14 mars 2019

Les amix,
je suis à Paris dès demain et au Salon du livre de Paris samedi toute la journée (le matin sur le stand école des loisirs) et l’aprem pour un débat avec des autrices sur le roman ado et ensuite pour une rencontre sur le livre numérique. Donc nh’hésitez pas à passer me voir, et si vous voulez des Monstrograph pour que je vous les remette en main propre, vous pouvez me passer commande en mp :-)

13 mars 2019

Lundi aprem j’étais à un groupe de parole autour de la parentalité. J’aime le principe des groupes de parole, on est toutes et tous assis en cercle, il y a du thé et du café, on ne se connaît pas, on écoute et on parle. C’est une des rares occasions où on peut discuter avec des personnes qu’on ne connaît pas, de milieux sociaux différents.
Ces derniers temps, Cyrus a du mal à nous laisser partir de sa chambre le soir, il dort plutôt bien, mais le moment du coucher est compliqué, il a peur des cauchemars, du noir, de la solitude. Je voulais savoir comment font d’autres parents (nous en ce moment, on reste dans le couloir), si j’avais des trucs à apprendre.
Une psychologue animait le groupe, nous étions 4 parents. Trois mamans et moi. Et très vite j’ai compris que la question de l’endormissement de mon fils était futile. Les trois mamans avaient toutes un enfant autiste, autiste profond, des enfants qui ne parlent pas, des choses lourdes. Je me dis « merde, qu’est-ce que je fais là ? je ne devrais pas être là ». Quand cela a été à mon tour de parler, j’ai raconté, je ne me sentais pas à ma place, mais j’ai raconté, j’ai raconté aussi que c’était un peu la lutte pour que Cyrus s’habille le matin. Les trois mamans m’ont écouté, sérieusement, et elles m’ont donné des conseils, elles ont parlé de ces problèmes qu’elles connaissent aussi avec leurs autres enfants, on a échangé des solutions, des pistes, et c’était tendre, chaleureux et ça donnait de l’énergie. Je leur ai posé des questions sur leur vie de mère d’un enfant handicapé, et pour avoir vécu ça avec mon père je savais que c’était dur, mais bon dieu la manière dont l’État français et les collectivités s’occupent des enfants autistes et de leurs parents est scandaleuse. Il y a de bons IME, mais une maman a été obligée de déménager (quittant Limoges pour Angers) pour en avoir un à la hauteur, car certains sont des horreurs. Elles m’ont parlé du statut de parent aidant, payé une misère, du manque d’aides pour la garde des enfants et le ménage, et du futur angoissant pour leurs enfants, les dizaines de dossiers à remplir pour la MDPH, la folie administrative, et la terrible question : que deviendront ces enfants quand elles seront mortes ? quand plus personne ne sera là pour les défendre ? Elles doutaient que l’Etat s’en occuperait bien et elles ont toutes les raisons de le croire. Je n’étais pas à ma place durant cette heure et demie, mais j’étais à ma place aussi, on a parlé, j’ai appris des choses, pour mon fils et le sommeil, sur les enfants handicapés, sur ces femmes (car ce sont les femmes qui s’occupent des malades, pas les hommes, qui travaillent, ou qui sont partis), héroïnes est le mot qui me vient, et je veux dire aussi combien elles étaient drôles et vivantes et légères en même tant que combattives.
Il devrait y avoir des groupes de paroles partout et pour tout.

21 février 2019
pénétrationmonstrograph2Aux éditions Monstrograph !
Difficile de résumer ce livre, alors dire qu’il est composé de deux parties, la première un petit essai critique écrit par moi sur la pénétration, et la deuxième, des témoignages souvent anonymes de femmes et d’hommes sur leur rapport singulier à la pénétration. Trois personnes ont témoignées sous leur propre nom, des femmes, des écrivaines, Eloïse Lièvre, Emmanuelle Pagano et Jessica Gallais. Les témoignages sont forts et magnifiques, mon essai est, j’imagine, un peu iconoclaste mais pas *contre* la pénétration, disons qu’il interroge cette pratique et son hégémonie, il critique l’usage qui en est fait et donne à entendre une voix différente.
Le livre fait 160 pages, il a des rabats et les cahiers sont cousus. Le papier est beau. Il coûte 12 euros.
Il semble que ce soit un sujet qui met mal à l’aise, étonne, fait sourire, en tout cas il fait réagir et je suis très curieux des retours de lectrices et lecteurs.
Pour commander le livre c’est ici.
(à noter que les frais de ports sont moins élevés pour l’étranger que pour la France). Le livre n’est pour l’instant disponible que sur notre site, mais si des libraires veulent le vendre ça nous ferait très plaisir ! Ils peuvent nous contacter (la remise libraire est de 35 %, le livre a un code barre, un isbn, et sera chez Electre d’ici peu) (note : le titre est venu lors d’une discussion sur facebook, si quelqu’un se souvient m’avoir donné l’idée, que cette personne me le dise).
11 février 2019

