16 octobre 2012

bd

Dans ma folle polygamie de livres, j’empile, et ça forme une montagne. Chaque fois qu’elle s’écroule, c’est un bonheur, je redécouvre des livres qui hibernaient.

En ce moment je lis les chroniques de Gérard Oberlé, Émilie, une aventure épistolaire. Oberlé est un mes écrivains vivants préférés (j’ai pas mal de catégories). C’est certain il ne va pas avoir le Goncourt et ce genre de prix. Mais comme Denis Grozdanovitch et quelques uns (Billeter, Hadot, Simon Leys of course, Murray peut-être mais je ne connais pas j’imagine que c’est le genre d’auteur que je peux adorer et adorer détester en raison d’opinions réacs), voilà un écrivain qui compte. C’est pur rock n roll. Les chroniques font quoi ? trois quatre pages. On passe d’un auteur du moyen-âge à une recette de cuisine, un énervement contre quelque réactionnaire justement, l’ébauche d’une éthique, une douce irrévérence. Oberlé est sans doute la personne la plus peuplée de livres que je connaisse. Oberlé fait cent kilomètres de large et mille kilomètres de long de rayonnages de livres.

Il y a aussi le Traité de Funanbulisme , de Philippe Petit. New York en Pyjamarama, de Frédérique Bertrand et Michaël Leblond. La religion de l’amour, de Rûmi, Metamaus d’Art Spieglman (et +++), Martiens Go home, de Frederic Brown. Et une super bd (merci Elmir) : Kaspar (à lire si l’histoire de Kaspar Hauser vous intéresse, ou pas d’ailleurs, dessins et personnage troublants, simples et graves), de Obom (aux éditions L’oie de Cravan). Les livres sont un des plus grands plaisirs inventés par l’homme. C’est insensé qu’un truc aussi miraculeux existe.

Tiens dans Metamaus, Spiegelman raconte combien il a galéré pour trouver un éditeur pour son Maus. Personne n’en voulait. Il a collectionné les lettres de refus.

Ah tiens et allez jeter un coup d’œil au très beau tumblr d’Elmir. J’adore son dessin. C’est ici.

Et sinon, avec Clément on est à Quai des Bulles la semaine prochaine pour dédicacer notre bd !