28 septembre 2017

De ce soir mercredi à samedi soir, je suis invité aux Cafés Littéraires de Montélimar. Le programme se trouve ici : http://lescafeslitteraires.fr

(avec entres autres une lecture dessinée autour de mon antique roman Une parfaite journée parfaite).

19 septembre 2017

Il y a quelques temps je répondais aux questions de la revue Ballast. J’y parle du bobard de la viande éthique, des femmes dans le mouvement (il n’y a pas de « père à la cause animale »), de l’hypocrisie (de la bêtise) des écologistes à l’égard de l’élevage, de l’imagination politique (contre le « there is no alternative »), des nécessaires et passionnantes disputes au sein du mouvement, de notre statut de militants, des luttes pour les humains, et des animaux qui, si on sait les écouter, parlent…

À lire ici : https://www.revue-ballast.fr/martin-page-animaux-individus/

15 septembre 2017

Je serai demain samedi à Paris dans le cadre du festivale végane Smmmile, invité par la pianiste Vanessa Wagner pour parler de la cause animale, alors si vous êtes dans le coin, passez :-) Ça sera à 18h15 auditorium Boris Vian, à la Villette. Le programme est ici : http://smmmilefestival.com/le-smmmile/.

8 septembre 2017

dimanche maison

8 septembre 2017

beach boy

5 septembre 2017

maison blanche

26 août 2017

Dans le jardin (Cyrus a gardé le casque après une séance bricolage).

papa music cyrus

26 août 2017

En famille, ce samedi 26 août 2017, soirée

en famille page pierré

18 août 2017

Deux fois il m’est arrivé un truc bizarre : un jour, un écrivain copain me dit alors que nous allons rencontrer un autre écrivain « Tu vas voir, lui il est vraiment à mille lieux au-dessus de ce qu’on écrit ». Une autre fois, un écrivain avec qui j’étais invité à une émission de radio me dit à propos de la troisième invitée  » Elle, Martin, elle n’écrit pas des petits livres comme les notre, c’est vraiment puissant ».

Alors je ne suis pas le dernier pour dire du mal de ce que j’écris. Mais putain, laissez-moi m’en charger. C’est tellement détestable et pervers d’embarquer quelqu’un d’autre dans son autodénigrement, c’est une manière dégueu de dire du mal de mon travail tout en ayant le beau rôle de celui qui joue le modeste et dit son admiration pour un tiers. Manière de donner un coup de couteau en donnant une fleur. Parlez pour vous. Et si vous devez frapper, frappez directement. Que ce soit clair.

Il y a un truc pas très sympa entre écrivains, parfois. Alors maintenant je réplique. L’absence d’élégance, la jalousie, le manque de courage, l’arrivisme de ce milieu est sans fond.

Comme j’en suis à me faire des amis : c’est insupportable ce truc de promotion permanente de soi et de son travail. Mais comment oser à ce point d’être la panneau publicitaire de soi-même ? Et ça marche, bon dieu, ça marche.

