29 décembre 2015

Je retrouve cette phrase


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« Je crois que la question d’être abstrait ou figuratif n’a jamais existé. Il s’agit vraiment de mettre fin à ce silence et à cette solitude, de respirer et de tendre les bras à nouveau. »

“I do not believe that there was ever a question of being abstract or representational. It is really a matter of ending this silence and solitude, of breathing, and stretching one’s arms again transcendental experiences became possible.”

Mark Rothko

Une photo de moi à l’hôpital, j’avais onze ans je crois.

19 décembre 2015

La fabrication de l’ignorance


« Les paradigmes portés par les dominants sont la science normale. » Une émission passionnante sur la fabrique de l’ignorance par les scientifiques et les politiques.

On y parle d’amiante, de nucléaire.

C’est ici.

18 décembre 2015

Miamesque : Kanelbulle


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Ce soir, co-création avec Coline, j’ai tenté les cinnamon rolls (kanelbulle) de Marie Laforêt (petite erreur de proportion dans le livre au fait). Suprêmement miamesque. Et c’est végane, les ami.e.s.

 

 

15 décembre 2015

Facebook encore


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Ci-dessus, extrait d’un email qu’on vient de m’envoyer.

Non, je ne bloque personne sur facebook sauf si propos racistes, antisémites, islamophobes, violents, capacitistes, classistes, xénophobes, sexistes. Je ne bloque personne, j’ai juste pris des vacances de facebook, besoin de prendre de la distance, j’ai déconnecté mon compte (bon, facebook me reconnecte de temps en temps, c’est assez mystérieux), donc je n’apparais plus pour personne. Je reviendrai sur facebook dans quelques temps, jours, semaines, mois.

12 décembre 2015

Versus


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Je viens de recevoir (via une commande sur le site de L214), le numéro 2 de Versus, magazine végane. C’est le magazine dont on rêvait : on y trouve des articles de réflexion, des interviews, des critiques de livres, des recettes de cuisine, des reportages, des pages mode, et surtout Versus déjoue le piège de devenir le porte-voix d’une école, d’une branche du véganisme, il est accueillant pour des pensées diverses de cette éthique, et c’est un soulagement. Enfin, il est superbe, le travail graphique est magnifique, c’est un bel objet. Avec bienveillance, ce magazine ouvre, accompagne, défriche. Pour de prochains numéros, j’aimerais juste en savoir plus sur le véganisme hors de la sphère franco-québécoise et anglo-saxonne. Mais c’est un magazine jeune, l’aventure commence à peine, je suis sûr que les territoires explorés seront nombreux et surprenants. Dans ce numéro, tellement de textes passionnants : une défense des cafards (coquerelles), une critique du génial Chien-Blanc, de Romain Gary, un rappel sur la laine et les problèmes qu’elle pose, des recettes comme celle des pancakes.

J’allais dire que c’est un magazine québécois, mais est-ce important ? Peut-être.

Précision : Martin Gibert, le rédac chef (et l’auteur de Voir son steack comme un animal mort) m’a demandé d’écrire un texte pour le prochain numéro (ce qui  induit une subjectivité de ma part).

 

10 décembre 2015

monstrograph


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Avec Coline, on est en train de développer de nouvelles choses pour monstrograph.

Déjà, une page facebook à laquelle s’abonner pour avoir des nouvelles.

Et des choses plus importantes à venir dans les prochains mois.

Petit message de Noël du monstrograph (le logo est signé Clément C. Fabre) : 

Vous cherchez une idée de cadeau de Noël pour votre tonton misanthrope, votre nièce adolescente dépressive ou votre chéri.e qui préfère lire un livre au coin du feu plutôt que de boire une bière avec vos 23 potes ? Pensez aux livres et aux sérigraphies Monstrograph ! 

PS : Si vous voulez une petite dédicace spéciale, précisez-le au moment de la commande. 
PPS : Ne traînez pas trop, les derniers colis partiront le samedi 19 décembre, et on ne contrôle pas les délais postaux 

 

9 décembre 2015

Sortie : La folle rencontre de Flora et Max


La folle rencontre de Flora et Max  (c-écrit avec Coline Pierré)

Éditions l’École des Loisirs collection Médium, photo de couverture de Théo Gosselin.

« Nous vivons tout de même dans une société étrange : comment est-il possible que nous ne nous soyons pas trouvés alors que nous étions chaque jour à quelques mètres l’un de l’autre ? On dirait que les vraies rencontres ne sont possibles que par accident. «

« Leur inquiétude à mon égard apaise leur relation. Ils ont l’impression d’avoir raté quelque chose dans mon éducation. Mais je peux te le dire : ils n’ont rien raté. C’est le monde qui est raté, et ils n’en sont pas responsables. »

Quatrième de couverture :

Lorsqu’elle découvre l’étonnante lettre de Max, Flora est à la fois heureuse et troublée, elle reçoit peu de courrier depuis qu’elle est en prison… Que peut bien lui vouloir ce garçon excentrique qui semble persuadé qu’ils ont des points communs ? Que peut-il partager avec une lycéenne condamnée à six mois ferme pour avoir violemment frappé une fille qui la harcelait ? Max ne tarde pas à révéler qu’il vit lui aussi enfermé. Il a quitté le lycée après une grave crise d’angoisse, depuis, il ne peut plus mettre un pied dehors et vit retranché chez lui, avec ses livres, son ordinateur, son chat gourmet et son ukulélé. Flora et Max vont s’écrire, collecter chaque jour des choses lumineuses et réconfortantes à se dire, apprivoiser leur enfermement et peu à peu, avec humour et fantaisie, se construire une place dans le monde.

