22 novembre 2017

martinpagemontreal

22 novembre 2017

Je serai ce jeudi 23 novembre, avec Dalibor Frioux, Alexis Jenni et François Garde à la libraire Le Gai Rossignol, 9, rue Saint Martin Paris 4, pour parler du livre collectif (édité par Dalibor Frioux), L’éloge du sommeil (éditions du Seuil).

Je serai ce vendredi 24 novembre à la Médiathèque Anne Fontaine, 20 rue Maurice Labrousse, 92 Antony, pour débattre avec (contre) Jocelyne Porcher : « Végane, Carnivore, quelle alimentation pour demain ?

N’hésitez pas à venir :-)

14 novembre 2017

Notre semaine montréalaise se termine. Belles rencontres, avec l’équipe de la librairie Gallimard, boulevard Saint-Laurent, avec les géniales collégiennes (et c’est fou comme les ados sont à l’aise ici pour exprimer leurs sentiments contrairement aux ados des établissements scolaires français, on aurait à apprendre de l’éducation canadienne/québécoise, de toute cette société plus ouverte, où les femmes sont plus affirmées, plus présentes, et d’ailleurs bravo à Valérie Plante), avec l’excellent auteur Patrick Isabelle (dont nous vous conseillons Eux, Nous, et Lui, chez Leméac). Merci à l’ami Filip, bises à Martin Gibert pour l’accueil et le sens de la fiesta (et pour le supermarché sans nom sur Saint-Laurent avec ces stocks énormes de Tofurky), à Valéry Giroux et bien sûr Élise Desaulniers(le Darling est maintenant un de nos repaires), bonheur aussi de découvrir le merveilleux Café Tuyo, notre cocon végane, et bien sûr Aux Vivres et tant d’autres endroits, Herbivores Marché Végétalien et Esquina, bar à café, La Panthère Verte. Montréal est la grande ville végane friendly. Les Français auraient tellement à en apprendre. On s’est senti chez nous, accueillis, on avait le sentiment que les véganes font simplement partie du paysage, ici. On aurait bien aimé rester, mais on reviendra un jour avec notre fils cette fois. Le seul truc qui ne nous a pas convaincu dans cette ville, c’est la poutine (végane) :-).
Et surtout merci à l’incroyable équipe du Festival végane de Montréal 2017. Dévoué.e.s bénévoles, efficaces, chaleureux, vous avez été géniaux, bravo à Oti Lexa et à Phrédéric C. Boudreau et leur.e.s comparses, à Maude Lefebvre, Patricia Martin, et à tant d’autres. Passionnantes conférences d’Ophélie Véron, de Will Kymlicka, de Syl Ko (dont je vais bientôt lire le « Aphro-Ism: Essays on Pop Culture, Feminism, and Black Veganism from Two Sisters »), de Brigitte Gothiere qui rappelait la diversité et la richesse des actions de L214 Ethique et Animaux, de Valéry Giroux et de tant d’autres, comme l’équipe de Véganes magazine. On n’était pas toutes et tous d’accord, et c’est une bonne chose, ces débats, ces disputes au sein du mouvement (on a pu voir que la mousse au chocolat est vrai problème pour certains, par exemple). Merci à la librairie Librairie Zone Libre et à JF Tanguay, libraire politique extraordinaire (qui reçoit Ophélie Véron ce soir). Et bien sûr la nourriture sur le festival était divine, comme les gâteaux de Sophie Sucrée, les viandes végétales de GUSTA. Tout est passé trop vite, forcément, vous nous manquez déjà, mais on repart avec beaucoup d’énergie pour continuer le combat (=^_^=).
FestivalVeganeMontreal2

14 novembre 2017

Ces temps-ci, je ne sais pas pourquoi, souci d’économies sans doute, passion DIY, autonomie, je me suis mis à faire du pain. Sans machine. C’est très simple, et j’aime ce contact avec la pâte, ça gonfle, ça vit, magie. Vraiment c’est magique d’être dans ce monde, et de le faire grandir et gonfler et vivre sous nos mains.