18 août 2017

Certains de mes textes sont refusés, j’ai du mal à en publier d’autres. Je ne m’y habitue pas, à cette fragilité de la position d’artiste vaguement connu et qui n’a pas beaucoup d’alliés, pas d’alliés puissants en tout cas. Rencontrer des murs, ça fatigue au bout d’un moment. Et quand les portes s’ouvrent, sentiment que c’est sur des malentendus. Mais il faut les chérir au fond ces malentendus, car ils permettent de publier, de vivre, de respirer. Pas de refus de manuscrit depuis un moment. Mais des discussions houleuses sur un livre ado qui sort en 2018. Ah si refus d’un texte coécrit avec Coline sur la parentalité, un livre qui parle de couches, de politique, d’argent, de caca, de lutte des classes, normal que cette maison coince (par ailleurs : très mauvaise idée ce comité de lecture, encore plus mauvaise idée quand il y a des écrivains dans le lot, qui vont juger des confrères, pas sain, questions de pouvoir, de jalousie, des artistes qui jugent d’autres artistes, la catastrophe). On nous a dit aussi (une autre éditrice) : pas assez littéraire. Pourquoi ? Je ne sais pas, apparemment certains de mes livres sont littéraires et d’autres pas. Quelle blague. Dans le passé, il y a eu des refus, je veux dire après les centaines de refus avant la publication de mon premier roman. Donc comme refus, alors que j’étais un écrivain publié, il y a eu Le Garçon de toutes les couleurs (qui a trouvé asile à l’Ecole des Loisirs grâce à Geneviève Brisac -merci à elle-, après deux refus, deux maisons d’édition, mais dire que parfois les refus mènent à de belles rencontres). De Manuel d’écriture et de survie (on m’a dit X : « Ce livre ne vous ressemble pas », Y : »Pas assez radical », W : »Ça n’intéressera personne », Z : « Pas très original », XX : « Vous êtes trop jeune »). D’un roman jeunesse sur une ado qui devient végétarienne (le végétarisme était hors de question pour cette maison d’édition). D’un article sur mes excuses aux animaux, texte végane refusé par une revue littéraire (« Trop sentimental », qu’est-ce qu’il y aurait à dire sur ça, sur ce « trop sentimental », sur les affects de machistes et élitistes qui irriguent le monde des livres, l’éditeur m’a aussi annoncé qu’il avait fait lire le texte à un végane et qu’il avait dit que ça déservait la cause, voilà non seulement je suis un mauvais écrivain mais en plus un mauvais militant, pourquoi frapper une fois quand on peut frapper deux ? ce que ça révèle ce refus, c’est toujours la violence de la question animale, c’est insupportable pour les braves gens de se penser comme des oppresseurs). Je raconte ça pour me plaindre, parce qu’on est pas obligés d’être héroïques, je déteste cette morale du « il ne faut jamais se plaindre », ensuite la plainte est une pièce dans laquelle il ne faut pas s’éterniser, parce qu’on fini par y moisir. Donc se plaindre et fuir la plainte et rire de notre plainte. Mais tout ça pour dire qu’on a peu d’alliés, que c’est dur parfois, et dur de s’entendre dire des bêtises à la place des vraies raisons : sur certains sujets, il est difficile de publier des textes critiques, politiques. Et quand on y arrive, on est peu soutenus même par ceux qui se posent en médias critiques. On est plus souvent heureusement surpris par des journalistes de province écrivant dans un petit journal, par les blogs bien sûr aussi. Le monde littéraire est prisonnier d’affects conservateurs, même et surtout à gauche, un snobisme et un mépris de classe profond, qui permet de passer sous silence la littérature populaire, la littérature jeunesse, une bonne partie de la bd. Le monde littéraire est pleinement alliée de ce qui nous opprime, car avec le mépris du politique et des pauvres (dire combien je déteste cette idée pour laquelle on me sollicite parfois : intervenir dans les classes pour faire découvrir la littérature, ce paternalisme, cette condescendance si courante dans « apporter l’art aux pauvres », mais moi je ne fais pas ça, je refuse, je n’apporte pas la littérature, j’y vais quand on m’invite et c’est pour dire aux jeunes gens qu’ils sont des créateurs, qu’ils sont doués, que l’art vient d’eux autant que de moi), on établit une société violente, on y contribue. On en est là, ça a toujours été comme ça. Et continuer notre manière de conduire notre bmx dans la jungle bien rangée, et continuer à fabriquer notre littérature critique, et continuer à chercher des alliés, des personnes dont la main est là, ça peut être un critique, un ami, un copain artiste, un prof, quelqu’un qui travaille dans une institution, un lecteur. Parmi les journaux, je ne sais pas pourquoi Le Monde a toujours parlé de mon travail. Ça vraiment je ne me l’explique pas. C’est une bonne chose pour le livre, je ne me plains pas. Pas la critique noble (mag. lit, la Q., politis, mediapart), ni la critique grand public (Lire, Libération, Télérama etc), qui n’a jamais été là (mais comment pourrait-il en être autrement?). Mais Le Monde, ce vieux journal centriste. Alors pas de façon très politique forcément, ils sont prudents, mais ils ont été là. Bizarre, hein. En tout cas, depuis des années, les alliés ont été sur les blogs et sur les sites littéraires (c’est particulièrement vrais pour Manuel d’écriture et de survie et Les animaux ne sont pas comestibles, invisibles pour la critique classique), ils étaient, ils sont eux aussi en marge. Car que peut-on espérer de plus que des alliés qui me ressemblent, c’est à dire qui sont eux aussi un peu à côté de la plaque ? Alors, mes amis, j’appelle ça une bénédiction d’avoir ces quelques personnes et d’être ignoré par ceux qui ont raison de m’ignorer. On croit qu’on est rejeté et malheureux et un jour on comprend que tout est bien, tout est logique, que notre vie a sa forme nécessaire, que notre corps est aimanté, il rejette ses ennemis et attire ses amis, et c’est une joie profonde. Nous n’étions pas malheureux : nous n’avions pas compris ce qu’était le bonheur.