soireeamoureux

Cinéma (on a beaucoup aimé Les invisibles), dîner en amoureux, mais avant ça, prendre un verre au Bar du Centre, avec notre butin de livres, dont une bio d’Astrid Lindgren, un livre sur des écrivaines et écrivains qui ont fait le choix de ne pas avoir d’enfants (Ils vécurent heureux et n’eurent pas d’enfants, traduction et préface par Julia Kerninon), le nouveau Mathieu Simonet, un roman jeunesse sur un enfant défiguré (Wonder)…

10 février 2019

Pour mon anniv, Coline m’a fait mon gâteau de rêve : je ne sais pas comment ça s’appelle, mais étage ricotta sucrée, crème de marron à la crème fraiche et meringue, tout ça végane, natürlich. (genre torche aux marrons peut-être ?)
C’est un très beau dessert, et c’était délicieux !
(=^_^=)

torchemarronvegancolineanniversaire

8 février 2019

maisonpoesoejanvier2019

maisonpoesiejanvier2019scene

8 février 2019

Ok j’ai déconné.

Je vais chercher Cy à la garderie, et il a fait un super dessin. Le mec de la garderie le pose sur la table, j’arrive à convaincre Cy de s’habiller, je me retourne pour prendre le dessin. 

Hm il y en a deux : un dessin sur fond rose et un dessin sur fond bleu. 

Je pense « Punaise, ils déconnent quand même de mettre des fonds bleus pour les garçons et roses pour les filles ! » 

Je prends le dessin sur fond bleu.
Comme il fait moins 15 degrés, que je suis malade, que Cy est malade, je décide qu’on rentrera en bus. Et là juste avant de monter dans le bus, Cy dit « Mais c’est pas mon dessin ! C’est celui de L. ! (prénom de fille) »
Cy avait fait son dessin sur fond rose.
Alors bon je me suis trouvé très con forcément. Donc on est retourné à la garderie et évidemment en dix minutes tous les autres parents étaient passés et la garderie était fermée, et donc L. a du prendre le dessin de Cy, ils feront un échange demain à l’école.
Punaise, les réflexes sexistes sont bien ancrés.

(autre manière de voir tout ça : peut-être que j’ai supposé que le mec de la garderie avait forcément choisi le rose pour les filles et le bleu pour les garçons)

7 février 2019

Mon meilleur cadeau d’anniv’ du monde pour mes 44 ans : une co-création Coline et Cy (=^_^=)
<3

cadeau44ansColineetCyr

26 janvier 2019

Hiers soir, lecture et discussion autour de Les artistes ont-ils besoin de manger ? à la Maison de la Poésie de Paris, à l’invitation d’Arnaud Cathrine. Avec Mathieu Simonet, Julie Bonnie, François Bon, et moi. Nous étions sur scène, pour lire et parler de nos bricolages et parler des choses qui parfois ne vont pas. J’ai maladroitement animé, c’était un beau moment, la salle était pleine et réactive. Marc Molk et Nebellinda maison de la poésie 25 ajnvier 2019 artistes manger monstrographil Jomunsi étaient dans la salle et sont montés lire un extrait de leur texte. On voudrait davantage de soirées comme ça et d’invitations. Pour l’instant, c’est la seule invitation à parler de ce livre collectif, édité par Coline et moi (et tiens, il y a eu un article dans L’Humanité, mais ils ont coupé Coline de l’article, comme si j’étais le seul créateur et éditeur de Monstrograph… désespérant).

(Photo de Bettina Sultan)

19 janvier 2019

Je suis à Marseille aujourd’hui, et en particulier à la libraire Maupetit, pour parler de mon livre numérique animé, Emma ou la nouvelle civilisation, créé avec Samuel Jean. C’est à 17h30.

