma langue, comme de mes lèvres, mais là j’ai vraiment compris le truc). Jouer de la trompette requiert beaucoup de technique en même temps qu’un oubli, une incorporation de cette technique. Ce n’est pas évident (mais bon honnêtement ce n’est pas si difficile et pourtant dieu sait si je suis peu doué pour apprendre -je regrette d’avoir commencé si tard j’avais cru tous ceux qui me disaient combien c’était un instrument difficile, je déteste ça, il faut que je me garde de dire ce genre de choses, bien sûr c’est difficile, comme tout, mais il y a une manière de casser le désir, l’enthousiasme en disant mon dieu c’est très difficile ; non, allons-y, essayons, lançons nous dans l’étude de ce qui nous attire). Roxane (ma prof) avait acheté une énorme brioche, très bonne mais je crois que je suis allergique au gluten (c’est une piste que j’explore en ce moment, j’aime bien l’idée de tout un rayon réservé aux miens dans les supermarchés -ceux qui ne mangent pas de gluten- comme les musulmans et les juifs, j’ai mes interdits alimentaires, j’ai ma sorte de religion, je me demande si les sans gluten ont des fêtes spécifiques dans l’année).

  • 1. Evelyne  |  26 septembre 2009 à 16h47

    Le hasard ? Je cherchais des renseignements sur « La belle vie St Martin » où des amis vont chanter ce soir et je tombe sur le blog d’un écrivain…Je viens juste d’expédier mon premier roman aux éditeurs.
    Du coup, j’ai creusé un peu plus loin. Tu y auras gagné au moins une future lectrice.
    Evelyne

  • 2. Martin  |  27 septembre 2009 à 15h57

    J’y étais samedi soir, je crois qu’il n’y a jamais eu autant de monde. C’est mieux les soir de semaine (mais moins bien pour le chiffre d’affaires de Mhamed).

  • 3. Evelyne  |  9 octobre 2009 à 13h08

    Je ne t’ai pas vu. J’étais dehors, sur la terrasse. Il faisait bon. J’entendais moins bien la musique mais je pouvais discuter avec mon amie Véro. Un homme fumait la pipe près de nous en scandant le rythme avec sa tête. J’ai tenté 3 pas de valse, pas plus, avec un inconu éméché, sur un air de Brassens. c’était une bonne soirée.

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