6 novembre 2015

Protégé : Nous porterons des coups en devenant intouchables


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4 novembre 2015

La charité des pauvres à l’égard des riches


Au fait, j’ai écrit un petit essai paradoxal : La charité des pauvres à l’égard des riches. Ça va être paraître chez un tout nouvel éditeur : Les éclairs. Encore quelques heures pour précommander le livre, c’est ici.

4 novembre 2015

Impôts


Avis d’imposition reçu. C’est la mode de râler contre les impôts. C’est une mode politique et destructrice soutenue par des journaux par exemple. Alors je le dis : quel bonheur de payer des impôts. Je n’ai pas toujours été imposable, et quand je ne l’étais pas mais la vie était autrement plus difficile (et je payais des d’impôts indirects comme cette horreur de TVA). Oui, bonheur de payer des impôts, c’est signe qu’on s’en sort (et pour un artiste ça tient du miracle). Bonheur de savoir que l’argent collecté participe à construire la collectivité. Tristesse et colère de constater que certains pourraient payer beaucoup plus d’impôts. Vraiment beaucoup beaucoup plus. Donc : vive l’impôt. Et vive des impôts plus importants pour ceux (particuliers et entreprises) qui ont beaucoup d’argent et payent peu ou pas d’impôts (et vive des impôts plus faibles pour les foyers modestes, car on est bien loin de la justice fiscale).

4 novembre 2015

L’auteur à la rue devant son éditeur


Parfois une grande maison d’édition ne répond pas à un écrivain, parfois elle ne paye pas l’argent qu’elle lui doit. Quand une maison d’édition ne respecte pas la loi, ni la simple politesse, elle participe à casser les rapports avec les écrivains, elle casse une communauté intellectuelle. Ça nous rappelle que pour certains le livre est une industrie. François Bon parle et film devant les locaux d’Albin Michel : « Je m’exprime vidéo, donc je parle boutique : faire des livres, faire du web. Pas pour des questions personnelles. Mais pour réfléchir à tout ça. Seulement, quand Albin-Michel refuse de répondre à tes mails et ne m’a pas payé depuis 3 ans, on peut quand même leur poser une ou deux questions ? »

4 novembre 2015

On meurt encore à Arcelor


« Il arrivait certains matins que le nombre avait changé » François Bon, On meurt encore à Arcelor. « On dirait que la presse elle s’incline ». « Mais merde y a en pas un qui est allé demander le nom ? » « C’est ça qui donne le cauchemar ». « L’acier ne mérite pas la mort d’un homme ».

4 novembre 2015

Mes ordinateurs


Je me souviens de mon premier ordinateur (ordinateur familial, acheté par mon père), en 1984 je crois, c’était un Alice (création Matra), clone du Tandy MC-10 américain. Après ça, je me suis payé un C64 d’occasion (énormes disquettes 5″1/4). Puis j’ai récupéré le Macintosh Classic II de ma mère (sur lequel elle venait d’écrire sa thèse après avoir repris des études) avec son mini écran 9 ». J’y ai écrit mes premiers textes sur ordinateur. Enfin au milieu des années 90, je m’offre un PC sur mesure monté par deux amis (merci Vincent et merci François) hardos (Motörhead était la bande son de ce temps-là) et fou d’informatique. On était aller chercher tous les composants dans les boutiques de la rue Montgallet à PAris (on venait par le RER C depuis notre banlieue). J’avais étudié avec passion la question de la carte mère, de la carte vidéo, du disque dur, et la RAM. J’avais acheté un énorme écran 19 » (tube cathodique bien sûr, c’était l’époque). Puis avec mes premiers droits d’auteur, un portable 15″ Dell. La suite : Powerbook G4 12″ d’occas. Bien pratique, écran un peu petit pour en faire une machine principale. À cette époque, j’achète un portable PC à mon père qui vivait dans un foyer sonacotra, il commença à y écrire des textes (mais il préférait ses carnets). Puis Macbook 13″ acheté alors que j’étais en résidence à l’académie Schloss Solitude. Pour enfin arriver à mon Macbook 13″ retina et disque dur ssd.
Tout ça pour parler de mes outils, j’aime parler des outils, des lieux où on écrit, de ce qu’on boit, de ce qui est à côté et en plein dedans en fait, dire que l’arrivée de l’ordinateur portable est un sacré truc et pour vous conseiller la video de François Bon qui parle de tout ça très bien

