28 septembre 2010

mon corps aquatique


J’aurais besoin d’un costume scaphandre remplie d’une eau douce et chaude, j’ai mal à la nuque, un nombre insensé de trucs à faire avant mon départ : terminer un texte pour un magazine jeunesse, un texte sur la solitude pour le documentaire sur mon année ici (et celle de trois autres fellows), ranger, nettoyer, jeter, dire au revoir, distribuer mes réserves de nourriture. Je voulais parler de beaucoup de choses mais là je n’ai pas le temps. Les arbres sont rouge, jaune et orange, dieu que j’aime l’automne !

25 septembre 2010

je ne veux pas dire de mal


mais je ne vais pas m’en priver : je n’aime décidément pas le quartier d’Oberkampf, cette rue de Lappe hypertrophiée, Bastille bis, disneyland de bistrots branchés pour branchés moutonniers : plusieurs patrons ont refusé que Beirut (Zach Condon) joue dans leur bar (à l’occasion d’une cession de la blogothèque). Quelle bande de débiles. Heureusement l’Ave Maria (bar-resto) était là.

On peut assister au petit voyage pour trouver un bar accueillant :

et écouter cette superbe chanson :

L’article de la Blogothèque se trouve .

25 septembre 2010

Casa do Alentejo


Le palais, restaurant, café, salle de bal, bibliothèque, qui appartient au parti communiste et qui se trouve en plein Lisbonne (dont je parlais il y a quelques temps sur ce blog) s’appelle la Casa do Alentejo.

25 septembre 2010

insomnie inversée


Ce n’est pas de l’insomnie, mais je ne trouve pas le mot pour ça : s’endormir sans difficulté, mais ne pas dormir longtemps. Je me suis réveillé à 5 h ce matin, ça m’arrive rarement quand même, en général j’ai mes huit heures de sommeil.

Aujourd’hui une sorte de fête/barbecue organisée pour le départ de huit fellows (dont moi). Je déteste les départs, les adieux etc. Il faudrait faire les fêtes de départ dès l’arrivée, à un moment moins émouvant, on ferait connaissance et on se dirait adieu dans la même foulée.

23 septembre 2010

l’infusion d’un livre


Je vais récupérer les droits de De la pluie d’ici quelques semaines. L’occasion peut être de le proposer sous forme numérique. On verra. Je commence à y réfléchir.

A voir, The Union : the business behind getting high, un documentaire sur la marijuana (on le trouve facilement en streaming -il n’est pas distribué en France) (ça complète bien The Candy Machine, livre sur la cocaïne). Je ne fume pas, et ce doc ne m’a presque pas envie de fumer à nouveau, ce n’est pas une apologie (si fumer -quelle que soit la substance- n’est pas bon pour la santé, il reste aux amateurs la vaporisation, les spaces cakes et les infusions). Criminalisation de la culture et de l’usage, mafias contre la légalisation, récupération politique (pour des raisons électorales, et aussi moyen de masquer la répression politique), le grand marché de la répression (construction de prisons etc), usages thérapeutiques (en passant, critique des grandes entreprises pharmaceutiques) et industrielles (vêtements, papier). Vraiment un bon documentaire.

Avant de lire un livre, j’aime passer à côté, en rêver, le prendre en main, c’est comme s’il infusait déjà en moi. Ces temps-ci il y a pas mal de livres éparpillés un peu partout chez moi. C’est un heureux vertige.

Boardwalk Empire, la série de Scorcese pour HBO vient de commencer. Je suis curieux de voir ça.

20 septembre 2010

postface


Vous pouvez lire ici la postface à l’édition poche de Une parfaite journée parfaite (légèrement modifiée).

Découverte de Beirut et de Neutral Milk Hotel (deux groupes, qui a vingt ans d’écart, sont assez proches). C’est très beau (merci Kristina). Lente découverte (ce terrain m’est moins familier) de Ligeti (merci Céline).