15 juillet 2017

Je ne connaissais pas Maryam Mirzakhani. Elle vient de mourir à 40 ans. Je suis ravagé par le nombre de personnes qui meurent jeunes, d’autant plus ravagé que, c’est le choix de notre société, la recherche scientifique ne bénéficie pas des moyens nécessaires, qu’on ne créé pas assez de postes pour les jeunes chercheurs. D’autant plus que de nombreux scientifiques sont débauchés par les banques et les entreprises du type facebook pour bosser sur des projets stupides et rémunérateurs. Le capitalisme est l’allié de la maladie. Une pensée pour Maryam Mirzakhani, une pensée pour toutes les autres, une pensée pour tous les autres.

12 juillet 2017

Je vois passer des articles qui listent les causes du réchauffement climatique, et parmi elles : les enfants. C’est assez déguelasse : parents irresponsables, enfants coupables. Toujours cette même haine des enfants. Déguelasse, parce que ces mêmes personnes ne vont pas remettre en cause le capitalisme, cause numéro 1 de réchauffement climatique, elles ne vont pas remettre en cause leurs saloperies de smartphones, pas plus que les inégalités sociales qui sont cause de pollution. C’est un travers présent même chez des animalistes. Qui annonent qu’il y a trop de monde sur Terre et que c’est ça le problème. En 1940, nous étions 2,3 millards sur Terre et pas franchement une super période. Il y a de la place pour tout le monde sur cette planète, sans destruction, si on décide de changer ce système. Le problème c’est l’oppression mais les petits bourgeois s’en moquent de ça, ils ne sont pas touchés, alors ils disent : il y a trop de monde, vous faites trop d’enfants. Finalement on nous donne à penser un monde où les riches seront innocents, ils consommeront bios, habiteront en centre ville sans voiture, n’auront pas ou peu d’enfants, consommeront équitable et local. Le jour viendra où on dira : Ce sont les pauvres qui polluent, alors pour nous débarrasser de la pollution et sauver la planète débarrassons nous des pauvres (je suis en train d’écrire un petit livre sur le sujet). Avec l’élevage, ce sont les inégalités sociales, ce putain de capitalisme, qui sont principalement responsables du réchauffement climatique.

Et puis : j’espère que de nombreux animalistes, décroissants, vont faire des enfants, car si on laisse le monde aux carnistes, aux compétiteurs et aux productivistes, alors vraiment c’est foutu.

Je trouve ça super problématique de dire aux gens : vous avez fait trois enfants, vous êtes un pollueur. Et de dire ça aux enfants. Hey les enfants : vous êtes une cause de pollution. Oui, toi petit bonhomme. C’est à cause de toi que la planète est détruite. Alors non : ce n’est pas les enfants qui polluent. C’est une organisation sociale et économique. C’est la croissance. C’est la compétition généralisée.

12 juillet 2017

La société humaine est en train d’accomplir la disparition de milliers d’espèces animales. Et toujours dans les articles, on parle pollution, on parle diesel, nucléaire, mais toujours aussi peu d’articles (sauf Audrey Garic dans Le Monde) pour parler de la première cause de réchauffement climatique, de déforestation et de gaspillage des ressources d’eau douce : l’élevage. Comme ce monde est doué pour l’absurde, même les écologistes n’en parlent pas, ou peu, après tout ils sont attachés à leur poulet bio fermier, à leur agneau de petit producteur. Mais l’élevage bio, local, de petit producteur, est aussi source d’une pollution considérable. Remplacez les élevages industriels de cochons en Bretagne par des élevages de petits producteurs, alors non seulement vous manquerez de place (et cet espace on le prendra à qui ?), mais la merde de cochon bio ça infiltre aussi les nappes phréatiques. Les boeufs de petits producteurs produisent aussi du méthane et consomment de l’eau.

Je regarde autour de moi et je ne vois pas non plus de journaux ni de journalistes qui posent le problème tel qu’il est : nous devons changer de civilisation. Même ces canards parfois de gauche comme Politis, Mediapart (que je lis) etc. Je regarde autour de moi et je ne vois pas de partis ni d’associations dire les quelques bonnes mauvaises nouvelles qui permettraient d’arrêter le massacre et la destruction de notre planète : fin de l’élevage, développement de la culture des légumineuses (et chanvre et orties pour fibres textiles), fermeture des magasins de vêtements, interdiction des emballages, fin des produits ménagers polluants (le vinaigre blanc et la bicarbonnate font l’affaire). Il s’agit d’être radical, car cette société est radicalement violente à l’égard des humains, des animaux et de la nature.