4 novembre 2015

Un lion


Un connard a tué un lion. Et depuis on assiste à un mouvement collectif d’indignation. Ah ça va même plus loin : ce pauvre type est menacé. Comme le dit Gaël, ça rappelle M le maudit, ces grands mouvements de foule vengeresse. Ça ne résout rien. Ça permet juste de s’acheter une morale et une bonne conscience à peu de frais. Ça permet de se sentir meilleur que ce connard d’américain. Et bien sûr parmi ceux haïssent ce type, la majorité n’a aucun problème avec le fait de manger du gigot d’agneau. Car il y a les animaux nobles qu’il ne faut pas tuer. Et il y a les autres, qu’on peut tuer, dans des conditions effroyables souvent, après une vie enfermée, et parfois manger. Le lion est sacré. Il est beau, il est élégant. Un agneau, un porc, on s’en fout. Ça me fait penser à ceux qui s’indignent parce que certains peuples mangent du chat ou du chien, mais qui n’ont rien à dire sur le fait qu’on mange du porc ou du boeuf. Cette affaire aurait pu être l’occasion d’un débat sur le rapport des hommes aux animaux. Mais non : c’est une vengeance collective hystérique contre un individu. Un mouvement de foule. Dont les effets seront nuls sur le bien être animal.

4 novembre 2015

Résidence pour les artistes


Réponse d’une résidence à Coline :
« Un de nos appartements possède deux chambres et est donc adapté pour accueillir une famille. Néanmoins, nos expériences nous ont montré que la résidence devient moins productive pour l’auteur s’il vient accompagné de sa famille, ce pourquoi nous le déconseillons ».

Idées pour les prochaines mises en garde : Nous vous déconseillons d’avoir des enfants / Nous vous déconseillons d’avoir une vie amoureuse / Nous vous déconseillons de dormir / Nous vous déconseillons de manger / Nous vous déconseillons d’avoir des amis / Nous vous déconseillons d’être vivants.

Il y aura toujours des gens pour mettre en garde les artistes contre les dangers qui les guettent et bien sûr ces dangers, dans leur imaginaire pathétique, ce sont des enfants.

Et même dans le monde de l’art : il faut être productif. Navrant.

4 novembre 2015

Emma et la nouvelle civilisation


Au fait, avec Samuel Jan on a fait un livre numérique à La Marelle à Marseille. Il s’intitule Emma et la nouvelle civilisation. C’est un livre animé. Plus d’infos sur le site de Samuel.

4 novembre 2015

N’essayez pas de changer : le monde restera toujours votre ennemi


ne changez jamais
« N’essayez pas de changer : le monde restera toujours votre ennemi » est désormais disponible sur www.monstrograph.com.
Disons que c’est une défense (textes et dessins) de l’asocialité et de ce que la société veut faire passer pour des défauts.
Un nouveau livre fait-maison (pardon, homemade book, je précise pour Marc).
C’est drôle une éditrice vient de m’écrire pour me dire que c’était dommage que ces livres soient auto-publiés. Elle ne les a pas lu, car il est évident que l’édition traditionnelle ne voudrait pas de tels livres. Et c’est tant mieux : on est bien heureux de travailler avec nos éditeurs, mais parfois des projets sont trop courts, trop barrés, trop en dehors des cases pour eux, alors on prend en charge édition et publication. Et ça donne des objets littéraires et dessinés pour les amateurs aussi bizarros que nous.

Présentation par Coline :
« Ça y est, notre nouveau livre fait maison (écrit et dessiné par Martin Page et moi) est en vente sur Monstrograph !
« N’essayez pas de changer : le monde restera toujours votre ennemi » est un manuel de stagnation personnel, une idée que l’on a eu ensemble il y a quatre ou cinq ans et qui est restée bien au chaud dans nos notes, faute de temps et de savoir vraiment quoi en faire. Et cet été, alors qu’on cherchait un sujet pour un nouveau livre fait-maison, nous avons repensé à cette idée et on s’est dit que voilà, c’était le moment, on avait enfin trouvé le bon support.
Pour dire que même quand les idées dorment dans nos carnets et sur nos ordinateurs pendant des années, elles continuent d’exister, d’être présentes dans nos têtes aussi, et elles attendent simplement l’opportunité de se réveiller : le moment où on trouvera la forme idéale pour elles. »

4 novembre 2015

Comptine pour Cyrus


4 novembre 2015

Agression d’une amie


(originellement posté sur facebook)

Les amis,
C’est assez urgent.
Une amie jeune prof vient d’être harcelée sexuellement et agressée physiquement (il ne s’agit pas d’un viol, mais d’une agression physique violente) dans le collège où elle est affectée (pas de traces, et pas de témoin en sa faveur). Agressée par un membre du personnel (je n’entre pas dans les détails). Si quelqu’un connait une association (ou un syndicat de prof) qui pourrait l’aider (à porter plainte et pour la confrontation avec l’agresseur), l’assister, la conseiller… Vous pouvez m’écrire en message privé ou sur mon adresse email.
Merci.

