1 novembre 2009

Le temps, quand on en dispose, nécessite un apprentissage, c’est un instrument de musique que l’on maîtrise peu à peu, à force d’acharnement. Je progresse, mais parfois le temps m’échappe (et je sais je sais, ce n’est sans doute pas plus mal, il faut lâcher prise aussi, et se permettre de ne rien faire parfois, car quand on croit ne rien faire des choses se passent) et je ne fais pas autant de choses que j’aurais voulu faire.

J’ai revu Forgetting Sarah Marshall, très belle scène d’ouverture qui montre (c’est rare) à quoi peut ressembler une matinée de travail d’un artiste. C’est exactement ça. A propos : je viens de terminer un texte pour le Kleines Lexikon sperriger Wörter (Dictionnaire de mots encombrants) qui va être édité par Merz et Solitude. J’ai choisi le mot « artiste ».

Quatre gâteaux cette semaine. Variations autour de mon gâteau au chocolat pour les fellows. Aujourd’hui j’ai pris tous les fruits qui traînaient chez moi et je me suis allé à inventer une recette avec potiron, pommes, poires, cannelle et raisins secs (je me suis entaillé deux doigts, heureusement une fellow Roumaine a bénéficié d’une préparation militaire lors de sa scolarité, elle sait donc panser, et tuer j’imagine). C’est… bizarre. C’est bon, mais la texture gélatineuse ne me convient pas. Je crois que ça vient du potiron. Impression de manger un gâteau fait avec des fantômes de ghostbusters. Heureusement je ne l’ai fait goûter à personne, c’était expérimental. Je suis sûr que Serge Lutens et Christopher Sheldrake doivent procéder de la même façon pour leurs parfums. Bon, j’élimine le potiron de mes ingrédients fétiches.

Soirée d’Halloween hier (il y a des Américains à Solitude). Tout le monde avait un costume effrayant (un homme sans bras, un homme sans tête, une femme Jesus/Moïse, un Robert Smith, une morte… moi j’étais l’homme-en-costume-de-feuilles-d’-arbre). Très sympa et chaleureux, vraiment une belle fête, mais à chaque fois c’est la même chose, même les belles fêtes ne m’intéressent plus. Je n’avais qu’une envie, me mettre au lit et poursuivre Conversation de Goethe avec Eckerman. Je me suis donc éclipsé au bout d’une vingtaine de minutes. Envie de lire un roman, mais je ne sais pas quoi. Je fais un saut à Paris de mardi à vendredi.

Faire un commentaire


indispensable


indispensable, restera secret


S'abonner aux commentaires via le fils RSS