28 mars 2010

Strangers on a train hier soir avec Aude. Paris est une ville de cinémas, de librairies et de pharmacies. Bonheur de voir un vieux film, un Hichtcock, cette scène incroyable de déraillement du manège et la tête du cheval qui est projeté vers les spectateurs.

J’ai quelques guides en bandes dessinées, Quentin, Clément et Aude principalement. Aude vient de m’offrir le dernier (je crois) Ruppert et Mulot, Irène et les clochards. C’est extra. Lu aussi Capucine, de Corinne Dreyfuss & Camille Grosperrin. Une bd (ou livre illustré) dont la forme m’a dérouté, mais au bout de quelques pages j’ai été pris par cette histoire d’une enfant qui parle de sa mère battue par son père. Le traitement n’est pas réaliste et donc forcément plus réaliste que le réalisme, c’est poétique, inventif, puissant, bouleversant. Réunion de travail (hum oui appelons ça comme ça, enfin bon on a discuté) avec Quentin Faucompré à propos de notre livre qui sort en novembre à l’Olivier. Il me reste un texte à écrire. Nous avons parlé du titre et nous avons quelques idées pas mal du tout. Il m’a conseillé quelques bd : Ludologie (de Ludovic Debeurme), Red Monkey (de Joe Dary), Jardin (de Yokoyama Yûichi), Hortus Sanitatis (de Frédéric Coché), les trois Eprouvette (à l’Association). Je vais aussi jeter un œil sur le travail de François Ayroles (qui sera aux Escales du livre de Bordeaux dans quelques jours -nous y sommes invités Jakuta et moi) et sur celui de Killoffer. J’ai lu un livre de Malher (à l’Association j’ai oublié le titre, c’était très bien) et le deuxième tome des MéloManiaks.

Café avec Jakuta au Départ Saint Michel ce midi. Évidemment nous avons parlé angoisse et bêta-bloquants.

Vais-je avoir fini l’article sur Shaw avant de partir au salon ? Hm pas sûr. Mince et il faut que je mange. Ce matin après les Mélomaniaks j’ai repris le livre de Anson Rabinbach, Le Moteur Humain. Ce livre fait partie de ces gros livres denses qui m’accompagnent depuis des années et que je lis par morceaux que je rumine ensuite pendant des semaines, des mois (comme Le Livre de la Mémoire et L’Art de la Mémoire).

Interview géniale de Chris Ware sur Youtube (et interview d’Edward Gorey). Un camarade d’asocialité, de solitude et d’étrangeté.

Un ami (Laurent) a ouvert Les Essais de Montaigne à l’atelier et il est tombé sur : « Mon métier et mon art, c’est vivre ». Cela m’a fait penser à la phrase de Wilde « J’ai mis mon talent dans mon art et mon génie dans ma vie », phrase mal comprise, mal prononcée par ceux qui la citent -ne pas oublier que Wilde a lu Montaigne, et tous les grecs et les latins.

Au travail !

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