(suite de l’affaire de mon amie jeune prof harcelée sexuellement et agressée par un membre du personnel de son collège)

Se faire reconnaître comme victime demande donc des capacités surhumaines de courage et d’acharnement. Ce n’est pas simple. Il faudrait des formations (bientôt on exigera de passer un diplôme). Ce n’est pas donné à tout le monde. À tel point que je comprends les victimes qui ne portent pas plainte. Il y a peu de mains tendues.
L’association internationale des agresseurs peut être satisfaite.
On découvre que cet homme a déjà agressé (/harcelé) deux autres profs, les années précédentes. Elles n’ont pas osé porter plainte. Elles soutiennent mon amie, mais elles ne veulent pas que leur nom apparaisse (pour l’instant).
L’association internationale des agresseurs a fait un beau travail : les victimes ont peur de porter plainte. Elles ont peur des représailles. Elles ont peur de ne pas être crues. Elles sont épuisées et terrifiés. Elles préfèrent oublier.
L’association internationnalle des agresseurs est une institution : elle peut compter sur la passivité d’une partie de l’administration. Elle peut compter sur la lâcheté de certains responsables.
Je découvre, effaré, qu’une victime dans l’Éducation Nationale n’est pas prise en charge par ses supérieurs, pas épaulée.
On lui dit « C’est votre parole contre celle de cet homme ».
Merci à l’AVFT qui a été là et de bons conseils. L’autonome de solidarité ne défend que ses adhérents.
Prochaine étape : on va essayer les syndicats.
Au fait : il manque une association ou tiens un service public pour accompagner les victimes, les épauler, et pas les épauler uniquement par téléphone, mas physiquement. Qui soient là pour les confrontations, porter plainte, face à l’administration.
Le harcèlement sexuel et moral se porte bien en France. Grâce aux agresseurs, et grâce à des gens en poste qui minimisent et préfèrent lâchement s’en laver les mains. Qui ont peur du scandale. Qui préfèrent étouffer une affaire que de déranger leur quotidien.
Cette affaire c’est du délire : un agresseur machiste est toujours en poste.

4 novembre 2015

Coing


coing

L’automne, pour moi, c’est la saison des coings. Ce soir, compote de coings (un des délices de l’existence humaine). Je me demande si le coing est consommé ailleurs dans le monde, et où.
Haben Sie Quitte in Deutschland essen ? Nadine ? Thierry ? Roselyne ?
Do you eat quince in England ? Roland ? Clémentine ?
Do you eat quince in the USA ? Estelle ? Matthew ?
あなたは日本のマルメロを食べていますか?Ryoko ? Makiko ?
Você come quince no Brasil ? Rodrigo ?
당신은 한국에서 멜로를 먹을 수 있습니까?
Si mangia mele cotogne in Italia ?
Μην τρώτε κυδώνι στην Ελλάδα;
Äter du kvitten i Sverige ? Lina ?
¿Come membrillo en la Argentina? Pola ?
Syöt kvitteni Suomessa? Anu ? Ville ? Saara ?
(merci à google translate et mes excuses pour les fautes)

4 novembre 2015

Facebook


Bon, hop je recommence à virer des gens de mon facebook. Dès lors que vous êtes agressifs, racistes, misogynes, capacitistes, xénophobes, antisémites, dès lors que vous êtes dans le registre de l’insulte, dès lors que vous considérez que les artistes doivent mourir de faim, dès lors que vous considèrez que les pauvres devraient se taire, ça ne m’intéresse pas de vous voir surgir ici. Bye.

4 novembre 2015

Ayerdhal


Une pensée immense et chaleureuse pour Yal Ayerdhal. Et Sara Doke on t’envoie de douces ondes.
Yal était un écrivain comme ce pays ne les aime pas assez : inclassable. Riche, politique, fantastique, qui ne respectait pas les délétères frontières littéraires. C’était aussi quelqu’un de généreux et de disponible. Je le connaissais peu. Mais il m’avait soutenu et encouragé quand je cherchais un éditeur pour La nuit a dévoré le monde (et que personne n’en voulait). Il se battait pour les écrivains comme collectif aussi, pour nos droits. C’était un écrivain que j’aimais et un être humain que tout le monde devait aimer. Je pense à toi, Ayerdhal. Putain, merde 56 ans.