T80 et Sarrasin

14 novembre 2017

québec

Beaux et importants souvenirs du Québec, ces deux livres, sur féminisme et écofeminisme (comment en finir avec la domination humaine sur les animaux et la domination masculine sur tout, toutes et tous, et sortir pas à pas du capitalisme). C’est dommage que ces deux maisons, Héliotrope et Éditions du remue-ménage, ne soient pas diffusées en France, on a besoin de ces textes et de ces autrices (dont Élise Desaulniers : “les hommes véganes sont des trouble-fête”, qui nous dit et nous rappelle que refuser la viande c’est s’opposer au patriarcat et à l’heteronormativité).
“Faire partie du monde” devrait passionner les écologistes (pour moi découverte de nombreuses autrices et auteurs grâce à ce livre, découvertes de nouvelles idées économiques, environnementales, anticolonialistes). “Le monde est à toi” de Martine Delvaux, nécessaire aussi, et cette phrase “Il faut aimer les mères pour leur permettre d’aimer leurs enfants”. 

30 octobre 2017

La France, ce pays qui aime les artistes et les auteur.e.s une fois qu’ils sont morts et n’embêtent plus personne avec cette manie de vouloir manger et de payer un loyer.
En cette belle époque de réception des appels de cotisations IRCEC (retraite complémentaire obligatoire, 8% purée), un coup de plus pour les auteur.e.s :

« Les droits d’auteurs n’étant pas pris en compte dans le calcul des droits à indemnité de chômage, les auteurs ne cotisent pas à l’assurance chômage. Résultat : « ils vont subir la hausse de la CSG sans compensation et verront donc leur pouvoir d’achat baisser d’environ 1 % a minima tandis que celui des salariés augmentera de 1,45 %. Les auteurs et artistes seront donc la seule population d’actifs perdante », calcule Geoffroy Pelletier, directeur général de la Société des gens de lettres (SGDL). « Toutes les organisations les représentant sont mobilisées car la coupe est pleine, beaucoup d’auteurs étant déjà dans une situation de paupérisation », souligne-t-il. »

30 octobre 2017

Ami.e.s ou connaissances de Montréal, Coline Pierré et moi arrivons dans votre ville mardi à 15h, alors n’hésitez pas à nous faire signe pour un café, un déjeuner, une balade, une soirée (=^_^=). On sera installé dans un drôle d’appart 10 avenue des Pins Ouest 412.

Nous allons déjà à un vernissage le 1er novembre 18h à la L’Euguélionne, librairie féministe (y retrouver Charlotte Des Ligneris) pour la sortie d’un livre de Julie Delporte (qui parle de Tove Jansson et du féminisme), et on se voit au Festival végane de Montréal 2017 de Montréal 2017 ou à notre lecture-rencontre à Gallimard Ltée, 3700A boulevard Saint-Laurent, métro Sherbrooke, de 9h à 10h30 (il y aura thé, café, et viennoiseries). On ira aussi à la librairie Librairie Zone Libre et au Planétarium.
Donc envoyez nous un mp et sinon on contactera les gens en arrivant.

30 octobre 2017

Convaincre une éditrice (enfin surtout sa chefe) d’accepter un titre de roman jeunesse avec le mot « féministe » dedans. Compliqué, trèèèèès compliqué.
J’ai déjà du me battre pour le titre de mes deux derniers livres (en litt. adulte), et boum à nouveau un de mes titres pose problème. C’est très irritant cette politique éditoriale (venant de maisons différentes) qui consiste à paniquer devant un titre (et à n’avoir aucune bonne alternative à proposer).
Le seul de mes livres qui ne porte pas un titre choisi par moi, c’est pour mon unique bd. L’éditeur trouvait que son titre était un bon titre. Pas moi. Alors ok je prends en compte que l’éditeur doit penser à l’aspect commercial et tout ça, ok, donc je peux envisager de lâcher sur un titre, d’écouter d’autres propositions. Mais souvent ça ne vaut pas le coup, les propositions sont très très nazes. Tout ça me fatigue. Notre position subordonnée me fatigue.
Alors bon, c’est rare, la plupart du temps je suis libre à 100%, je travaille quand même avec principalement des éditrices.eurs qui sont de mon côté. On discute, on se met d’accord. Mais quand ça se passe mal, purée, je déteste ça : tu sens que l’écrivain est un prolo face à des patrons.