15 janvier 2019

Un texte écrit sur les violences physiques faites aux enfants.

 

15 janvier 2019

Coline est près de Nevers ces jours-ci pour des ateliers d’écriture, et une élève lui montre ce qu’elle a fait à propos d’un livre qu’elle aime beaucoup : mon Club des inadaptés ! (sans savoir que je suis son compagnon).
Très touché :-)

Le club des inadaptés martin page

7 janvier 2019

Je présenterai Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger, le vendredi 25 janvier 2019 à Paris, à la Maison de la poésie, en compagnie de François Bon, Julie Bonnie et Mathieu Simonet. Venez nombreuses.x ! Il faut réserver :-), ici.

 

3 janvier 2019

lac blanc orbey

Les vacances dans les montagnes alsaciennes des Vosges s’achèvent.

 

13 décembre 2018

La mairie de Trélazé veut fermer la petite école publique Jean Jaurès. C’est une école géniale, deux classes seulement (dont une double niveau), l’ambiance y est familiale, tout le contraire des grandes écoles anonymes à la mode. La ville ne perd pas d’habitants, il y a de nouvelles constructions.

Nous avons besoin de cette école ! Nous avons besoin d’écoles humanistes et ouvertes, mixtes socialement (elle est en REP). Nous n’avons pas besoin d’écoles faussement modernes équipées en tableaux numériques et tablettes (qui coûtent cher et sont un scandale écologique). La mairie de Trélazé trouve l’école « surannée ». Au contraire, nous pensons que la modernité c’est ça : des enfants heureux, des professeurs épatants et des parents impliqués.

Ce samedi 15 décembre, nous organisons un petit déjeuner citoyen pour présenter l’école, venez nombreux·ses ! C’est au 15, rue de Bel Air à Trélazé, à partir de 9h, il y aura des gâteaux :-)

Des photos de l’école ici.

Soutenez nous en signant la pétition.

Non à la fermeture de l'école Jean Jaurès-1

4 décembre 2018

Flora et Max

Les nouvelles vies de Flora et Max sort aujourd’hui à l’école des loisirs !
🎊🎈🎉
C’est la suite du trépidant et claustrophobique La folle rencontre de Flora et Max.
Ce nouveau livre est aussi écrit avec ma partner in crime Coline Pierré, roman à deux voix avec comme ingrédients : l’amitié mais peut-être plus, un oiseau en voie de disparition, le roller derby, toutes les angoisses du monde, un Max en CAP, une Flora à la fac, beaucoup de vieux et de vieilles très combattifs.ves., de la cuisine, une lutte contre le grand commerce, des lunettes fondues, et pas mal de folies…

1 décembre 2018

Ce samedi, je serai au Salon du livre jeunesse de Montreuil de 17 à 19h sur le stand de L’école des loisirs pour Les nouvelles vies de Flora et Max =^_^=, et Coline sera là aussi :-)

17 novembre 2018

Mon ami Laurent Sagalovitsch est la cible d’un site d’extrême-droite (intitulé Democratie participative) suite à un texte qu’il a écrit (pour le magazine en ligne Slate) contre le mouvement des gilets jaunes (sur le sujet nous sommes en désaccord). Voici le titre de l’article sur le site d’extrême-droite « L’immonde empoisonneur de puits youtre Laurent Sagalovitsch vomit sa haine des Français avec le lancement du mouvement des Gilets Jaunes », suit un article antisémite.
Dans ces cas-là, on doit faire un signalement (site ci-dessous). Et toujours garder à l’esprit que l’antisémitisme est bien présent (et oui à gauche aussi, comme on a pu le voir au Royaume-Uni avec les différentes affaires touchant le parti travailliste).
Ça me rappelle aussi que ces dernières années, des éditeurs se sont lancés dans la republication de textes antisémites et d’écrivains antisémites (Robert Laffont pour Mes combats politiques de Maurras, et Rebatet), Gallimard pour les écrits antisémites de Céline. À l’heure où Macron fait mine de rendre hommage à Pétain, ou un de ses proches cite Maurras, ne pas oublier que la France n’en a pas fini avec l’antisémitisme. Souvenir personnel : quand je sortais avec une fille de la bourgeoisie parisienne il y a très longtemps (elle est maintenant ma meilleure amie), j’avais été choqué de voir que ses ami.e.s (élèves de prestigieuses prépas du centre de Paris) avaient tous des livres de Drieu la Rochelle, Céline, parfois Rebatet, dans leurs bibliothèques, mais aucun.e ne connaissaient Marek Edelman.
Ne jamais rien laisser passer et toujours être aux côtés des personnes qui sont victimes d’attaques antisémites. Ne rien laisser passer. Je suis là, Laurent.
Ça (l’antisémitisme et la complaisance française à l’égard de l’antisémitisme) me met dans une grande colère.
(le site facho est toujours en ligne)

