7 août 2010

Et donc à Paris. Isa, Baltazar et moi avons marché à Lisbonne, marché et mangé, voilà ce que furent nos deux activités. Cela m’a fait prendre conscience que je ne marchais plus dans Paris, je prends le métro, le bus. Je retrouve la marche dans Paris depuis hier, ce sont des pas hérités de Lisbonne. Marcher maintenant, pour moi, c’est convoquer Lisbonne, me rappeler de nos jours là-bas, en même temps que découvrir amoureusement ma ville. Quand je voudrais ralentir mon pas, prendre le temps, ne pas succomber aux injonctions d’urgence et de stress, je penserai désormais à Lisbonne, pas loin d’être la ville où je me sens le mieux, une des villes en tous cas. Parfois une ville nous sert à mieux vivre dans une autre.

Pique-nique sur les bords du canal Saint-Martin, chorizo, radis, ginja et jus de carottes. Je vais acheter des livres cet après-midi et voir un film (ce soir plutôt, peut être le Nolan). Retour en Allemagne demain, la fin de la résidence approche. J’ai commencé Court voyage équinoxial de Sébastien Lapaque, c’est très beau (surtout bien sûr si on aime la Brésil) et Mes voyages avec Hérodote de Ryszard Kapuscinski.

  • 1. gilda  |  8 août 2010 à 13h03

    J’aime beaucoup le titre du billet et combien c’est vrai, qu’une ville nous sert parfois à mieux vivre dans une autre. D’autres fois, on ne sait pas : quand il y a celle où l’on aimerait partager des jours paisibles et celle où l’on est.

    Aussi : le plaisir particulier qu’il y a d’arpenter pour la première fois une ville qu’on ne connaissait pas.

    Bonne fin de résidence.

  • 2. Martin  |  9 août 2010 à 01h05

    Merci Gilda !

  • 3. Brea  |  22 août 2010 à 11h11

    Il y a un livre je crois qu’il faut lire en visitant Lisbonne, et qui rend la ville encore plus inoubliable :

    http://it.wikipedia.org/wiki/Requiem_%28Tabucchi%29

  • 4. Martin  |  22 août 2010 à 14h11

    Merci ! Je ne connais pas ce livre. Merveilleux.

  • 5. Brea  |  23 août 2010 à 09h33

    Merveilleux, c’est le qualificatif qui convient tout à fait à ce livre en effet.

    Dans la lancée, j’ai lu d’autres Tabucchi ensuite, mais qui m’ont laissé nettement plus froid.

    celui-là est vraiment hallucinant.

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