9 août 2010

A Lisbonne il y a un palais en plein centre ville qui appartient au parti communiste portugais (donation de je ne sais plus qui). De l’extérieur cela ne ressemble pas à un palais, mais une fois rentré c’est un monde de mosaïques, de fauteuils en cuir (dans une salle aux peintures pas très belles), de grandes fenêtres, il y a une salle de bal, un restaurant et un café. Les prix sont très bas mais tout y est de bonne qualité. Le soir sont organisés des bals pour les personnes âgés et j’imagine aussi, d’autres soirs, pour les plus jeunes (mais je ne sais pas), des activités, des rencontres en journée peut-être. C’était étrange et agréable de se trouver dans un lieu si beau possédé par le parti communiste, ce devrait être la règle : l’élégance, le luxe et la beauté sont pour le peuple.

  • 1. Coline  |  10 août 2010 à 17h20

    « possédé par le parti communiste », ce n’est pas un peu contradictoire ?

  • 2. Martin  |  10 août 2010 à 19h42

    Comme le parti communiste vit dans un monde où règne la propriété, j’imagine qu’il n’y a pas trop le choix, et puis il y a la possession et l’usage qu’on en fait. Là c’est plutôt un chouette usage.

  • 3. Coline  |  11 août 2010 à 14h03

    Oui, mais la véritable révolution serait d’essayer d’inventer un nouveau mode de (non-)propriété collective. Mais je chipote, ça a l’air plutôt chouette quand même.

  • 4. Martin  |  11 août 2010 à 14h26

    Hm non : la vraie révolution c’est de faire la révolution, pas de trouver un mode de gestion de bien immobilier :-)
    qu’un palais soit possédé par le parti communiste et soit un lieu de vie, de rencontre, où on peut boire un verre pour quelques dizaines de centimes, je trouve ça bien. Certes il faudrait que ce soit encore plus collectif, mais il faut organiser le collectif.

  • 5. Coline  |  11 août 2010 à 16h17

    Mais puisque que la vraie révolution n’a pas lieu, autant essayer d’en faire de petites, de l’intérieur, même s’il s’agit de biens immobiliers. Mais pour le reste, bien sûr, que c’est bien, et positif.

  • 6. Martin  |  11 août 2010 à 20h16

    c’est bien ce qui se passe en transformant un palais en lieu populaire : une petite révolution.
    Quant à savoir comment le pc portugais pourrait céder la propriété de cet endroit sans qu’il cesse d’être un lieu populaire, je ne sais pas si c’est possible. Tu penses à une fondation qui gérerait ça ? Mais elle serait aussi propriétaire. Renoncer à la propriété, dire non ce n’est pas pour nous c’est la laisser aux marchands de bien, aux propriétaires, aux riches. Comment faire pour le pc pour ne pas être propriétaire tout en garantissant que ce palais serait un endroit populaire ? Propriétaire dans ce cas veut dire responsable. Assumer une responsabilité et porter un beau projet. Comment ferais tu toi ?

  • 7. Coline  |  12 août 2010 à 09h52

    Je ne sais pas très bien, mais j’imagine un endroit peut-être plus autogéré, qui appartiendrait disons à tous les militants ensemble et qui serait libre d’accès. Mais bon, ça supposerait que tous les utilisateurs sachent s’organiser, soient responsables et respectueux, que personne n’essaie de prendre le contrôle du lieu, ce qui est encore autre chose.

  • 8. Martin  |  12 août 2010 à 10h50

    Que l’endroit soit autogéré pourquoi pas mais ça ne résout pas le problème de la propriété. Cet immeuble doit appartenir à quelqu’un ou à quelque chose.
    quant à l’autogestion c’est une idée géniale, mais ça demande du travail, de l’organisation et des volontaires.
    Et je ne pense pas que le parti communiste soit porté sur l’autogestion, c’est plus un concept anarchiste (dont je me sens plus proche). Je vois mal le pc proposer un cadre de gestion anarchiste…

  • 9. Raquel Byrnes  |  15 août 2010 à 08h02

    Serait-il être considéré comme un monument national?

  • 10. Martin  |  18 août 2010 à 13h43

    Non. C’est juste un palais caché derrière une porte discrète du centre de Lisbonne.

  • 11. Coline  |  20 août 2010 à 13h14

    Dans l’idéal, il faudrait qu’il puisse appartenir à plusieurs personnes (dont le PC), un peu comme ces gens qui achètent des appartements de vacances à plusieurs, et que ce soient ces gens qui organisent l’utilisation de l’endroit. Comme ça personne n’aurait de pouvoir absolu sur la manière de gérer l’endroit, chacun pourrait intervenir. C’est un peu ça, le communisme, non ?

  • 12. Martin  |  20 août 2010 à 20h45

    les appartements de vacances achetés en commun donnent en général lieu à des disputes sans fin et ça se termine ne procès.
    Mais qui seraient les autres personnes, en plus du PC ? Qui les choisira ? A mon avis, une coopérative anarchiste est une meilleure solution.
    Le communisme comme multicopriété d’un appartement pour les vacances… non.
    Je ne sais pas trop ce que serait une gestion communiste d’un immeuble. (communiste au sens noble, pas au sens stalinien). Le peuple élirait des représentants qui s’occuperaient de la gestion de l’immeuble ?

  • 13. Coline  |  21 août 2010 à 00h10

    Un genre d’anarchisme organisé me semble une bonne solution en ce qui concerne la gestion de l’immeuble, mais il reste le problème de la propriété. Pour les autres personnes, cela pourrait être ouvert aux militants, ou alors à toutes les personnes intéressées à un moment donné, simplement. Sans sélection. Mais reste toujours le problème de la responsabilité et effectivement, je n’avais pas pensé aux risques de disputes et à ce que ça engendrerait.
    Le peuple élisant des représentants qui s’occupent de la gestion des immeubles, c’est déjà ce que l’on fait déjà avec les syndics, il me semble. Et cela ne fonctionne pas toujours très bien (dans mon immeuble en tous cas).

  • 14. Martin  |  21 août 2010 à 08h23

    Si c’est ouvert à tout le monde (entendu tout le monde désirant s’impliquer dans le lieu), ça peut marcher. Il faut juste faire confiance aux débats, à la capacité de discussion et d’entente des gens. En cas de dispute il faudrait un mécanisme modérateur, un médiateur extérieur, disons un conseil de quartier par exemple.
    Les syndics c’est différent : il y est question d’argent et c’est pour ça que ça se passe mal. Dans notre exemple il n’y a pas d’argent, du moins personnel. Donc ça devrait être plus simple.

  • 15. Martin  |  21 août 2010 à 08h24

    Oui il reste le problème de la propriété.
    Bon, en tout cas, c’est un beau lieu et ça semble bien marcher actuellement avec le pc.
    Le modèle pourrait être certains squats.

  • 16. Martin  |  21 août 2010 à 08h36

    tiens je viens de lire ça

    http://fr.readwriteweb.com/2010/08/20/divers/subculture-avantgarde-rotterdam-worm-structure-parasite/

    et ça marche !

  • 17. Coline  |  21 août 2010 à 13h25

    Ca a l’air super, cet endroit ! (mais pour le coup c’est en partie financé par l’Etat, donc le bâtiment, au moins, doit lui appartenir)

  • 18. Brea  |  22 août 2010 à 10h36

    « l’élégance, le luxe et la beauté sont pour le peuple. »

    Exactement.

    Vive le PCP.

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