Pour écrire ce livre, Coline Pierré, alias Flora, la détenue, et Martin Page, alias Max, le reclus, se sont échangé des lettres pendant quatre mois, comme s’il s’agissait d’une vraie correspondance. «C’était une expérience passionnante et très fertile, car la surprise, la découverte de la lettre de l’autre nous donnait envie de rebondir, de nouvelles idées germaient sans cesse. »

Une expérience stimulante pour les deux auteurs qui ont d’autres projets, d’autres envies de textes à quatre main.

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9 décembre 2015

Map Chocolate


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Je ne manque pas de passions. Une des plus importantes est le chocolat. Bien peu de chocolatiers produisent du chocolat que je trouve intéressant, c’est souvent lisse, trop lisse, trop bien éduqué. Claudio Corallo est mon préféré, et puis c’est aussi un producteur, et un penseur de son art. Incomparable. Nicolas Berger (pour Ducasse) fait une tablette que j’affectionne particulièrement, la Pérou non-conchée 75% (le terme « non-conché » est important).

Certains trouveront ça cher. Mais pas plus qu’une bonne bouteille de vin ou que deux bières en terrasse. Et puis ici c’est du travail d’artiste et d’artisan.

Estelle Tracy vient de m’envoyer deux tablettes d’une chocolatière bean-to-bar. Une est au lait, donc je ne l’ai pas goûtée. Mais l’autre oui, et elle est excellent. Estelle les vend sur son site 37 chocolates. On peut aller aussi faire un tour sur site de Map Chocolate, et lire un entretien avec la chocolatière.

9 décembre 2015

Retour aux bogs


Je réactive mon feedly, pour retrouver les blogs que je suis sans passer par facebook : Coline Pierré, François Bon (et vlog), Antigone XXI, Arnaud Tiercelin, etc. Je vais peu à peu reconstituer une liste, n’hésitez pas à me contacter pour me donner des conseils de blogs à suivre (le votre ou d’autres).

9 décembre 2015

Observations


Six députés ont refusés de voter la prolongation de l’Etat d’urgence. Des députés verts et socialistes.

J’entends encore dire que le Parti de Gauche est un parti radical ou d’extrême-gauche. La vie politique s’est tellement droitisée que toute pensée de gauche est immédiatement taxée d’extrême. Il faut lire le programme du Parti de Gauche, c’est un parti gentiment social-démocrate qui ressemble au Parti Socialiste du début des années 80. Si vous cherchez vraiment un parti d’extrême-gauche, alors Lutte Ouvrière correspond davantage à la définition. Ce n’est pas très nouveau. Quelle époque ridicule.

Les députés Front de gauche (mouvement dont fait partie le Parti de Gauche) ont voté la prolongation de l’Etat d’urgence. Donc, non rien de radical ici, rien d’extrême, ils suivent gentiment la norme.

LTI de Victor Klemperer décidément toujours mon livre de chevet : comment les mots glissent, comment les mots sont transformés et transforment les perceptions, pour installer de nouvelles réalités effroyables.

7 décembre 2015

Nos combats nous mènent partout


Samedi, j’étais à Cahors pour une belle rencontre à la médiathèque. Déjeuner et dîner pris au restaurant L’O à la bouche, pas un restaurant végane, mais le chef s’est adapté et m’a préparé entrées, plats et desserts véganes. Parfois quand on annonce qu’on est végane, on a droit à une assiette de crudités, pas ici, c’était sophistiqué et délicieux. Bravo à Jean-François et à Florence Dive.

Les élections donc. À entendre certains commentateurs, les coupables, les grands coupables seraient les abstentionnistes. On croit rêver.

Notre époque devrait être l’occasion de lire et de lire encore des livres sur les raisons de la montée du fascisme et du nazisme en Italie et en Allemagne.

De belles lectures ces temps-ci, dont Le peuple du Blues, de Leroy Jones. Et découverte des Vickings de la Guadeloupe.

3 décembre 2015

Salon du Livre de Montreuil


Coline et Pierré et moi serons au Salon du livre de Montreuil ce vendredi de 19 à 21h pour signer notre livre à deux voix : La folle rencontre de Flora et Max. Cela se passe sur le stand de L’école des loisirs.

2 décembre 2015

Facebook en pause


Un pensée pour les morts. Une pensée embrassante.

Je quitte facebook pour un petit moment (et twitter, ça fait longtemps que je n’y vais plus, sauf pour répondre aux messages, tellement ce réseau est propice à la violence). La tragédie des attentats, toutes les tragédies qui continuent de jour en jour, et les réactions que cela provoque, l’insensibilité, les jugements, la virilisation, tout cela m’effraye. M’effraye aussi de constater combien les idées de chacun sont cornaquées par une condition sociale, une position. Bien sûr, cela s’applique à moi aussi, je ne suis pas imperméable aux déterminismes. Mais tout de même, tristesse de ne constater aucune réflexivité.

J’ai envie de reprendre ce blog. Cela aura moins d’audience, et bien tant pis. On s’en moque.

Besoin de douceur.