31 juillet 2012

University of East Anglia – BCLT


Ce fut une belle semaine. Dix étudiants (neuf Anglais et une Américaine), entre disons 20 et 40 (50?) ans, encadrés, guidés, conseillés, encouragés, par Adriana Hunter (traductrice d’un de mes romans en anglais). Le worshop avait lieu de 9 à 16h30, tous les jours, il y avait une pause pour le thé le matin, pour le déjeuner le midi (génie des Anglais pour les petits sandwichs délicieux) et on terminait avec un café. Le soir, dîner avec toute l’équipe, avec les organisateurs, et les autres ateliers. Pendant les cessions, j’intervenais pour donner mon avis sur les traductions proposées, on me posait des questions aussi. Je devais expliquer mes choix, pourquoi ce mot plutôt que celui-là. Il s’agissait d’apprendre aux étudiants, tous parlant très bien le français, alors Adriana leur a fait traduire (par groupes, individuellement etc) à peu près un tiers de mon histoire, L’homme qui était une espèce en voie de disparition. En anglais, puis en anglais-américain, puis en anglais-cockney (je mettrais les extraits sur le site prochainement). C’était excitant, et troublant. Je suis en plein dans l’écriture d’un nouveau roman, donc je suis rapide. Il faudrait parler du campus de l’University of East Anglia (la profusion de lapins par exemple, ce béton qui en devenait poétique à force d’enchevêtrements), des Giacometti et des Bacon dans le petit musée près du terrain de sport, de la gentillesse générale, de l’enseignement tourné vers l’oral, vers l’écoute, sans autoritarisme. Les étudiants étaient extras aussi, à l’écoute, curieux, motivés, merci à eux. Il y a eu des librairies aussi, et un livre de Michael Rosen illustré par Quentin Blake : Sad Book.


fac

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terrain de sport

lapin

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librairie

boisson-locale


un-livre

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31 juillet 2012

bienvenue à Cinématraque


Si vous aimez le cinéma et les opinions radicales (et argumentées), allez faire un tour sur Cinématraque, vous ne serez pas déçus. N’hésitez pas à participer aux débats dans les commentaires.

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30 juillet 2012

Retour d’Angleterre


Norwich c’était parfait Merci à tous, le workshop a été passionnant. Quelques mots demain.

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30 juillet 2012

un groupe


Le groupe de Clément s’appelle Hoochie Koochie Baby, et c’est du rock ! Et ils sont virés d’un bar. C’est extra.
Premier clip :

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22 juillet 2012

Louise Amour


Louise Amour, Christian BobinUne valise c’est des vêtements et une brosse à dents, mais surtout des livres. Avec moi, entre autres, pour ce séjour anglais : Louise Amour, de Christian Bobin. L’immersion continue, se noyer dans cette oeuvre est un plaisir intense. Merci encore Izabelle.

Le rendez-vous est fixé en début d’après-midi à l’université d’East Anglia. En attendant : petit déjeuner.

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21 juillet 2012

Norwich


Un voyage en avion qui a ressemblé à une épopée en diligence (et ces pilotes qui tiennent absolument à voler au dessus des nuages -il manque des rails dans le ciel) : des 2h30 prévues, on est passé à 7h30. Épuisé, mais enfin arrivé. Il n’y a jamais de temps gâché.

Bonne nouvelle : il reste des librairies indépendantes à Norwich (au moins ici et ). J’espère avoir un peu de temps libre.

