31 mars 2014

Je termine Marc Beltra, roman autour d’une disparition, de Mathieu Simonet et Françoise Olivès. L’histoire d’un jeune homme qui a disparu et l’histoire de ceux qui le cherchent. C’est un livre qui compte désormais pour moi. Nous avons bien discuté des heures durant.

J’ai commencé La Maternité (de Mathieu Simonet, seul cet fois) mais je n’arrive pas, c’est trop dur encore, j’ai du mal à le continuer. C’est trop fort et et ça rappelle trop de choses. Mathieu a été le curateur de son père, j’ai été le tuteur du mien. Et puis il y a la maladie, et tant de choses proches. Et ces mots enveloppants sur la mort. C’est un beau livre que je n’arrive pas à lire pour l’instant.

L’hôpital (via le Trésor Public) veut que je paye la chambre mortuaire de mon père, mort en 2008. Il n’était pas solvable, encore moins mort que vivant. On a retrouvé ma trace, cinq ans après. Parfois les services publics fonctionnent. Il ne leur suffit pas d’avoir blessé mon père, et de l’avoir poussé vers la fin, il faut en plus que mon frère et moi fassions un chèque. Décidément, je vais pouvoir donner des cours d’ironie.

Je bloque depuis des années sur le livre que je veux écrire sur mon père et ce qui lui est arrivé. Le livre sur Marc Beltra (tout comme celui de Marion Fayolle) débloque des problèmes, me permet d’avancer. Il y a cette phrase : « Ce livre n’est seulement un roman. C’est aussi une cérémonie (…) ».

Je suis épuisé ces jours-ci. De belles rencontres pourtant, mais besoin de me reposer, de me poser, d’écrire, de jouer de la guitare, d’être au calme avec C*.

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