16 mars 2012

Quelques phrases sur la création qui comptent pour moi.

Somerset Maughan, Et mon fantôme en rit encore, journal 1892-1944 :
“Je me méfie toujours des théories des romanciers ; je n’y ai jamais constaté qu’une justification de leurs limites personnelles.”

GK Chesterton, Orthodoxy :
My first and last philosophy, that which I believe in with unbroken certainty, I learnt in the the nursery. I generally learnt it from a nurse ; that is from the solemn and star-appointed priestess at once of democracy and tradition. The things I believed most then, the things I believe most now, are the things called fairy tales. They seem to me to be the entirely reasonable things. They are not fantasies : compared with them other things are fantastic. Compared with them religion and rationalism are both abnormal (…). Fairytale is nothing but the sunny country of common sense. It is not earth that judges heaven, but heaven that judges earth.
(…) All the terms use in the science books, “law”, “necessity”, “order”, are unintellectual. The only words that ever satisfied me as describing Nature are the terms used in the fairy books, “charm”, “spell”, “enchantment”. A tree grows fruit because it’s a magic tree. Water runs downhill because it’s bewitched. the sun shines because it’s bewitched.”

“Ma première et ma dernière philosophie (en laquelle je crois avec une certitude inébranlable), je l’ai apprise dans mon enfance. Les choses que je croyais alors, les choses auxquelles je crois aujourd’hui, sont ce que l’on appelle des contes de fées. Ce sont des choses parfaitement raisonnables. Ce ne sont pas des fantaisies (…) L’arbre donne des fruits car il est magique. La rivière coule de la montagne car elle est magique”.

Gustave Flaubert, Journal :
“Pour qu’une chose soit intéressante, il suffit de la regarder suffisamment longtemps.”

Norman Mailer, The Spooky Art :
“What I find most interesting is to keep making a new attack on the nature of reality. It’s as if reality has some subtle desire to protect itself. If we keep pushing forward in the same direction, reality is able to handle us or evade us and may even do it in the way organisms become resistant to various antibiotics and pesticides.
We tell ourselves stories in order to make sense of life. Narrative is reassuring. There are days when life is so absurd, it’s crippling -nothing makes sense, but stories bring order to the absurdity. Relief is provided by the narrative’s beginning, middle, and end. Without and end, you have an obsession, a constant circling around a fact or situation that cannot be put in place.”

“La réalité semble avoir le subtil désir de se protéger. Si nous l’attaquons toujours du même côté, la réalité devient capable de nous manipuler ou de nous échapper à la manière dont les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques.”

Sylvia Plath, Journal (le 25 février 1956) :
“Ce que je redoute le plus, je crois, c’est la mort de l’imagination. Quand dehors le ciel est tout simplement rose et les toits tout simplement noirs : cette disposition photographique de l’esprit, qui paradoxalement dit la vérité sur le monde, mais une vérité sans valeur. Ce que je désire, c’est une pensée synthétique, une force « constructive », qui pousse avec fertilité et fabrique ses propres mondes avec plus d’inventivité que Dieu. Si je ne bouge pas et si je ne fais rien, le monde continue de batte comme un tambour mal tendu, dépourvu de sens. Il faut bouger, travailler, fabriquer des rêves vers lesquels aller. La pauvreté d’un monde sans rêves est inimaginable tant elle est affreuse. C’est cette folie-là qui est la pire. L’autre, celle avec des visions et des hallucinations, serait un soulagement, dans la manière de Jérôme Bosch.”

Ray Bradbury, Zen in the art of writing :
“Let the world burn through you.”

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