28 septembre 2017

De ce soir mercredi à samedi soir, je suis invité aux Cafés Littéraires de Montélimar. Le programme se trouve ici : http://lescafeslitteraires.fr

(avec entres autres une lecture dessinée autour de mon antique roman Une parfaite journée parfaite).

19 septembre 2017

Il y a quelques temps je répondais aux questions de la revue Ballast. J’y parle du bobard de la viande éthique, des femmes dans le mouvement (il n’y a pas de « père à la cause animale »), de l’hypocrisie (de la bêtise) des écologistes à l’égard de l’élevage, de l’imagination politique (contre le « there is no alternative »), des nécessaires et passionnantes disputes au sein du mouvement, de notre statut de militants, des luttes pour les humains, et des animaux qui, si on sait les écouter, parlent…

À lire ici : https://www.revue-ballast.fr/martin-page-animaux-individus/

15 septembre 2017

Je serai demain samedi à Paris dans le cadre du festivale végane Smmmile, invité par la pianiste Vanessa Wagner pour parler de la cause animale, alors si vous êtes dans le coin, passez :-) Ça sera à 18h15 auditorium Boris Vian, à la Villette. Le programme est ici : http://smmmilefestival.com/le-smmmile/.

8 septembre 2017

dimanche maison

8 septembre 2017

beach boy

5 septembre 2017

maison blanche

26 août 2017

Dans le jardin (Cyrus a gardé le casque après une séance bricolage).

papa music cyrus

26 août 2017

En famille, ce samedi 26 août 2017, soirée

en famille page pierré

18 août 2017

Deux fois il m’est arrivé un truc bizarre : un jour, un écrivain copain me dit alors que nous allons rencontrer un autre écrivain « Tu vas voir, lui il est vraiment à mille lieux au-dessus de ce qu’on écrit ». Une autre fois, un écrivain avec qui j’étais invité à une émission de radio me dit à propos de la troisième invitée  » Elle, Martin, elle n’écrit pas des petits livres comme les notre, c’est vraiment puissant ».

Alors je ne suis pas le dernier pour dire du mal de ce que j’écris. Mais putain, laissez-moi m’en charger. C’est tellement détestable et pervers d’embarquer quelqu’un d’autre dans son autodénigrement, c’est une manière dégueu de dire du mal de mon travail tout en ayant le beau rôle de celui qui joue le modeste et dit son admiration pour un tiers. Manière de donner un coup de couteau en donnant une fleur. Parlez pour vous. Et si vous devez frapper, frappez directement. Que ce soit clair.

Il y a un truc pas très sympa entre écrivains, parfois. Alors maintenant je réplique. L’absence d’élégance, la jalousie, le manque de courage, l’arrivisme de ce milieu est sans fond.

Comme j’en suis à me faire des amis : c’est insupportable ce truc de promotion permanente de soi et de son travail. Mais comment oser à ce point d’être la panneau publicitaire de soi-même ? Et ça marche, bon dieu, ça marche.