Dîner en ville pour la seule nuit à l’hôtel du séjour. Demain, nous aurons une chambre à la fac. Spécialités anglaises : fish & chips et kidney pie !

dîner

bon choix

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20 juillet 2012

British Centre for Literary Translation


Demain matin, C* et moi prenons l’avion pour Norwich. Je suis invité par le British Centre for Literary Translation, de l’université d’East Anglia. Le programme de cette année est ici. Nous sommes cinq écrivains invités de différentes nationalités (Norvégien, Japonais, Espagnol, Hollandais, Allemand, et donc Français), chacun de nous co-animera un atelier (workshop) avec son traducteur anglais (dans mon cas ça sera Adriana Hunter qui a traduit un de mes romans en anglais). Les participants seront une dizaine (je crois) de jeunes traducteurs anglophones. Nous allons travailler sur une de mes histoires de La mauvaise habitude d’être soi : L’homme qui était une espèce en voie de disparition. J’ai hâte ! Ça promet d’être une belle semaine, d’échanges et de rencontres (et dans le programme de chaque journée, le teatime est indiqué, c’est donc parfait).

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20 juillet 2012

ce qu’on faire dire aux mots


Une femme parlait de « ces bobos à vélo qui prennent possession des rues de Nantes ». Des envahisseurs. Alors forcément j’ai mal pris la chose. « Bobo » a perdu le maigre sens qu’il avait. Souvent il sert à désigner ceux que l’on aime pas et qui ne portent pas de costume. C’était renversant d’écouter cette femme se plaindre de ceux qu’elle appelle les « bobos », mais qui ne sont que des jeunes gens à la limite de vivre sous le seuil de pauvreté, alors qu’elle même gagne très bien sa vie. Ça existe les « bobos », les bourgeois on appelle ça, dans leur dernière évolution : cools, décontractés, un peu artistes et si préoccupés du monde mais entretenant le système. Mais la plupart des gens que je connais sont davantage des probos, des prolétaires bohèmes, qui ne savent pas comment ils vont payer leur loyer dans deux mois. C’est la dernière ruse de la bourgeoisie que d’accuser une catégorie luttant pour s’en sortir modestement d’être des bourgeois bohèmes. Ce que l’on ne leur pardonne pas à ces plus ou moins jeunes gens, c’est leur modestie, leur absence d’ambition arriviste, leur quiétude, leur tentatives d’inventer d’autres choses, d’autres modèles politiques, et la liberté qu’ils se sont donné d’essayer de faire ce qu’ils aiment (et de très mal en vivre) (j’imagine que c’est ça qu’on leur reproche finalement). Le problème ce n’est pas les bobos et les hipsters, ils sont là depuis toujours, sous des costumes différents, mais l’usage que l’on fait d’une langue, et ces mots dont on kidnappe le sens. Le nerf de la guerre ce sont les mots.

J’ai quitté twitter après un mois de présence. Pas mon truc, je ne comprends vraiment pas. Sinon j’ai lu Paris la nuit de Jérémie Guez, un polar, court (moins de 100 pages), mais dense (ça me fait penser à une écrivaine qui me disait vouloir écrire un « gros livre », ahah, mentalité de spectateur de films pornos). Un braquage et ses conséquences, une dérive, belle voix intérieure, « Je suis sur les nerfs et je peux sentir toutes mes dents se dresser dans ma bouche » (je préviens : je connais un peu l’auteur).

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19 juillet 2012

George Bernard Shaw


J’ai aussi écrit un texte sur Shaw, ici.

Je suis en plein dans mon nouveau roman qui devrait sortir aux éditions de l’Olivier. C’est excitant, à la fois parce que je sais où je vais, j’ai des idées très précises, une forme, des thèmes, une idée forte, et parce que c’est aussi une aventure, qui me confronte à des choses que je ne sais pas savoir, et à des inventions qui surgissent comme des tigres violents et bienfaisants.

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19 juillet 2012

Mark Twain


J’ai écrit un texte sur Mark Twain, à lire ici.

Deux éditeurs proposent de nouvelles traduction de ses œuvres : L’œil d’or (avec des couvs superbes -bravo- et des textes rares) et Tristram.

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3 juillet 2012

un nouveau film Psychotrope productions : « Ce soir, je sors »


Ce soir, je sors from Martin Page on Vimeo.

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