2 mai 2020

Petit événement symbolique :

Un des prochains livres publié par Monstrograph aura été relu par des sensivity readers. C’est une idée de l’autrice (qui aborde des questions pour lesquelles elle n’est pas la première concernée), Lou Sarabadzic, et Coline et moi avons trouvé ça normal et important.

La presse française conservatrice a consacré des papiers au sujet des SR, criant à la censure, etc, alors même que la censure est le propre d’une société française qui invisibilise la parole des personnes qui prennent des coups. C’est cocasse de voir les pires réacs faire comme s’ils défendaient la liberté de création. Je regrette que la presse progressiste et critique n’ai pas répliqué.

Il faut défendre le choix de faire appel à des sensitivity readers. Je crois que de « grosses » maisons d’édition s’y mettent. Cool !

À celles et ceux qui seraient inquiet.es : Poétique réjouissante du lubrifiant est un des livres les plus libres et iconoclastes qu’il m’ait été donné de lire. Penser que la lecture et les conseils d’une personne concernée pourrait amoindrir la qualité d’une oeuvre, c’est vraiment ne rien connaître à la création.

Alors le dire : le problème ce n’est pas les sensitivity readers : ce sont des structures sociales oppressives qui favorisent uniquement la pensée et l’imaginaire des dominants.

Monstrograph est une maison d’édition qui a fait appel à des sensitivity readers, beaucoup n’ont pas demandé de rémunération mais nous sommes heureux d’en avoir payé un. C’est normal et cela nous semble juste.

Un texte éclairant et passionnant sur le sujet, par l’actrice Mrs Roots :

https://mrsroots.fr/2019/07/25/sensitivity-reader-et-le-faux-debat-de-la-censure-%EF%BB%BF/?fbclid=IwAR3vf7rD1vFB0rcQUak-GrmXqvIxjXHB2sRyqt8-i3xmbiU5ao6kRdenNCI

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