6 juin 2011

J’ai plusieurs ciels. L’un d’entre eux est le ciel de mes projets, ces idées de livres, de romans, de livres pour enfants, d’essais, de bd. Après une période de jeûne, de nausée, de gastrite, j’ai à nouveau faim de choses à faire naître. Quand manger c’est sortir de soi, et y greffer ce que l’on ramasse dans la réalité. J’ai faim aussi de nouvelles collaborations. C’est chouette les collaborations, car on prend des cafés, on déjeune, on discute. Avec Sandrine Bonini nous venons de terminer un nouvel album pour les enfants (en couleurs cette fois, et plus long que La bataille contre mon lit). On ne sait pas encore chez qui il sortira. On y pense, on prend contact. On verra.

Avec * nous rentrons d’Alsace où nous avons affronté la nature et la nourriture (toutes les deux belles, mais qui nécessitent des défenses). Difficile de rentrer à Paris. Paris essaye de nous assommer avec ses milliers de poings. Elle tente de nous faire croire à quel point nous avons de la chance de vivre en son sein. Nous n’y croyons plus. Il y a des père Noël plus doux. Je te dis au revoir Paris. Tu as été un nid, un instrument, mais au final tu n’es plus qu’une névrose. Alors bye-bye. Le rêve grand public est fini, enfin nous avons une vie à inventer.

  • 1. saga  |  7 juin 2011 à 03h13

    ah ben t’as mis le temps! On t’attend ici…

  • 2. Emeline  |  7 juin 2011 à 13h44

    Bonjour,

    Oui, les racines du ciel de Paris sont tel un vol au-dessus d’un nid de coucou : elles sont à l’origine de maux profonds.

    Cette quête de soi si essentielle pour tendre vers un épanouissement existentiel, est une forme de voie sans issue dans cette capitale outre-mangeuse d’énergie. On se perd ; on est à côté de soi.

    Je vous comprends.
    Un besoin vital de légèreté pour un regain d’écriture. Une autre manière moins ardue de vivre ; de vivre les mots.

    Je ne sais pourquoi j’ai deux titres de chansons qui apparaissent dans mon esprit : Forever Changes du groupe américain des années 60 : Love et Ce Mortel Ennui, de Serge Gainsbourg. Association d’idées.

    Ou bien encore le journal Une Vie Bouleversée, écrit par Etty Hillesum, dont la quête de la légèreté rédactionnelle et la recherche d’une plus grande fluidité de la vie quotidienne est un écho à mon parcours.

    Vous avez l’intelligence émotionnelle et culturelle alors je pense que votre appétence en matière de nouvelles collaborations sera comblée.

    Bonne continuation. Emeline

  • 3. toxicavengeresse  |  7 juin 2011 à 16h44

    Je vois ça d’ici, les franciliens vont tous quitter Paris pour de nouvelles aventures tandis que moi, qui ne rêve que de partir depuis que je suis arrivée, je vais rester traîner dans cet assomante ville.

    Au secours!

  • 4. toxicavengeresse  |  7 juin 2011 à 16h49

    cetTE… bon, tu auras compris, je suis jalouse…

  • 5. Martin  |  20 juin 2011 à 16h53

    @ saga : je rêve de venir…
    @ emeline : j’adore Love ! mais je connais pas cette chanson, je vais me mettre en quête ! merci, et merci pour vos gentils mots.
    J’aime beaucoup le livre de Etty H.
    @ toxica : hé hé :-)

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