10 juillet 2017

Très belle expérience.

Je copie-colle l’article de blog de Coline à ce sujet :

Il y a quelques temps, Stéréolux a proposé à Martin Page et moi-même de faire une résidence de quelques jours dans un crèche pour monter un projet autour du livre, de la musique et du numérique. On a donc imaginé la création et l’enregistrement d’une lecture sonore avec les enfants.
Au début du mois de juillet, nous avons passé quelques jours en immersion dans le multi-accueil Chlorophylle à Nantes pour enregistrer les enfants. Ils ont joué de la musique et réalisé des bruitages (avec des instruments et des percussions, mais aussi avec ce qu’on avait sous la main), ils ont chanté, poussé de fantastiques cris d’animaux. Les plus grands ont aussi dit des mots ou des phrases que nous avons ajoutées au montage.
Nous avons démarré la résidence avec seulement une idée vague de ce que nous allions écrire, et nous avons écrit l’histoire en fonction de ce que nous enregistrions. Elle s’est donc enrichie au fur et à mesure des idées et de la spontanéité des enfants.

Comme nous avons réalisé les enregistrements « en situation » (dans les salles communes de la crèche), le son n’est pas parfaitement propre. Il y a forcément des bruits de fond et des parasites. Pour nous, c’était une sacrée expérience, – le marathon était épuisant – mais aussi réjouissante et touchante.

L’histoire est racontée par Martin, co-écrite par nous deux, bruitée par les enfants du multi-accueil Chlorophylle à Nantes, habillée musicalement par moi, et s’appelle donc La disparition des animaux. »

 

28 juin 2017

Vendredi je vais parler de Les animaux ne sont pas comestibles à Angers, merci à Lea49 pour l’invitation.

« Vendredi 30 juin à 18h30 au Centre Jean Vilar à Angers, deux auteurs nous font l’honneur de participer à une rencontre autour du thème de l’éthique vegan.

Venez rencontrer Hélène Defossez, auteur entre autres de « le végétarisme comme réponse à la violence du monde » et « enceinte et végétarienne » et Martin Page  auteur entre autres de l’essai « les animaux ne sont pas comestibles ».

Cette soirée est organisée par LEA 49 et L214 avec l’aimable partenariat de la Librairie Contact.

Lors de cette soirée retrouvez des tables d’information LEA 49 et L214, une vente de pâtisseries végétales et un coin librairie.

L’entrée est gratuite, mais l’inscription est obligatoire compte-tenu du nombre de places limitées ! »

28 juin 2017

Le jardin se transforme, nous l’avons transformé. Beaucoup de fraises ces dernières semaines. Premières poires, petites, un peu farineuses, mais miamesques. Et apparition des premières courgettes. La vie au jardin me va bien.

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28 juin 2017

Tournage devant notre frigo ouvert par Citizen V (Amélie et Lucille Escourou) pour une série de vidéos sur le frigo des véganes.IMG_8717

28 juin 2017

Je viens d’apprendre que je ne toucherai aucuns droits sur les représentations théâtrales de La bataille contre mon lit. Je suis adhérent à la SACD, mais ça n’a servi à rien ici. Celle-ci a reversé mes droits à la SCELF, qui a reversé à la maison d’édition, qui n’a plus payé les droits aux auteurs depuis des années et qui est aujourd’hui en faillite. Toutes les tentatives juridiques pour nous faire payer ont échouées. Décidément, les auteurs, artistes, ont peu d’alliés. L’argent transite d’une société de perception de droits à une autre, puis à une maison d’édition, les acteurs sont payés, metteur en scène aussi, et rien pour l’auteur. Aucun recours. Tout continue comme avant. C’est fatigant, cette solitude, ces combats, ces coups. Ce pays qui aime tellement dire qu’il aime les arts, mais blesse et combat les créateurs.

28 juin 2017

Ce dernier mois, deux fois ambulance, deux fois les urgences du CHU d’Angers. La première fois pour une amie qui n’allait pas bien, la seconde fois pour : colique néphrétique, pas le chose la plus agréable au monde, et puis ils ne filent pas de la morphine rapidement dans ce pays (depuis j’ai pissé le caillou de 3,8mm).

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22 mai 2017

Je suis sur France Inter demain matin mardi 23 mai de 10 à 11h pour parler de mon livre Les animaux ne sont pas comestibles.