11 novembre 2009

Je plaisante. Mais il y a une grande hypocrisie à s’en prendre aux banquiers et traders qui n’ont fait que s’ébattre dans un cadre institué par les États. Les lois qui ont laissé la liberté à leur avidité et à leur égoïsme de se développer ont été faites par des gouvernements élus, et bien souvent des gouvernement de gauche (dès 1986 déréglementation des marchés financiers (Bérégovoy et Delors), puis baisse de la fiscalité des revenus du capital (Bérégovoy), régime fiscal favorable aux stocks-option (Strauss-Kahn), épargne salariale (Fabius) ; et aux Etats-Unis, sous Clinton, abrogation du Glass-Steagall Act). Lisons les programmes des gens que nous élisons. Mais cela n’arrivera jamais, on vote pour un papa, pour une maman, pour autre chose que des idées bien comprises (édifiant de parler avec un supporter de Ségolène Royal -ou Jospin- sincèrement de gauche et qui ne sait rien -ne veut rien savoir- de sa volonté, si elle avait été élue à la dernière présidentielle, de financer les retraites par des fonds de pension, fatigant de conseiller les livres de François-Xavier Verschave à des amoureux d’un Mitterand idéalisé). En général tout se termine soit par une révolution bâclée, soit par la désignation d’un bouc émissaire à massacrer (et ça ne sera pas les banquiers). Il est encore temps d’être vraiment de gauche. (sources : Lordon & cie)

  • 1. lime  |  11 novembre 2009 à 20h04

    indigestion de forêts noires ? :)

  • 2. Martin  |  11 novembre 2009 à 20h55

    J’aimerais bien ! L’ironie du tire de ce post ne passe pas, alors.

  • 3. lime  |  11 novembre 2009 à 21h15

    si, si !!!

  • 4. Martin  |  12 novembre 2009 à 00h35

    :-)

  • 5. secondflore  |  12 novembre 2009 à 10h47

    J’ai lu « pour autre chose que des idées bien compromises »…
    (je crains que ça ne marche aussi^)

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