19 septembre 2010

récréation


Ok la deuxième saison de Flight of the Conchords était moins bonne que la première et maintenant nos deux héros sont retournés en Nouvelle-Zélande. Il reste que c’est une super série, drôle, émouvante, ça fait du bien d’avoir des héros qui sont aussi à la masse que nous (parfois) :

18 septembre 2010

miroir magique


C’est drôle cette histoire de fautes d’orthographe. Il y a quelque temps j’ai fait remarquer à une amie qu’elle faisait une faute, systématiquement. Cela m’a mis mal à l’aise, d’être dans la posture du prof, du correcteur. Je me suis excusé. J’étais vraiment embarrassé. Les fautes d’orthographe ont une histoire, c’est parfois de inattention, la marque d’une inaptitude sociale (me souffle une amie), c’est souvent aussi les blessures d’une scolarité difficile, un reste d’ancien mauvais élève. On a été mauvais élève pour des raisons sociales, parfois pour des raisons psychologiques liées à l’histoire familiale. Alors bien sûr l’orthographe est une chose importante, d’abord parce que ça classe les gens, c’est un marqueur social, un moyen de discriminer. Rien que pour éviter cela, l’orthographe et la correction sont importantes, il faut travailler à maîtriser cette langue. Mais on ne part pas avec les mêmes chances, les mêmes facilités. On garde des marques de son passé de mauvais élève, j’en sais quelque chose. Et il y aura toujours des gens pour vous le rappeler. La discrimination sociale est la règle, ce sont des choses fines, des codes, qui échappent, que n’arrivent pas à maîtriser ceux qui ne viennent pas des bons milieux. Mauvais élève c’est un maquillage pour dire un enfant de pauvre ou un enfant d’une famille où ça ne va pas. Et c’est monstrueux. Je n’en ai pas fini de régler mes comptes avec l’école :-).

18 septembre 2010

un message de ma vieille maîtresse d’école


Cela devait arriver. J’ai reçu un message anonyme sur des fautes d’orthographe dans un précédent post de mon blog. Je déteste les messages anonymes. Mais j’ai tout de suite compris qui m’écrivait. Allez je sais que c’est vous madame Falo ! Je reconnais votre façon de pointer les fautes (en écrivant en MAJUSCULES les corrections). Madame Falo était ma maîtresse en CM1. Alors ok il m’arrive de faire des fautes, pas très souvent je crois, j’écris les billets de ce blog rapidement, et donc c’est inévitable (je viens de passer l’été à relire les épreuves de mon prochain livre, puis à relire après le passage de la correctrice, de mon éditrice, de son assistante, et j’ai encore trouvé des fautes, assez insensées, j’ai par exemple oublié un mot dans une phrase -mais là le texte devrait être orthographiqment quasi parfait, je croise les doigts). Dans un précédent post, j’ai écrit « les bêtises que raconte les médias », oui il manque un « nt » (pardons un « NT » comme me l’écrit madame Falo). On s’en remettra, je crois. Par contre, madame Falo, vous auriez pu avoir la correction de commencer votre email par un petit « Bonjour », et vous auriez pu le signer. A quoi bon ne pas faire de fautes de français si c’est pour faire des fautes de savoir-vivre ?

17 septembre 2010

anthropologie


En Allemagne les mouchoirs sont à l’eucalyptus et on trouve de la pâte d’amandes partout (quelque fois appelée marzipan).