18 août 2017

Certains de mes textes sont refusés, j’ai du mal à en publier d’autres. Je ne m’y habitue pas, à cette fragilité de la position d’artiste vaguement connu et qui n’a pas beaucoup d’alliés, pas d’alliés puissants en tout cas. Rencontrer des murs, ça fatigue au bout d’un moment. Et quand les portes s’ouvrent, sentiment que c’est sur des malentendus. Mais il faut les chérir au fond ces malentendus, car ils permettent de publier, de vivre, de respirer. Pas de refus de manuscrit depuis un moment. Mais des discussions houleuses sur un livre ado qui sort en 2018. Ah si refus d’un texte coécrit avec Coline sur la parentalité, un livre qui parle de couches, de politique, d’argent, de caca, de lutte des classes, normal que cette maison coince (par ailleurs : très mauvaise idée ce comité de lecture, encore plus mauvaise idée quand il y a des écrivains dans le lot, qui vont juger des confrères, pas sain, questions de pouvoir, de jalousie, des artistes qui jugent d’autres artistes, la catastrophe). On nous a dit aussi (une autre éditrice) : pas assez littéraire. Pourquoi ? Je ne sais pas, apparemment certains de mes livres sont littéraires et d’autres pas. Quelle blague. Dans le passé, il y a eu des refus, je veux dire après les centaines de refus avant la publication de mon premier roman. Donc comme refus, alors que j’étais un écrivain publié, il y a eu Le Garçon de toutes les couleurs (qui a trouvé asile à l’Ecole des Loisirs grâce à Geneviève Brisac -merci à elle-, après deux refus, deux maisons d’édition, mais dire que parfois les refus mènent à de belles rencontres). De Manuel d’écriture et de survie (on m’a dit X : « Ce livre ne vous ressemble pas », Y : »Pas assez radical », W : »Ça n’intéressera personne », Z : « Pas très original », XX : « Vous êtes trop jeune »). D’un roman jeunesse sur une ado qui devient végétarienne (le végétarisme était hors de question pour cette maison d’édition). D’un article sur mes excuses aux animaux, texte végane refusé par une revue littéraire (« Trop sentimental », qu’est-ce qu’il y aurait à dire sur ça, sur ce « trop sentimental », sur les affects de machistes et élitistes qui irriguent le monde des livres, l’éditeur m’a aussi annoncé qu’il avait fait lire le texte à un végane et qu’il avait dit que ça déservait la cause, voilà non seulement je suis un mauvais écrivain mais en plus un mauvais militant, pourquoi frapper une fois quand on peut frapper deux ? ce que ça révèle ce refus, c’est toujours la violence de la question animale, c’est insupportable pour les braves gens de se penser comme des oppresseurs). Je raconte ça pour me plaindre, parce qu’on est pas obligés d’être héroïques, je déteste cette morale du « il ne faut jamais se plaindre », ensuite la plainte est une pièce dans laquelle il ne faut pas s’éterniser, parce qu’on fini par y moisir. Donc se plaindre et fuir la plainte et rire de notre plainte. Mais tout ça pour dire qu’on a peu d’alliés, que c’est dur parfois, et dur de s’entendre dire des bêtises à la place des vraies raisons : sur certains sujets, il est difficile de publier des textes critiques, politiques. Et quand on y arrive, on est peu soutenus même par ceux qui se posent en médias critiques. On est plus souvent heureusement surpris par des journalistes de province écrivant dans un petit journal, par les blogs bien sûr aussi. Le monde littéraire est prisonnier d’affects conservateurs, même et surtout à gauche, un snobisme et un mépris de classe profond, qui permet de passer sous silence la littérature populaire, la littérature jeunesse, une bonne partie de la bd. Le monde littéraire est pleinement alliée de ce qui nous opprime, car avec le mépris du politique et des pauvres (dire combien je déteste cette idée pour laquelle on me sollicite parfois : intervenir dans les classes pour faire découvrir la littérature, ce paternalisme, cette condescendance si courante dans « apporter l’art aux pauvres », mais moi je ne fais pas ça, je refuse, je n’apporte pas la littérature, j’y vais quand on m’invite et c’est pour dire aux jeunes gens qu’ils sont des créateurs, qu’ils sont doués, que l’art vient d’eux autant que de moi), on établit une société violente, on y contribue. On en est là, ça a toujours été comme ça. Et continuer notre manière de conduire notre bmx dans la jungle bien rangée, et continuer à fabriquer notre littérature critique, et continuer à chercher des alliés, des personnes dont la main est là, ça peut être un critique, un ami, un copain artiste, un prof, quelqu’un qui travaille dans une institution, un lecteur. Parmi les journaux, je ne sais pas pourquoi Le Monde a toujours parlé de mon travail. Ça vraiment je ne me l’explique pas. C’est une bonne chose pour le livre, je ne me plains pas. Pas la critique noble (mag. lit, la Q., politis, mediapart), ni la critique grand public (Lire, Libération, Télérama etc), qui n’a jamais été là (mais comment pourrait-il en être autrement?). Mais Le Monde, ce vieux journal centriste. Alors pas de façon très politique forcément, ils sont prudents, mais ils ont été là. Bizarre, hein. En tout cas, depuis des années, les alliés ont été sur les blogs et sur les sites littéraires (c’est particulièrement vrais pour Manuel d’écriture et de survie et Les animaux ne sont pas comestibles, invisibles pour la critique classique), ils étaient, ils sont eux aussi en marge. Car que peut-on espérer de plus que des alliés qui me ressemblent, c’est à dire qui sont eux aussi un peu à côté de la plaque ? Alors, mes amis, j’appelle ça une bénédiction d’avoir ces quelques personnes et d’être ignoré par ceux qui ont raison de m’ignorer. On croit qu’on est rejeté et malheureux et un jour on comprend que tout est bien, tout est logique, que notre vie a sa forme nécessaire, que notre corps est aimanté, il rejette ses ennemis et attire ses amis, et c’est une joie profonde. Nous n’étions pas malheureux : nous n’avions pas compris ce qu’était le bonheur.

