23 avril 2018

Ulule/crowdfunding/financement participatif


 

Avec Coline, nous allons publier un livre collectif sous notre label Monstrograph. Et pour ça nous lançons un financement participatif. Plus d’infos ici : https://fr.ulule.com/livre-creation/

ululepagepierre

23 avril 2018

Médecin


J’ai enfin dit à mon nouveau médecin (très chouette, bon médecin à l’écoute et marrant) :
« Je suis végane ».
Je mets toujours du temps à en parler. Pourtant ça me semble important de le dire. De se parler. De ne rien cacher : après tout, la relation patient médecin est fondée sur la confiance.
En fait, j’ai dit « Je n’en ai pas parlé avant, parce que souvent les médecins ont des réactions bizarres, donc ça me fait hésiter, ça m’angoisse un peu, mais voilà je suis végane ».
Elle a froncé les sourcils et dit « Ah » et peut-être que si je n’avais pas dit « parce que souvent les réactions des médecins sont bizarres », elle aurait eu une réaction de réprobation.
(comme sur d’autres sujets, l’avortement pour certains, l’obésité, ou encore il y a peu, l’homosexualité, il y a encore des médecins -pas le mien- qui ont des problèmes avec le serment d’Hippocrate -la partie sur le non-jugement- et même -ça semble incroyable- avec l’information scientifique).
Je lui ai expliqué que je me supplémentais bien en B12 et vitamine D et que tout allait bien.
Elle a juste dit « Je trouve toujours préférable d’obtenir la B12 par l’alimentation », ce à quoi j’ai répondu « Le problème c’est que l’alimentation, ce sont des individus qu’on tue. Mais on ne va peut-être pas commencer un débat ? »
Et on est passé à autre chose. Il faut apprendre à parler à nos médecins, à les sensibiliser, parce qu’on ne peut pas dire que leur formation les prépare à penser la question du véganisme ou du végétarisme, et même les meilleurs d’entre eux et elles, les plus bienveillants, peuvent avoir des réactions de jugement ou de peur.

6 avril 2018

Petite vidéo : la recette d’un livre


6 avril 2018

Ma vie de végane imparfait


Quand je vais à Paris, je dors parfois chez mes amis T et M (et leurs deux enfants). Ils ne sont pas véganes, ni végétariens, mais ce sont de vrais amis et des hôtes accueillants, donc toujours ils préparent un dîner végane, quelque chose de simple et délicieux, des pâtes aux légumes, par exemple, un grand taboulé, etc.
La dernière fois, T avait prévu de faire des pâtes au pesto.
Nous sommes dans le bus qui part de Bastille pour aller vers Saint-Marcel. M demande :
– Mais il n’y a pas de fromage dans la sauce au pesto qu’il y a à la maison ?
T : Ah si sans doute. Ecoute, ce n’est pas grave, on va s’arrêter à Monoprix pour acheter du basilic et je ferai un pesto maison.

Supers amis, quand même.
On fait les courses. La soirée avance, T prépare le pesto maison, ça lui prend du temps et de l’application, les enfants mangent (le pesto en pot avec du fromage) je parle avec eux et avec M. Enfants les enfants vont se coucher, nous nous mettons à table…
C’est très bon. Le pesto préparé par T est délicieux.

M a un doute :
– Tu n’as pas mis de fromage dans le pesto ?
– Ah bah merde si.
– Donc tu as fait un pesto non-végane pour remplacer un pesto non-végane ?

La situation est un brin absurde, on en rit. Les réflexes sont puissants. Le réflexe du fromage a été plus fort que les bonnes et belles intentions de mon ami.
M me demande si je veux quand même manger les pâtes ou si on essaye de trouver une autre solution. Ce soir, exceptionnellement, je mangerai végétarien.