16 septembre 2010

Conatus, baby


Un libraire grec m’apprend qu’un de mes éditeurs vient de faire faillite. C’était une maison d’édition importante, pourtant. Parmi d’autres secteurs, la culture en Grèce est de plus en plus mal en point.  Je veux dire vraiment, pas comme en France. Il n’y a plus d’argent pour ça (mais rassurons-nous, il y a encore des gens riches en Grèce). Comme dit Dimitri : « ce qui se passe en Grèce risque de vous arriver d’ici peu ». Et qui se bat contre ça ? Le silence et le déni sont du plus grand chic semble-t-il. Heureusement on en parle entre amis, comme autour d’un feu, on se dit que ça ne peut plus continuer, la xénophobie d’État, les discours sécuritaires (chez les socialistes aussi), l’injuste répartition des richesses, les bêtises que raconte les médias. Dimitri n’est plus libraire au fait, sa librairie a fermé. Le gouvernement français vient d’annoncer un plan d’économie sur la santé. Encore plus de pauvres, encore plus de malades, c’est un beau projet de civilisation. On fini par souhaiter que la situation empire pour un maximum de gens pour qu’enfin ils se réveillent. En même temps, je dois dire bravo, c’est bien joué les gars. Comme dit Warren Buffet : « There’s class warfare, all right, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning. » Oui vous êtes en train de gagner la guerre des classes, on doit vous reconnaître ça : vous êtes doués. Et le reste de la population est surtout doué d’une incroyable masochisme. Mais bon ne désespérons pas. Nous n’avons pas pas dit notre dernier mot. En espérant que ce n’est pas la pulsion de mort (un peu notre marque de fabrique, à nous les humains) qui va l’emporter. En tout cas rien n’entamera ma joie, j’ai décidé d’être joyeux, parce que les affects négatifs, non, c’est un piège. C’est la joie qui nous permet d’avancer. Spinoza sera le philosophe des soulèvements démocratiques (je m’arrache les cheveux sur L’éthique, que je persiste à lire comme un livre écrit par une star du rock ‘n’ roll -ce que Baruch est, j’en suis persuadé).

Je lis pas mal d’essais en ce moment, The spooky art de Norman Mailer (à lire en particulier « Attacks on reality »), The utility of force de Ruppert Smith (oui c’est bizarre, en tout cas passionnant), Maps & legends de Michael Chabon (une défense de l’entertainment en littérature. Première phrase : « Entertainment has a bad name ») et The cocaïne machine (how cocaïne took over the world) de Tom Feiling (et toujours L’image survivante de Georges Didi-Huberman). Impression de vivre dans un banquet permanent. C’est surtout un désordre gigantesque dans mes lectures, ne parlons même pas de mon appart.

Frénésie d’achats d’essais. Sur ma table de nuit, attendent : Manhood de Michael Chabon, The disapointment artist (déjà commencé) de Jonathan Lethem, Tricksters makes this world (mischief, myth, and art) de Lewis Hyde, Elements of style de William Strunck, les deux volumes d’essais d’Orwell All art is Propaganda et Facing unpleasent facts, Orthodoxy de Chesterton (avec ce super chapitre : The ethics of elfland), Moving to higher ground de Wynton Marsalis. Au rayon romans : je termine Le don d’Adèle de Alice de Poncheville et je commence Youth in revolt, le roman pour ados qui a donné le film (Be bad, en français/anglais). Constatation les livres américains sont bien plus beau que les livres français (excepté Youth in revolt et le Ruppert Smith). J’imagine qu’il y a un goût pour le commerce du côté américain, et du côté français, un mépris janséniste pour la séduction et le plaisir.

Tout ça me donne envie d’écrire des essais. J’ai quelques idées en tête, j’en ai commencé un, on verra où ça me mène. J’ai l’impression qu’il y a peu d’essais écrits par des écrivains en France, en tout cas récemment, des essais excitants et intelligents. Je vais proposer mon idée à un éditeur. Mais à qui ? Et après il faudra l’écrire, cet essai, et être à la hauteur de ce que j’ai en tête.

J’ai aussi envie de lire James Baldwin et Notre héros défiguré de Yi Munyol (Thierry Illouz avait écrit un très beau texte sur ce livre coréen dans Collection irraisonnée de préfaces à des livres fétiches -par ailleurs T. I. écrit des chroniques dans Politis et personne n’en écrit de si belles, et le 20 octobre au théâtre du rond-point il va donner Fictions de monstres).

Un des moments les plus heureux, que je préfère, c’est quand je vais me glisser dans mon lit pour retrouver mes livres. Et au bout d’un moment sentir le sommeil qui me ferme les yeux. Je résiste, je résiste, et je m’aperçois que je me suis endormi une seconde. Il est temps d’éteindre.

