30 octobre 2017

L’écrivain comme prolétaire


La France, ce pays qui aime les artistes et les auteur.e.s une fois qu’ils sont morts et n’embêtent plus personne avec cette manie de vouloir manger et de payer un loyer.
En cette belle époque de réception des appels de cotisations IRCEC (retraite complémentaire obligatoire, 8% purée), un coup de plus pour les auteur.e.s :

« Les droits d’auteurs n’étant pas pris en compte dans le calcul des droits à indemnité de chômage, les auteurs ne cotisent pas à l’assurance chômage. Résultat : « ils vont subir la hausse de la CSG sans compensation et verront donc leur pouvoir d’achat baisser d’environ 1 % a minima tandis que celui des salariés augmentera de 1,45 %. Les auteurs et artistes seront donc la seule population d’actifs perdante », calcule Geoffroy Pelletier, directeur général de la Société des gens de lettres (SGDL). « Toutes les organisations les représentant sont mobilisées car la coupe est pleine, beaucoup d’auteurs étant déjà dans une situation de paupérisation », souligne-t-il. »

30 octobre 2017

Montréal


Ami.e.s ou connaissances de Montréal, Coline Pierré et moi arrivons dans votre ville mardi à 15h, alors n’hésitez pas à nous faire signe pour un café, un déjeuner, une balade, une soirée (=^_^=). On sera installé dans un drôle d’appart 10 avenue des Pins Ouest 412.

Nous allons déjà à un vernissage le 1er novembre 18h à la L’Euguélionne, librairie féministe (y retrouver Charlotte Des Ligneris) pour la sortie d’un livre de Julie Delporte (qui parle de Tove Jansson et du féminisme), et on se voit au Festival végane de Montréal 2017 de Montréal 2017 ou à notre lecture-rencontre à Gallimard Ltée, 3700A boulevard Saint-Laurent, métro Sherbrooke, de 9h à 10h30 (il y aura thé, café, et viennoiseries). On ira aussi à la librairie Librairie Zone Libre et au Planétarium.
Donc envoyez nous un mp et sinon on contactera les gens en arrivant.

30 octobre 2017

Encore une bataille de titre


Convaincre une éditrice (enfin surtout sa chefe) d’accepter un titre de roman jeunesse avec le mot « féministe » dedans. Compliqué, trèèèèès compliqué.
J’ai déjà du me battre pour le titre de mes deux derniers livres (en litt. adulte), et boum à nouveau un de mes titres pose problème. C’est très irritant cette politique éditoriale (venant de maisons différentes) qui consiste à paniquer devant un titre (et à n’avoir aucune bonne alternative à proposer).
Le seul de mes livres qui ne porte pas un titre choisi par moi, c’est pour mon unique bd. L’éditeur trouvait que son titre était un bon titre. Pas moi. Alors ok je prends en compte que l’éditeur doit penser à l’aspect commercial et tout ça, ok, donc je peux envisager de lâcher sur un titre, d’écouter d’autres propositions. Mais souvent ça ne vaut pas le coup, les propositions sont très très nazes. Tout ça me fatigue. Notre position subordonnée me fatigue.
Alors bon, c’est rare, la plupart du temps je suis libre à 100%, je travaille quand même avec principalement des éditrices.eurs qui sont de mon côté. On discute, on se met d’accord. Mais quand ça se passe mal, purée, je déteste ça : tu sens que l’écrivain est un prolo face à des patrons.