22 septembre 2015

Écrivain portant une poubelle de couches sales


écrivain-couches

Écrivain portant des couches sales.
Je regardais des photos d’écrivains et j’ai fait une overdose de machines à écrire, de stylos plumes, d’ordinateur, de cigares, de cigarettes, de chats et d’air sérieux. J’aimerais plus de photos d’écrivains faisant la vaisselle, changeant leur enfant, les attendant à la sortie de l’école, les aidant à faire du découpage, cousant un ourlet. Je comprends pour certains l’importance du fétiche et d’un sacré qui passe par le fantasme historiquement construit d’une vision clichesque de l’artiste au travail. Mais de mon point de vue, laver des couches ça fait partie de la vie d’un écrivain jeune père de famille (je dis laver des couches mais ça peut être changer son enfant, essuyer le pipi, donner le biberon, etc). Et ça compte dans le travail. Le trivial n’est jamais trivial. L’iconographie entourant les artistes est encore souvent très conservatrice et machiste.
Si vous ne connaissez pas la pochette d’Underground, de Thelonious Monk, cherchez la sur internet. Ça fait envie une telle pochette. De l’imagination, enfin. Voilà je demande dans la représentation des artistes, deux choses : du quotidien sublime et de l’excentricité.
(ce post est parentocentré, je précise donc : pour moi la question est celle du profane -que je trouve beau et sacré-, le côté « écrivain papa » est un exemple : j’avais cette poubelle de couches à la main, ma réflexion est partie de là. Il y a des artistes qui ne sont pas pères ou mères, c’est respectable. De toute façon, dans toutes les situations il y a la vaisselle à faire).

21 septembre 2015

La charité des pauvres à l’égard des riches


Les éclairs

Les amis,
Quelques mots pour annoncer un nouveau livre et la naissance d’une nouvelle maison d’édition.
Ces deux dernières années j’ai travaillé sur un petit essai paradoxal intitulé « La charité des pauvres à l’égard des riches ».
Les comparaisons sont toujours délicates, mais disons qu’il est dans l’esprit (j’aimerais) de la Modeste Proposition, de Jonathan Swift (sans que je compare mon texte à celui de Swift bien sûr). Donc politique et caustique.
Ce livre sortira dans quelques mois (avec trois autres titres de trois autres auteurs) chez une toute nouvelle maison d’édition : Les Éclairs.
Pour aider la maison à se lancer, et avoir le livre en avant-première, vous pouvez le précommander ici (et voir un petit film de présentation avec une musique qui rappelle furieusement Hoochie Koochie Baby).

Tous les livres sont illustrés, façonnés à la main et imprimés en risographie (un procédé d’impression qui donne des choses magnifiques, cliquez sur le lien les éditeurs en parlent très bien).
Pour ce livre, j’ai travaillé avec Quentin Faucompré qui signe dessin de couverture et dessins intérieurs.
Pas d’extrait à lire pour l’instant, pas de photos des dessins ou de l’objet, donc commander le livre est un peu un saut dans l’inconnu je m’en rends bien compte. Mais l’objet en lui-même devrait être beau.
Le livre sera ensuite disponible chez les libraires amis et intéressés.

C’est un petit tirage donc pas de service de presse a priori (mais voir avec les éditeurs), et je ne pourrais envoyer d’exemplaires aux amis.

Présentation des punks éditeurs :

« Chaque livre fait 40 pages, est imprimé en trois couleurs dans notre imprimerie sur un papier munken 90 grammes et entièrement façonné à la main par nos soins. Nous proposons aussi des carnets de notes 52 pages, papier munken 90 grammes, des posters A3 et des cartes postales. Chacun de ces articles reprend les illustrations de nos illustrateurs.

Chaque livre est au prix de 12€ (le prix sera le même en librairie). Réservez-en plusieurs et recevez un carnet de note, un poster ou des cartes postales façonnés dans notre imprimerie. À l’unité, nos carnets de note coûtent 6€ et nos posters 5€.

Nous vous proposons aussi une édition de luxe à 50€ dont la vente sera limitée à cette seule campagne de crowdfunding. Le tirage de cette édition luxe est limité à 15 exemplaires numérotés. La couverture est sérigraphiée et chacun des contributeurs verra son nom inscrit sur le rabat de couverture de notre tirage de la collection courante dans la section des remerciements en tant que contributeur particulier. »

3 septembre 2015

Monstrograph : emprunter tous les chemins


monstrograph

Avec Coline, nous avons pas mal de projets ensemble en plus de nos projets persos. Un de ces projets c’est Monstrograph. Au départ, l’envie de faire de la sérigraphie, de plonger les mains dans l’encre, d’imprimer soi-même, d’être dans un rapport très directement manuel avec la création c’est-à-dire qu’on retrouvait le plaisir de faire des taches, d’utiliser des outils d’artisanat. Et magie de l’impression immédiate. On a donc créé une petite boutique en ligne pour montrer nos créations et les vendre. Il y a un t-shirt, un sac, des livres faits-maisons (mais pas imprimés par nous) qui n’auraient pas pu être publiés par une maison d’édition traditionnelle. C’est une belle aventure. Créer des objets. Créer des objets du quotidien. Évidemment tout ça prend du temps, alors la boutique se remplit doucement. Mais d’autres choses sont à venir. Nous considérons qu’en tant qu’artistes (et les écrivains sont des artistes), nous avons le droit d’aller partout et de tout faire. Pas de frontières. Pas de pureté ni d’impureté. Juste le bonheur de créer tout le temps et d’emprunter les chemins que nous voulons.