26 juin 2012

Dormir


ce qu'il se passe la nuit

le monstre du sommeil

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26 juin 2012

la vie secrète des coïncidences


Je suis en train de lire Geai de Christian Bobin, et c’est un émerveillement. Troublant pour une raison : son livre commence par un sourire, comme La libellule de ses huit ans. Le livre de Bobin est antérieur au mien de trois ans. Je ne l’avais pas lu à l’époque. Le début des deux livres est différent, ce sourire n’a pas le même destin, mais tout de même c’est troublant.

L’un des strips de la bd qui sort en octobre me fait penser à la scène d’un film que je viens de voir (et que j’avais vu des années avant, donc là l’influence est possible). Je vais demander à Clément ce qu’il en pense.

Dans les ressemblances troublantes, il y a le vol, le vol inconscient, le plagiat et les coïncidences.

Un extrait : « Ce sourire, au début, personne pour le voir. Que deviennent les choses que personne ne voit ? Elles grandissent. Tout ce qui grandit grandit dans l’invisible et prend, avec le temps, de plus en plus de force, de plus en plus de place. »

Il y a des écrivains vers qui on ne va pas parce qu’ils semblent être loin de ce que l’on est, de ce que l’on veut. Sans des rencontres, sans l’amitié et la confiance qui va avec, je serai passé à côté de Bobin, je l’aurai catalogué (avec mon instinct fait de préjugés contre lesquels je me bats) pas pour moi. En fait, c’est un auteur important, très important, qui me touche profondément, ce qu’il est écrit résonne en moi, cela m’est familier, il y a quelque chose de magique et d’intime à chaque page.

Je mets Think (about it) de Lynn Collins sur la platine. Un verre de muscadet.

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26 juin 2012

G.K. Chesterton


Un texte sur Chesterton, ici. Simon Leys a écrit de très belles choses sur lui dans son dernier livre, Le Studio de l’inutilité. A lire absolument.

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26 juin 2012

commentaires


Je ferme les commentaires de ce blog. Les commentaires devraient être un espace de dialogue et je constate que c’est peu le cas. Sur d’autres blogs aussi je suis sceptique quant à leur importance. La discussion s’engage rarement. Je suis joignable via le formulaire contact de ce blog et sur facebook. C’est pas mal. Si vous tenez un blog, vous pouvez m’écrire je mettrais un lien vers votre blog dans un post et peut-être dans la bar de liens. Parlons-nous au lieu de commenter.

26 juin 2012

Corée du Sud


Reçu mon dernier livre traduit en coréen : On s’habitue aux fins du monde. Une pensée pour Rosa Han, mon éditrice depuis près de dix ans en Corée.

On s'habitue aux fins du monde, version coréenne

24 juin 2012

dessins


L’appartement se peuple. Nous sommes sous la protection des oeuvres aux murs.

Zombie, par C*

C*, un zombie pour ma carte d’anniversaire

Manon pour un livre que nous ferons peut-être un jour ensemble

Manon pour un livre qui existera peut-être un jour. L’histoire d’une fille que tout le monde fait pleurer pour récolter ses larmes, car c’est la sécheresse dans le village. Ses larmes sont la seule source d’eau. Texte du dessin : « Tu es laide, tu es bête, personne ne t’aime ici. Tu n’auras jamais d’amis ».

Tanxxx

Tanxxx

24 juin 2012

projet


Traduire des poèmes de Shel Silverstein, de Brian Patten et de Dorothy Parker. Traduire le Dear James, letters to a young illustrator, de RO Blechman.

24 juin 2012

liens


Qu’est-ce qu’un écrivain aujourd’hui ?

Fuck you, pay me

Un poème de Thomas Vinau

Greek crisis

24 juin 2012

merci


Merci à Izabelle (bienveillant farfadet épistolaire) pour ce livre de Bobin (que j’aime de plus en plus à mesure que je le découvre). Merci à Eloïse Rey pour ce bel abécédaire. Voilà comment le monde gagne en chaleur. La résistance passe par de petits grands gestes.

Christian Bobin

Eloïse Rey

21 juin 2012

mon stylo est mon réveille-matin


mon stylo est mon réveille-matin (my pen is my alarm clock) from Martin Page on Vimeo.

20 juin 2012

lecture du week end


ombre

20 juin 2012

La couv


Le banc de touche, éditions Warum, octobre 2012

Un premier aperçu, flou et un peu éloigné.

différentes étapes de la fabrique de la bd (crayonné, ancrage etc)

Et ici étapes de fabrication de la bd.

19 juin 2012

Warum, collection Vraoum


Notre bd, à Clément et à moi, sortira en octobre aux éditions Warum, dans la collection Vraoum. La couv n’est pas encore là, mais j’ai ma page sur le site, et donc je suis un peu fier. C’est . Ça n’a aucun intérêt, on est d’accord, mais voilà, et puis c’est l’occasion de regarder le catalogue de cette belle maison :-).

