30 mai 2010

Après trois semaines de voyages, je me pose enfin à Paris avant de repartir pour l’Allemagne d’ici huit-neuf jours. Le seul intérêt des voyages ce sont les rencontres. Avec des auteurs (Gilbert Gatore, Jean-Luc Luciani, Claire Clément, Irène Cohen-Janca, Estelle Lépine, Sebastian Meschenmoser, Christine Beigel, Janik Coat, Christophe Carpentier, Jennifer Lesieur, Kim Thuy, Guillaume Hintzy, Fabienne Juhel, Carole Martinez…), des lecteurs, des libraires (la libraire du Préau à Metz, les libraires de Lille…), des professeurs, des enfants, des bibliothécaires, des organisateurs etc etc. J’ai retrouvé Stéphane Heuet, Nathalie Kuperman, Laurent Maréchaux, Patrick Boman, Alice de Poncheville, Valérie Zenatti, Sophie Cherer… Je pense à ces gens qui me demandent si écrivain n’est pas un métier trop solitaire. Bien sûr la solitude est là, même si l’on est accompagné et entouré, on ne la résout pas cette solitude ; mais il y a des rencontres et c’est un des plaisirs de ce métier. Et puis j’ai rencontré des classes (à Lyon, pour les Assises du Roman, et à Lille), des plus petits cette fois, CE1 et CE2 ; les enfants sont vraiment géniaux.

Thierry Illouz a désormais un site internet. J’espère qu’il y mettra ses textes courts et articles (en particulier « L’invocation de la loi, une autre forme de soumission à la norme », et son texte sur le château de Bouges dans l’ouvrage collectif édité par les Monuments Nationaux). Un de mes écrivains préférés.

Le titre de ce post est pris à Ernst Gombrich dans le livre d’entretiens avec Didier Eribon, Ce que l’image nous dit (Arléa poche) (je n’ai pas fini le livre sur Aby Warburg de Didi-Huberman, ces deux livres se lisent bien ensemble). Il y a cette phrase : « C’est au monde en trois dimensions que notre organisme est adapté, là où il apprend à tester ses anticipations contre le flux des stimuli qui en proviennent, rejetant ou confirmant la mélodie prédictible des transformations qui résultant du mouvement ».

Mort de Gary Coleman. Arnold et Willy (Diff’rent Strokes) n’est pas une bonne série télévisée. Mais elle a marqué ma génération, elle fait partie de ma culture, elle compté au nombre de ces milliers de choses qui ont compté pour moi. Et j’apprends la mort de Dennis Hopper.

  • 1. Adcr  |  2 juin 2010 à 02h45

    Mieux vaut une fausse solitude, du travailleur (comme tu te désigne, bien que nous ne soyons pas tous les deux d’accord sur le sens du mot travail) qui s’isole, a la véritable solitude du travailleur dans la création (vu que dans le monde l’entreprise « la création » soit maintenant le maitre mot.) du groupe. Gary Coleman c’est triste. ça me fait penser a Michael Jackson, a la lecture de La Nuit Sera Calme de Romain Gary que tu m’a offert. L’Usine a Reve. Pas mieux pour définir le cauchemar hollywoodien. Ceux qui travaillent a créer finissent par se faire broyer.

  • 2. Martin  |  2 juin 2010 à 09h29

    Salut Adcr,
    C’est vrai (mais en fait, je parle de l’écriture comme d’un travail, mais bien sûr rien à voir avec le fait de travailler pour une entreprise).
    Oui la société a tendance à faire payer la création, à s’en venger. Le sachant, il faut être rusé.

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