19 janvier 2012

Je retombe sur cette phrase de Deleuze : « Le système nous veut triste, il nous faut être joyeux pour lui résister. » (jamais réussi à terminer un de ses livres d’ailleurs, sur Spinoza, Nietzsche, L’image-temps, L’Anti-Oedipe mais dans tous j’ai trouvé quelque chose). Je disais à mon psy : être triste c’est se faire du mal, cela ne résout rien, c’est une manière d’obéir à notre passé, de le rendre présent, de s’y enfermer. C’est parce que nous avons toutes les raisons d’être tristes et désespérés qu’il ne faut pas l’être, la joie et l’humour c’est de la désobéissance, c’est politique. On nous blesse, des choses nous font mal ? Alors il faut refuser de prendre ça au sérieux, car c’est accepter une danse que nous ne menons pas et qui nous laissera exsangue. Ces douleurs qui surgissent en nous et nous ravagent parfois, ce ne sont que des choses qui passent, ce n’est pas grave finalement même si on a l’impression que ça nous tue, il faut réinterpréter le sens de la douleur. C’est vivre dans un film d’horreur, et apprendre que ce n’est que du cinéma, que ce sang, ces coups, c’est pour de faux, que ça ne marche que parce qu’on y croit. Il y a une folie démoniaque et sage à conquérir. Trouver un moyen de retourner cette violence vers autre chose.

  • 1. isabelle  |  22 janvier 2012 à 16h05

    j’adhère complètement à ce nouveau parti politique, désobéir et rire ou en rire :-)
    mais c’est super difficile d’être resistant par et de la bonne humeur, mais très gratifiant quand on s’y jette à fond.

  • 2. Martin  |  22 janvier 2012 à 22h25

    hello Isabelle,
    oui c’est difficile, rien ne nous y aide
    courage :-)

  • 3. Deborah  |  27 janvier 2012 à 16h51

    Très très beau post. (je suis en plein dedans)

  • 4. Emilie  |  4 février 2012 à 12h39

    J’aimerai tellement que ce soit possible, de braver les flots intérieurs avec comme guide une bonne dose de joie, de bonheur et de rire.

    La tristesse est une vieille amie/ennemie qui fait parti de nous. Il faut peut être juste l’accepter, apprendre à vivre à ses côtés. Et sourire.

  • 5. Martin  |  9 février 2012 à 18h41

    @ Déborah : merci :-) j’espère que tout se passe bien en Angleterre !

  • 6. Martin  |  9 février 2012 à 18h46

    @ Emilie : Je suis bien d’accord avec vous. Mais parfois elle disparaît. L’intermittence ne concerne pas que les beaux sentiments, les sentiments tristes sont fragiles aussi.

  • 7. Deborah  |  16 février 2012 à 14h39

    Je ne suis plus en Angeleterre, et non bien sur que ça ne pouvait pas bien se passer, pas dans ces conditions!!!
    Alors voila c’est fini, j’ai dit « NON » (à beaucoup de choses d’ailleurs…). Je suis « de retour ».

  • 8. Martin  |  18 février 2012 à 14h35

    @ Déborah :
    Dire Non c’est un soulagement, on met du temps à se le permettre
    bonne chance alors pour la suite !

  • 9. Deborah  |  18 février 2012 à 16h05

    merci!

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