18 juin 2012

lectures


Le journal d’un remplaçant, de Martin Vidberg, La parenthèse, d’Elodie Durand, Night of the Jabberwock, de Frederic Brown. Trois excellents livres. Dalibor est passé prendre le thé à la mason, et il m’a conseillé un ouvrage sur Picasso. Le hasard est bienveillant avec moi : il était dans ma bibliothèque, mais je ne l’avais pas lu (que mon frère et moi avions offert à mon père peu avant sa mort). Donc ajout à ma table de chevet. Je viens de recevoir le nouveau de Jakuta Alikavazovic (La blonde et le bunker), et je dirais bientôt quelques mots sur le dernier roman de Nathalie Kuperman. C’est une bonne période. Découvertes de livres édités directement en numérique aussi, du bon : Les villes fantômes, de Jean Rouaud, et un premier roman policier de Jean-Louis Michel, Fin de route. Eric Pessan m’a fait participer au prochain numéro de la revue 303. Conséquence, il m’invite à une rencontre en octobre avec Ophélie Jaesan et Antoine Emaz. Encore deux auteurs à découvrir. Et puis C* vient de recevoir un trésor : The bed book, de Sylvia Plath (qui, pour moi, fait écho, à la Bataille contre mon lit). Avec des dessins de Quentin Blake. Et ce n’est pas édité en français. Chers éditeurs… C’est une belle période.

11 juin 2012

petit film maladroit numéro 3


l’éthique selon Tobocman from Martin Page on Vimeo.

10 juin 2012

journal de bord


journal de bord

7 juin 2012

Thomas de Quincey


Petit texte écrit pour le théâtre du Rond Point, à lire ici.

7 juin 2012

Tim Parks


Tim Parks, Teach us to sit still
En ce moment je lis Teach us to sit still, de Tim Parks. C’est publié en français chez Actes Sud, sous le titre Le calme retrouvé. Parks parle de la maladie et de la douleur. Les livres arrivent comme de bienheureuses coïncidences. Nous sommes aimantés je crois.

7 juin 2012

sortie


La mauvaise habitude d’être soi sort en poche. C’est toujours émouvant. Nouvelle couverture et postface. Petite présentation du livre en français ici et en anglais .

6 juin 2012

la beauté des livres


livres 2

Emma, Jane Austen

livres 1

La beauté des livres n’est pas une économie que l’on devrait faire. J’ai été frappé par la qualité de fabrication de nombreux ouvrages en Finlande. Souvent ce sont des hardcovers, et la jaquette est l’objet d’une création graphique, confiée à un graphiste ou à un dessinateur. Sentiment d’avoir une oeuvre en main, pas un assemblage de photocopies.

Le danger, ce n’est pas le numérique (ça fait des lecteurs en plus, qui achèterons des livres papiers, s’ils les voient comme de beaux objets). Ce sont les livres mal imprimés, sur du papier qui ne vieillira pas bien, avec des couvs typo ou moches. Les éditions de l’Olivier ne s’en tirent pas mal, mais le papier pourrait être meilleur, et pourquoi pas des hardcover ? et faisons travailler des artistes pour les couvs (bon dieu, vu le nombre de dessinateurs et graphistes talentueux que compte ce pays quelle tristesse de se contenter de piocher dans les banques d’images ou les catalogues de musées). Zulma, Sabine Wespiser, Hélium, Actes Sud, Le Dilettante (ça dépend des couvs), Finitude, Cornelius, Monsieur Toussaint Louverture, Attila, font de très belles choses. Mais la plupart du temps nos grands formats ressemblent à des paperbacks américains. C’est navrant. Et il y a ce symptôme : ce qu’on voit sur les livres français, c’est d’abord le nom de l’éditeur. En France, on se targue volontiers d’aimer les auteurs et les livres, mais cela ne se manifeste pas dans les faits. La littérature devrait se délivrer de ces amours institutionnels, passions d’héritiers, de bons élèves et de petits prêtres. Ce pays n’aime pas les livres et les écrivains, il aime en faire usage.

Le piratage un jour sera de se fabriquer ses propres éditions hardcover en beau papier de nos livres préférés.

Il n’y a pas de meilleur des mondes (peut-être les pays du nord de l’Europe, se renseigner). Contrairement à l’Angleterre, la France défend la librairie indépendante, il y a le prix unique du livre et la tva qui va baisser à nouveau (pas assez, comme pour la nourriture et le nécessaire, les taxes ne devraient pas exister). Il y a des bourses pour les auteurs, des aides à la traduction, des salons, des résidences. Mais la littérature serait plus forte si on confectionnait avec soin et talent les livres eux-mêmes. Un livre c’est une expérience sensorielle, excitante, érotique. La question est : pourquoi se priver de ce plaisir ?