4 novembre 2015

Un connard a tué un lion. Et depuis on assiste à un mouvement collectif d’indignation. Ah ça va même plus loin : ce pauvre type est menacé. Comme le dit Gaël, ça rappelle M le maudit, ces grands mouvements de foule vengeresse. Ça ne résout rien. Ça permet juste de s’acheter une morale et une bonne conscience à peu de frais. Ça permet de se sentir meilleur que ce connard d’américain. Et bien sûr parmi ceux haïssent ce type, la majorité n’a aucun problème avec le fait de manger du gigot d’agneau. Car il y a les animaux nobles qu’il ne faut pas tuer. Et il y a les autres, qu’on peut tuer, dans des conditions effroyables souvent, après une vie enfermée, et parfois manger. Le lion est sacré. Il est beau, il est élégant. Un agneau, un porc, on s’en fout. Ça me fait penser à ceux qui s’indignent parce que certains peuples mangent du chat ou du chien, mais qui n’ont rien à dire sur le fait qu’on mange du porc ou du boeuf. Cette affaire aurait pu être l’occasion d’un débat sur le rapport des hommes aux animaux. Mais non : c’est une vengeance collective hystérique contre un individu. Un mouvement de foule. Dont les effets seront nuls sur le bien être animal.

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