23 juin 2014

J’avais déjà vu ça avec L’apiculture selon Samuel Beckett : quand on sort des clichés autour de la figure de l’écrivain, on est rappelé à l’ordre.

Apparemment Le masque et la plume, l’émission de France Inter, a détesté mon Manuel d’écriture et de survie. Je n’ai pas écouté l’émission, je n’ai eu que des échos : il est important de se tenir à l’écart des coups. La critique porte une pensée, une éthique et une esthétique, il est bien normal qu’elle prenne position. Vu la topologie du milieu littéraire actuellement, il est logique, nécessaire, que mon livre déclenche des réactions caricaturales. Avec la littérature, on touche à l’intime. Ils sont touchés, blessés, et ils ne savent pas pourquoi.

  • 1. keisha  |  16 juillet 2014 à 15h16

    Je suis en train de lire ce Manuel (et n’ai pas l’intention d’écrire, seulement de survivre)
    Mais à écouter Le masque (rarement), je me demande si être critiqué là bas n’est pas un bon signe pour mes choix de lecture (parfois cependant on est d’accord, quand même)

  • 2. keisha  |  16 juillet 2014 à 15h19

    Je n’ai pas été claire : je voulais dire que s’ils descendent un bouquin, ça ne signifie pas que je vais m’en détourner.
    Ne les écoutez pas.^_^
    Bonne journée.

  • 3. Justine  |  18 juillet 2014 à 09h53

    En écrivant, on parle d’eux, de nous, de moi, de il, au final c’est toujours un peu ça: quelque soit le pronom, il y cette mise à jour. Notre monde vit dans la peur d’une intimité aux autres, cela me frappe de plus en plus clairement. J’écris depuis plus d’une dizaine d’années et je suis une lectrice depuis bien plus longtemps: ce qui m’intéresse justement c’est cet intime. Je lis parce que je me reconnaîs d’une certaine façon dans le personnage et pas seulement dans ses aspects mélioratifs – lire et écrire, c’est aussi accepter de se voir en toute lucidité. Votre remarque me touche encore plus en ce moment où, parlant de mon livre en cour à une très bonne amie, celle-ci s’est sentie tout à coup dépossédée lorsqu’elle réalisait que l’histoire de mon personnage et la sienne se ressemblaient; j’avais beau lui expliquer que c’est une histoire qui est aussi l’histoire de nombreuses personnes, elle se persuada que j’avais violé son intimité pour l’étaler dans mon roman. Quelle est la limite entre l’intimité et la littérature? Pour moi, la littérature a droit de tout dire, mais ça ne semble pas être du goût de tous…

  • 4. Martin  |  23 juillet 2014 à 21h10

    @ Justine : Merci pour votre message.

  • 5. Martin  |  23 juillet 2014 à 21h11

    @ Keisha : Merci Keisha pour vos mots :-)

  • 6. philippe  |  1 août 2014 à 01h07

    Bonsoir,

    Il est 0h53, j’ai bu un décafé ce midi qui n’en étais pas un, la caféine est ma compagne de soirée.

    Je viens d’attaquer votre manuel que j’ai déniché ce matin dans une librairie remplie de littérature qui éveille (ou maintiens éveillé ?). J’en suis à la page 46, votre livre est une découverte, je le trouve audacieux, il me rassure et me donne envie d’entrer plus loin en écriture.

    Il y a bien longtemps que j’ai arrêté de m’imposer l’écoute ou la lecture toute critique de films, livres
    de gens que je ne connais pas et avec qui je ne peux pas échanger. Que les critiques soient celles de professionnels ou d’amateurs.

    Je souhaite à votre livre de faire son chemin et à découvrir son public. Je vais continuer ma petite pause en naviguant sur votre site.

    Merci

  • 7. Martin  |  5 août 2014 à 15h06

    @ Philippe : La caféine m’accompagne aussi. Merci pour votre message !

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