31 janvier 2020

Pop corn au cinéma


popcorn cinema martin pageAvec C*, on est allé au cinéma mercredi voir un film d’animation québécois (adapté de la Guerre des tuques), et j’ai acheté des pop corn. J’en rêvais enfant, mon père n’en achetait pas, trop cher en plus des billets. Alors voilà je réalise de vieux vœux aujourd’hui et c’est un des pouvoirs magiques du fait d’être adulte et de s’en être sorti. Le film était chouette mais ce que je retiens c’est mon fils et moi piochant dans cette tonne de pop corns ❤️ et j’ai une pensée pour mon père qui doit nous observer, là où il se trouve, avec un grand sourire de bonheur. Les signes adressés à nos fantômes contribuent à nous lier à nos vivants.

15 janvier 2020

Sortie de la nouvelle édition de Au-delà de la pénétration


Sortie (ok en fait ça fait quelques jours) de la nouvelle édition de Au-delà de la pénétration, mon essai sur la sexualité (=^_^-=).
L’histoire de la publication de ce livre a été une sacrée aventure. D’abord prévu chez un éditeur, celui-ci finit par ne plus donner signe de vie, donc Coline et moi décidons de le publier chez nous (je décide aussi d’y ajouter une partie témoignage), chez Monstrograph. Le premier tirage est de 200 exemplaires, parce que nos livres sont pour les allié.es, et franchement qui pourrait s’intéresser à ce livre bizarre et iconoclaste ? Mais tout de suite, il y a beaucoup de ventes. On est heureusement surpris. Ça prend une proportion encore plus folle quand Les couilles sur la table en parle, il y a des relais dans la presse (aux pages sexualité) et sur des blogs féministes, sur des comptes Instagram (comme celui de Jouissance Club, de Jüne Pla – dont le livre vient de sortir, j’en ai écrit la préface), et un bel article de Maïa Mazaurette. Donc on a fait des retirages, j’en ai profité pour corriger, ajouter, couper mon texte. Comme nous n’avons ni distributeur ni diffuseur, c’est Coline et moi qui nous occupons de tout. Les gens commandent sur notre site internet ou via les libraires, et nous mettons sous enveloppe. A partir d’un moment, nous avons du engager des potes et connaissances pour nous aider car nous n’arrivions pas à faire face. À la poste, ils étaient un peu paniqués, parce qu’on arrivait chaque jour avec des dizaines d’enveloppes. Ça a pris une tournure impossible (et dire aussi que je n’ai jamais autant reçu de courriers/emails/messages magnifiques, touchants, émouvants de la part des lectrices.eurs -et aussi quelques messages d’insultes) et on a commencé à passer nos soirées à faire des colis. Donc on a dit stop. On a retiré le livre de la vente et on a cherché un éditeur professionnel. Quelqu’un de bien inséré dans le circuit. Et ainsi sont apparues les éditions Le nouvel Attila. Benoît est venu nous rendre visite à Angers, il nous a offert une glace et puis c’est l’ami d’un copain dessinateur, alors forcément ça a marché (la glace, surtout). D’autant plus que Benoît a repris la couverture originale, que le livre est aussi cousu, avec des rabats, le papier est différent mais très beau, et le livre coûte deux euros moins cher. Bonheur de travailler avec un éditeur passionné, toujours en action et réflexion (et bonheur de travailler avec sa formidable équipe).
Jeudi dernier il y a eu le lancement au Point Éphémère (et demain au Monte en l’air, et plus tard en Suisse, à Marseille, Aix, à Nantes, et dans pas mal de lieux) et je n’avais jamais vu autant de monde (plus de 100 personnes) au lancement d’un de mes livres, c’était chaleureux et joyeux.
Donc le livre est là, enfin disponible (et commandable facilement) dans toutes les librairies. L’aventure Monstrograph continue avec prochainement la publication de trois livres atypiques et joyeux écrits par des autrices géniales, et de deux collectifs sur la vie d’artiste.

9 janvier 2020

Ce soir, jeudi 9 janvier, à Paris


Les ami.es si vous êtes dans le coin, rejoignez nous au Point Ephémère pour fêter la sortie de Au-delà de la pénétration ! C’est quai de Valmy, à partir de 19h30, et il y aura de la musique :)

4 janvier 2020

Dry January


Tous mes encouragement aux personnes qui ont fait le choix de ne pas boire ce mois de janvier et de suivre le #DryJunuary ! Bravo !

J’ai arrêté de boire il y a quatre ans. Mon père était alcoolique et est mort trop jeune d’une maladie d’une certaine manière liée à l’alcool. 

Il faut dire un mot de la bêtise de certaines personnes du milieu artistique (je pense à Jim H par exemple) qui sortaient le stupide « Un buveur d’eau ne sera jamais poète » d’Horace, de toutes ces personnes qui te poussent à boire ou ricanent quand tu ne bois pas, ou ne trouvent pas ça très viril (tiens, ça c’est une autrice qui me l’a dit). Il faut dire qu’il y a une passion pour tout ce qui peut blesser les artistes, et si la morale commune les aime tellement malades, alcooliques, drogués, c’est que la morale commune désire leur souffrance. Il faut bien leur faire payer.

Donc allez vous faire foutre avec votre morale des stupéfiants et de l’alcool. On se drogue pour supporter ce monde, pas parce qu’on manque d’inspiration. Une pensée pour mon père, une pensée pour Amy Winehouse, une pensée pour tous.tes les autres. Et une chaleureuse pensée pour tous·tes les artistes du vin, comme les passionné·es de vin naturel, ces faiseurs et faiseuses de vins géniaux (et sans produits animaux, car par défaut le vin contient des produits animaux comme la colle de poisson, le blanc d’oeuf ou la gélatine), pour tous les amateurs de bière, d’alcool, de vin de qualité qui ne nous emmerdent pas.

Ah et un dernier mot : je ne ai jamais vécu le fait d’arrêter de boire comme un manque, je bosse mieux, je dors mieux, je vis mieux, je dépense moins, avec moi et les autres. Et surtout comme j’ai un esprit addictif, j’ai reporté mon obsession de l’ivresse et des saveurs sur d’autres domaines, moins toxiques. On ne perd rien, en fait, et c’est peut-être un des trucs que peuvent enseigner les artistes que nous sommes : d’une apparente contrainte, d’une perte, nous tirons de la nouveauté et du sublime.