Journée junk food, ça me prend de temps en temps. La junk food c’est un peu le film porno de l’estomac. Infusion de gingembre frais pour rétablir l’équilibre.

La postface à Le disparition de Paris et sa renaissance en Afrique est terminée (presque). Points m’a envoyé le couverture et (surprise) elle est belle. Bon il y a avait des problèmes avec la quatrième (pas la bonne histoire résumée ce qui est gênant quand même), mais comme je suis devenu un control freak dans le travail (pas le choix) tout a été rectifié.

Rayon fripes je n’aurai que deux mots : manteau/veste d’hiver en tweed et cravate (pas slim mais pas grosse non plus, et pas trop chic, genre décontractée).

Femmes autobiographiques : j’ai vu A complete histoiry of my sexual failures. Documentaire très triste, et drôle parfois (heureusement il rencontre l’amour à la fin :-) ). Comparé à ce garçon, on réévalue sa propre histoire amoureuse, ok ça n’est pas une si grande catastrophe (même si j’ai déjà été quitté cinq fois par la même fille, c’est un peu mon exploit bizarro, j’espère ne pas réitérer c’est pourquoi j’ai mis au point une batterie de tests pour évaluer la stabilité des filles, ces êtres mystérieux et solitaires, qui  passent leur temps dans les bars à boire de la vodka en regardant des combats de free fight). Et on m’a dit le plus grand bien de Submarino (mais pas sûr qu’il soit encore à l’affiche quand je rentrerai à Paris fin septembre).

Découverte de Sons of anarchy, une série sur une bande de motards. J’ai mis du temps à y venir parce que les motards… bof. En fait c’est très bien. Et on y cite Emma Goldman ! (dont l’autobiographie n’est plus disponible en français -voilà au moins un des apports que va permettre le numérique : plus de livres épuisés, tant mieux… enfin tant qu’il y a de l’électricité).

Sinon voilà ce sont mes deux dernières semaines dans cette belle résidence d’artistes.

14 septembre 2010

Thomas


Thomas Reverdy a maintenant un site internet ; il y a déjà quelques articles, n’hésitez pas à aller y faire un tour.

12 septembre 2010

gardons espoir, et les poings serrés


Le film brésilien (dont j’ai écrit un segment) avance, j’ai hâte de voir ce que ça va donner. J’ai commencé le nouveau livre de Alice de Poncheville, Le don d’Adèle, à l’École des Loisirs (il sort mi-septembre, ça parle d’une jeune fille qui peut lire dans les pensées suite à un accident). Cette semaine Sandrine m’a aidé à acheter du matériel de dessin (et va me donner des cours à la rentrée), Aude m’a révélé qu’elle serait une sorcière de la forêt en cas de catastrophe apocalyptique qui nous renverrait dans la préhistoire, Manon a eu une super idée de film, j’espère voir Céline (du groupe Nabé) en concert un de ses jours, Benj a terminé le tournage de son film, mon frère est doué et combattif, Laurent a monté un nouveau groupe de rock, Nes est un super photographe et on a un projet ensemble, Lætitia se marie et reprend des études, Isa a gagné des horaires plus humains, Baltazar est un artiste du  sarcasme et de l’autodérision, Jakuta sort une bd, et il y a des gens biens, tout autour, armés de petits courages, parfois vacillants, mais acérés. Alors putain même s’il y a quand même un net favoritisme en faveur du malheur, tout n’est pas triste. Alors gardons espoir, et les poings serrés.

