23 mars 2010

Deux amis ont passé quelques jours ici : disputes esthétiques, escaladage d’arbre, escaladage  de gâteaux allemands et de pièces de viande gigantesques, coming out gauchiste de l’un, découverte de la forêt la nuit (ses bruits étranges, ses animaux invisibles, les grenouilles), invention de recettes, succès de la séance du catacomb cinema club (The Apartment de Billy Wilder). Le printemps nous est tombé dessus comme une avalanche. Journée dans la forêt, déjeuner dans un petit restaurant près d’un lac, il n’y avait que des retraités (lundi oblige).

Je continue à lire le livre consacré à Chris Ware. Il parle travail, ça devrait intéresser tout le monde, mais bien sûr surtout écrivains et artistes :

« Je me dis aussi que j’écris avec des images et que je dessine avec des mots »

« (…) dessinateurs bd qui sont pour la plupart assez farouches et pas très sociables. On n’aime ni sortir ni voir du monde, on est mal à l’aise, et la seule chose qu’on puisse faire est en fin de compte, c’est travailler de façon à être publié et diffusé. C’est une étrange combinaison de réticence et d’égotisme je trouve… »

Une citation placée en exergue d’un texte de Ware en introduction à l’anthologie de bandes dessinées McSweeney’s Quaterly Concern, numero 13, 2004 : « Je ne pense dans aucune langue. Je pense en images. Je ne crois pas qu’on pense dans une langue. On ne bouge pas les lèvres quand on pense. Cela n’arrive qu’à un certain nombre de personnes illettrées quand elles lisent ou réfléchissent. Non, je pense en images, et de temps à autre une expression russe ou bien anglaise vient se former dans l’écume de l’onde cérébrale, mais c’est à peu près tout. » Entretien avec Vladimir Nabokov, 1962.

Je viens de terminer Contre l’architecture de Franco La Cecla (éditions Arléa). La Cecla est anthropologue ; livre iconoclaste et passionnant. Je relis le livre d’Hélèna Villovitch, Je pense à toi tous les jours. Je lis Berceuse Chuck Palahniuk, et toujours l’essai de Didi-Huberman. Dernières corrections à mon livre pour l’école des loisirs, reprise du texte sur Shaw.

Texte d’Arundhati Roy (qui rappelle Kraus et Klemperer) ici.

Retour à Paris ; train ce midi.

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