11 décembre 2016

Mon premier roman, Comment je suis devenu stupide, vient d’être réédité il y a quelques jours (la couverture ne change pas en revanche, J’ai Lu a juste ajouté « nouvelle édition »). J’ai profité d’un nouveau tirage pour demander des épreuves et relire, réviser, corriger, changer, mon texte original. Je n’ai pas fait de changements majeurs (même si l’envie ne manquait pas), mais coupé pas mal de petites choses. On l’a oublié, et l’industrialisation aide, mais il était jadis courant pour les écrivains de reprendre leur roman, des mois, des années après, à la faveur d’un nouveau tirage. Balzac faisait ça, plus proche de nous Romain Gary procédait ainsi. L’oeuvre n’est pas fixe, et il faut parfois quelques mois passés, quelques années, pour apporter quelques corrections bienvenues.
C’est mon premier roman (écrit il y a 16 ans, j’avais 23 ou 24 ans). Je ne l’écrirai pas de la même façon aujourd’hui, c’est certain, mais j’en suis proche, je n’ai pas vraiment changé, je l’aime, même si des petites choses m’irritent, même si, même si, même si, mais tant mieux, c’était moi, c’est moi.
J’ai ajouté une courte postface pour dire en quelques mots la genèse de ce livre, l’époque de ma vie qui l’a vu naître.
Cette nouvelle édition est la version définitive et la plus proche du livre tel que je l’imaginais (c’est bien indiqué sur la couvertue « nouvelle édition »).
C’est un droit pour les auteurs que de relire leurs textes et de les corriger à nouveau. C’est important. Ce n’est pas renier le passé, c’est prendre acte que le passé est toujours là et que c’est depuis notre temps présent qu’on peut le rendre plus juste.
Merci aux équipes de Editions J’ai Lu d’avoir permis cette nouvelle édition (et merci aux Éditions Le Dilettante, et à Dominique en particulier).

stupide

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