15 juillet 2017

Je ne connaissais pas Maryam Mirzakhani. Elle vient de mourir à 40 ans. Je suis ravagé par le nombre de personnes qui meurent jeunes, d’autant plus ravagé que, c’est le choix de notre société, la recherche scientifique ne bénéficie pas des moyens nécessaires, qu’on ne créé pas assez de postes pour les jeunes chercheurs. D’autant plus que de nombreux scientifiques sont débauchés par les banques et les entreprises du type facebook pour bosser sur des projets stupides et rémunérateurs. Le capitalisme est l’allié de la maladie. Une pensée pour Maryam Mirzakhani, une pensée pour toutes les autres, une pensée pour tous les autres.

12 juillet 2017

Je vois passer des articles qui listent les causes du réchauffement climatique, et parmi elles : les enfants. C’est assez déguelasse : parents irresponsables, enfants coupables. Toujours cette même haine des enfants. Déguelasse, parce que ces mêmes personnes ne vont pas remettre en cause le capitalisme, cause numéro 1 de réchauffement climatique, elles ne vont pas remettre en cause leurs saloperies de smartphones, pas plus que les inégalités sociales qui sont cause de pollution. C’est un travers présent même chez des animalistes. Qui annonent qu’il y a trop de monde sur Terre et que c’est ça le problème. En 1940, nous étions 2,3 millards sur Terre et pas franchement une super période. Il y a de la place pour tout le monde sur cette planète, sans destruction, si on décide de changer ce système. Le problème c’est l’oppression mais les petits bourgeois s’en moquent de ça, ils ne sont pas touchés, alors ils disent : il y a trop de monde, vous faites trop d’enfants. Finalement on nous donne à penser un monde où les riches seront innocents, ils consommeront bios, habiteront en centre ville sans voiture, n’auront pas ou peu d’enfants, consommeront équitable et local. Le jour viendra où on dira : Ce sont les pauvres qui polluent, alors pour nous débarrasser de la pollution et sauver la planète débarrassons nous des pauvres (je suis en train d’écrire un petit livre sur le sujet). Avec l’élevage, ce sont les inégalités sociales, ce putain de capitalisme, qui sont principalement responsables du réchauffement climatique.

Et puis : j’espère que de nombreux animalistes, décroissants, vont faire des enfants, car si on laisse le monde aux carnistes, aux compétiteurs et aux productivistes, alors vraiment c’est foutu.

Je trouve ça super problématique de dire aux gens : vous avez fait trois enfants, vous êtes un pollueur. Et de dire ça aux enfants. Hey les enfants : vous êtes une cause de pollution. Oui, toi petit bonhomme. C’est à cause de toi que la planète est détruite. Alors non : ce n’est pas les enfants qui polluent. C’est une organisation sociale et économique. C’est la croissance. C’est la compétition généralisée.