12 septembre 2010

un monde construit avec des vagues


Je fais partie de l’association Les filles du loir, c’est un chouette truc créé par quelques jeunes femmes : quatre, cinq fois par an, l’association reçoit un auteur (roman, bd, poèsie, historien(ne)…) (désormais le rythme sera de huit rencontres par an), je suis même au conseil d’administration (waou). Bon, et bien Les filles du loir ont reçu les éditions Attila vendredi soir dans le sous-sol de l’Imagigraphe, la belle librairie de ce quartier atroce d’Oberkampf. Cela faisait plaisir à voir, deux éditeurs passionnés, qui se préoccupent de graphisme, qui adaptent chaque livre à l’auteur. Ensuite un dîner était prévu, mais nous étions une petite vingtaine, trouver un restaurant s’est révélé difficile. Quand enfin nous en avons trouvé un, voyant que nous serions placés à des tables différentes, voyant aussi que ça ressemblait à une ambiance joyeuse mais pour moi flippante de colonie de vacances, je me suis barré. J’ai retrouvé une partie des inadaptés magnifiques dans ce super bar espagnol de Belleville (rue de l’Orillon), un des meilleurs, que nous avons découverts comme une nouvelle Amérique et qui maintenant a du succès (mais ça reste sympa, pas cher, et la musique -Fip !- n’est pas forte). Je ne sais pas pourquoi je parle de ça. Bon en tout cas nous avons pris un verre, et c’était chouette. Période pas facile, pas mal de mes proches galèrent, mon frère se retrouve au chômage, Nes galère et se débrouille, pas mal de mes proches rament plus ou moins, comme si on avait pas assez à faire avec notre histoire familiale bordel et les crises existentielles. Ce qui est scandaleux c’est aussi que tellement de gens qui mériteraient de galérer ne galèrent pas. Il faudrait les aider, malgré eux, ces incompétents arrivistes à avoir ce qu’ils méritent, c’est à dire pas grand chose. Impression d’habiter un monde construit avec des vagues (les architectes ont vraiment un problème). En tout cas, tenir le coup, se soutenir, être là pour les autres, se débrouiller, rire.

12 septembre 2010

un beau temps rétrospectif


Sale journée. Passée à me plaindre, à tourner en rond, à écrire mais à contre-cœur : parfois, souvent, la main en va aussi vite que le cerveau et ça m’irrite, j’ai tant à faire. Mais ce soir j’ai résolu un problème dans mon livre et j’ai vu deux planches de la bd de Jakuta. Alors la journée s’en est trouvée illuminée rétrospectivement, comme un beau temps qui par sa force aurait la capacité de réchauffer le passé. Parfois j’aimerai avoir une autre manière de fonctionner que ce yo-yo permanent entre la dépression et l’exaltation. Parfois, non.

De retour en Allemagne. Je retrouve mon studio, je constate que le frigo est en train de trépasser. Lors de cette semaine à Paris, service de presse minimal (la plupart des livres sont envoyés sans que j’ai besoin de les dédicacer de mon illisible écriture) pour Le club des inadaptés qui sort en octobre à L’école des Loisirs. Le titre de travail en était La machine égalisatrice (car oui une telle machine existe, devrait exister). La couverture est très belle et on la doit à Loren Capelli.

10 septembre 2010

retour avant le retour


Quelques jours à Paris, manifestation (occasion de découvrir vers Voltaire un immeuble en forme de fer à repasser, de marcher, de parler avec les amis),  concert John Cale, rendez-vous, rencontre avec une journaliste pour parler de Roald Dahl (l’émission passera sur France Culture le 21 novembre je crois), cinéma (To be or not to be, de Lubitsch, un de mes films antidote), achat de livres (dont un texte de David Graeber), emprunt de livres, j’ai commencé L’Aliéniste, de J. M. Machado de Assis (chez Métaillié) et c’est super. Ce soir assemblée générale de l’association les Filles du Loir, à l’Imagigraphe, suivie d’une rencontre avec les éditions Attila. A chaque fois c’est la course ces jours à Paris (mais j’ai appris à marcher à nouveau, je délaisse le métro dès que je peux, et je redécouvre ma ville). Je rentre demain matin à Solitude, pour les vingt derniers jours de ma résidence. Je suis un peu dépassé par toutes les choses que je veux faire, les livres que je veux écrire, les projets collectifs que je veux mettre en œuvre. M’organiser. Y aller pas à pas.