13 novembre 2018

stephenkingmartinpage

Comme le dit un pote de mon frère sur twitter (David Speransky) : « La boucle est bouclée. ça veut dire qu’il y a eu fidélité envers les idéaux d’antan. »

Il y a presque dix ans je commençais à écrire La nuit a dévoré le monde. Parce que ça faisait dix ans que je publiais des romans et que je ne voulais pas tomber dans l’habitude, trop me ressembler, je voulais renouer avec ce qui, adolescent, m’avait donné envie d’écrire, je voulais renouer avec les émotions incroyables de lecture de mes 15 ans, quand des livres étaient importants, vitaux, ils prenaient de la place dans mon esprit, ils m’aidaient, ils me sauvaient alors que j’étais un membre du club des ratés. C’était magique. Et Stephen King, avec Ça en particulier, était un des auteurs importants pour moi, vraiment important, c’était un pote, un ami, un semblable, et ses livres étaient comme des lumières dans la nuit de ma jeunesse. Alors qu’aujourd’hui, Stephen King apparaisse et salue le film adapté du roman que j’ai écrit en fidélité à l’ado que j’étais et aux livres que j’aimais, c’est juste renversant, c’est une putain d’émotion comme on en vit rarement. Yep, la boucle est bouclée mes amis. Je suis rentré à la maison.

stephenkingmartinpagerocher

1 novembre 2018

Je n’aurai sans doute pas beaucoup de réponses, et après le coup de « pas de chaussures à la maison » ça va vraiment me donner la réputation du mec qui dit des trucs inappropriés, mais allez je tente.
Les ami.e.s, j’ai écrit un livre intitulé Contre la pénétration (titre de travail, au final ça sera sans doute Au-delà de la pénétration ou À propos de la pénétration), une sorte de court essai. Il devait sortir aux éditions de XXX, mais l’éditeur me laisse tombe, donc il sortira sans doute chez Monstrograph.
C’est donc une sorte de petit essai sur la sexualité (le titre donne un bon indice). J’aimerais ajouter à la suite des témoignages de personnes à propos de la pénétration, et plus précisément, de femmes qui n’aiment pas, ou pas particulièrement, la pénétration (pourquoi ? est-ce que ça pose des problèmes dans vos relations ?), et d’hommes hétérosexuels qui eux aiment être pénétrés par leur compagne (pourquoi ? est-ce que ça pose des problèmes dans vos relations ?). Ou de personnes qui ne peuvent pas pratiquer la pénétration (distance, handicap, maladies, douleurs) mais ont une sexualité. Donc si vous avez un témoignage à apporter (même une phrase ou deux, ça peut être très court), ça m’intéresse. Des témoignages d’hommes homosexuels, de lesbiennes, m’intéressent aussi, en fait sur le sujet tout m’intéresse.
Je sais bien que ces sujets sont délicats pour certain.e.s. Alors j’ai créé une adresse email sécurisée sur protonmail, que je détruirai une fois le livre imprimé. Par ailleurs, le nom des personnes témoignant ne sera jamais dévoilé, j’utiliserai des pseudonymes. Les personnes m’apportant leur témoignage auront droit à un exemplaire du livre et, seulement si elles le veulent, pourront figurer dans les remerciements.
J’ai déjà quelques témoignages, mais une certaine diversité serait chouette.
Écrivez-moi à livremartinpage@protonmail.com ou sur mon email aloha@martin-page.fr.
Vous pourrez aussi m’écrire d’une adresse email anonyme. Merci !
Comme ce genre de post peut susciter les réactions des trolls, je précise que l’objet de ce livre n’est pas de dire du mal de la pénétration vaginale, hein, ni même anale. Tous les plaisirs possibles sont justement possibles et c’est très bien comme ça (=^_^=)