4 novembre 2015

Portrait de notre garde-manger


garde-manger

Portrait de notre garde-manger.
Quand on devient végane, on a parfois des remarques (cela reste rare) du genre « Mais alors qu’est-ce que vous mangez ? » Sous-entendu « Vous ne mangez que des carottes à l’eau et de la salade verte ».
Non, on ne meurt pas de faim (et au fait : on ne maigrit pas forcément, surtout quand on est gourmands comme nous). Au contraire, nos repas n’ont jamais été aussi variés. On cuisine des aliments dont on ignorait l’existence jusque là (panisse, flocons de levure maltée, flocons de pois chiche, tempeh, protéines de soja texturées, seitan…), on découvre des légumes (choux-rave, délice d’entre les délices), on adopte de nouveaux basiques qui étaient peu présents avant dans nos menus (beurre de coco, fondant au chocolat végé, houmous, caviar de tomates séchées, champignons à l’ail…). La réalité gastronomique devient plus riche et plus complexe. On se rend compte qu’une cuisine quotidienne est une chose qui reste à inventer, tant de produits sont encore à découvrir et à associer.
En fait, on n’a pas l’impression d’avoir renoncé à quoi que ce soit : on se réapproprie notre héritage culinaire (familial, culturel) et on le réinvente autrement. Ça devient même un jeu : comment cuisiner autrement les plats qu’on connaît bien et retrouver les saveurs qu’on a aimées ? Dernièrement ça a donné lieu à de la choucroute et des lasagnes véganes.

Note : nous sommes bien conscients que notre garde-manger dit quelque chose de notre position sociale : nous habitons une ville bien fournie en maraîchers et en magasins proposant des aliments de qualité. Il y a une large part de la population qui habite dans des déserts alimentaires, dans ce cas manger avec une grande diversité est plus compliqué. Nous avons les moyens de faire le marché et d’acheter pas mal de produits bio (même si les produits bios végétaux sont toujours moins chers que viandes et fromages non bios – y avoir accès, aller vers ces produits c’est déjà un signe de position sociale favorisée). Enfin, nous avons le temps de nous poser des questions sur notre alimentation et surtout de cuisiner, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, par exemple de pas mal de salariés aux horaires impossibles ou de parents de familles nombreuses. Nous sommes à une époque de l’histoire et de nos vies, et dans un milieu, qui rend notre rapport aventurier à la nourriture possible. Nous en profitons bien. Avec Monstrovéganes, on va bientôt proposer des recettes simples et pas chères pour montrer que la gastronomie végétale est accessible. Le véganisme a tout pour être un mouvement populaire. À nous de travailler à le démocratiser
(il manque sur cette photo notre boîte de vitamine B12, car qui dit véganisme dit supplémentation en cette vitamine indispensable – tout comme nécessité de devenir un peu expert en nutrition).

Coline & Martin

4 novembre 2015

Twitter


Je me demande ce qui fait de Twitter un réseau social où les gens se croient libres d’être violents verbalement.
Facebook n’est pas un lieu parfait, mais franchement Twitter, qui peut y survivre ? C’est un lieu pour les forts en gueule. C’est un lieu pour les dominants.
Rhaaa je suis énervé (pas spécialement suite à ce que j’ai pu subir, mais aussi à ce que d’autres subissent).
Bon, je vais continuer à me tenir à l’écart de ce truc.

3 novembre 2015

Lecture musicale à Nantes, vendredi 6 novembre


Vendredi prochain 6 novembre à 21 h, Martin Page et moi-même serons au Studio-Théâtre à Nantes pour une lecture musicale intitulée « Nos combats nous mènent partout ». Elle aura lieu dans le cadre du festival Bifurcations #1, une carte blanche littéraire et artistique offerte à l’écrivain Mathieu Simonet.

Nous ferons une lecture-musicale autour du livre de Martin, « Manuel d’écriture et de survie », une lecture à deux voix de notre livre à paraître « La folle rencontre de Flora et Max », et échangerons quelques mots avec Mathieu Simonet.

 

 

festival

 

 

Tout le festival propose une programme riche en découvertes et en expérimentations littéraires et artistiques, auxquelles ont peut librement assister ou participer. Le programme complet se trouve ici.

Un extrait de notre lecture musicale :

Lecture musicale (Manuel d’écriture et de survie) from Martin Page on Vimeo.