11 juillet 2016

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Monstrograph devient une maison d’édition.
Dans un premier temps, réédition de textes introuvables, puis publication d’inédits, et j’espère textes d’écrivain.e.s ami.e.s, des traductions. L’aventure. Ça n’empêche pas de travailler avec mes autres éditeurs. Les livres seront dispo sur notre site et chez quelques libraires amis, les tirages seront microscopiques. Monstrograph publiera les textes impubliables ailleurs, les multi-refusés, les rejetés auxquels je tiens, et des textes trop barrés. Des livres pour les ami.e.s et les allié.e.s.
On (Coline et moi) est très heureux du résultat, le livre est beau, la qualité est là, il y a des rabats, on a fait le choix d’une belle police, et Coline a fait un chouette colophon en forme de monstre. Le format c’est du 11×18, papier crème 90g, dos carré cousu collé.
Après Tiers Livre Éditeur, la maison nouvelle-née de François Bon, les écrivains créent leur maison fait maison, leur petit atelier, leur laboratoire, leur Hogarth Press, et c’est bien excitant.
Pour en savoir plus, et commander De la pluie, c’est ici.

11 juillet 2016

Être pauvre tue.
Je suis père depuis à peine plus d’un an et je vis combien, en plus d’être magique, magnifique, surréaliste, être parent est épuisant, même quand on est deux, on est épuisés, inquiets, dépassés, maladroits, on se demande comment on va s’en sortir.
Émilie était une jeune mère de deux enfants, dont une handicapée, mère célibataire. La CAF venait de lui supprimer ses allocations. Elle s’est tuée. Elle a été tuée. Les suicides sont des assassinats.
Je ne peux pas imaginer à quel point son quotidien devait être éprouvant et désespérant.
Être pauvre tue. Ce n’est pas une fatalité, c’est un choix fait par une société riche de ne pas prendre soin, de ne pas aider, de ne pas soutenir, les plus pauvres. Le manque d’empathie tue, l’égoïsme tue, ces gens qui ne se sentent pas concernés, ces gens aussi qui considèrent que les pauvres sont fautifs, l’absence de redistribution des richesses tue.
Être pauvre tue. Être pauvre, c’est se faire tuer.
Je pense à Émilie.
(et je pense à mon père)

11 juillet 2016

Un taureau réplique et tue un matador. C’est arrivé il y a quelques jours.
Parfois, les animaux arrivent à rendre les coups. Les animaux ne sont jamais passifs.
Quand la bêtise et la violence habillées avec les habits bien trop pratiques de la tradition causent morts et souffrances pour les animaux et les humains.
La corrida est un loisir cruel qui doit être interdit.
Dernière nouvelle : la mère du taureau va être abattue pour « mettre fin à la lignée ». Si quelqu’un avait des doutes sur la misogynie du monde la tauromachie.

11 juillet 2016

C’est assez étonnant de voir le nombre de gens de gauche qui soutiennent la violence gratuite, qui défendent la douleur, les coups et les blessures. On pensait que c’était réservé à la droite et à l’extrême-droite, toute cette virilisation conne, ce goût du sang, cette justification de la douleur. Mais non, trop de gens à gauche, trop de progressistes défendent le fort contre le fragile, au nom de traditions, de l’art, au nom de ce qui les arrange. Le problème ce n’est pas la droite, le problème c’est que si peu de gens de gauche sont réellement de gauche, et laissent les fragiles, les différents, les opprimés, les sans défense, crever.

(à propos de la corrida, mais aussi à propos de tellement d’autres choses, tellement d’oppressions qui sont socialement acceptées, oppressions toujours virulentes contre les personnes atteintes de maladies psychiques, contre les réfugiés, contre les femmes, contre les minorités sexuelles et religieuses, contre les écrivains et artistes, contre les précaires, contre les animaux, contre les enfants).

11 juillet 2016

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Sortie de mon petit essai politique paradoxal. L’ami Quentin Faucompré a fait les dessins. C’est un livre façonné à la main, et imprimé en risographie. Le résultat est très beau. Il est publié par la formidable équipe des éditions Les éclairs.

 

«La logique voudrait que les riches remercient les pauvres. Mais les riches croient que leur fortune vient de leurs efforts et de leurs ambitions. Ils croient qu’ils l’ont méritée par leur intelligence et leur travail. Quelle touchante naïveté. C’est la suprême élégance des pauvres que de ne jamais dire aux riches la vérité sur l’origine de leur patrimoine. Pour les pauvres, il y a un plaisir attendri à écouter les contes à dormir debout que les riches se racontent sur leur génial individualisme.»

 

On peut commander le livre ici ou l’acheter dans une des librairies suivantes, la liste est ici.

21 mai 2016

Je suis invité lundi soir 20h, à Paris, au théâtre de la Loge, par Yves Heck. Je serai sur scène pour parler travail, et Yves lira trois textes choisis par moi.

Présentation :

« Tête de lecture, rendez-vous littéraire d’un nouveau genre, est un moment d’échange unique et éclectique, où le hasard et les goûts du public font le programme. Apportez une à deux page(s) de littérature vous tenant à coeur. Lors de votre arrivée, vous recevrez un billet de tombola. S’il est tiré au sort, le texte apporté sera lu au débotté par Yves Heck, comédien créateur du concept. Chaque mois un invité de marque se voit confier trois moments. »

Tarifs : 8 euros pour les spectateurs avec un texte // 12 euros pour les spectateurs aux mains vides.

77 rue de Charonne
Paris 11e

info@lalogeparis.fr
Tel. 01 40 09 70 40

Plus d’infos ici.

22 avril 2016

Ce soir, librairie Durance à Nantes, 18h30, rencontre autour de L’art de revenir à la vie.

19 avril 2016

Les amies, les amis,

Aujourd’hui sort mon nouveau roman, L’art de revenir à la vie, aux éditions du Seuil. Un livre dans lequel je me mets en scène, entre autofiction et science-fiction.

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Présentation de l’éditeur :

Martin, le narrateur, vient d’avoir quarante ans. Il se rend à Paris pour rencontrer une productrice qui souhaite adapter un de ses romans au cinéma. Il loge chez un ami artiste qui lui prête son appartement. Il y découvre la dernière oeuvre de celui-ci : un sarcophage de métal curieusement titré :  » Machine à remonter le temps « . Il s’y glisse et s’y endort. Le voilà revenu, 29 ans plus tôt, dans la ville de sa jeunesse, face à un double de lui-même alors âgé de 12 ans. Le lendemain, il retrouve la productrice pour discuter de l’adaptation de son roman. Mais très vite, tout déraille. Le projet de film est annulé et les exigences de la cinéaste deviennent pour le moins surprenantes. Chaque nuit que compte ce séjour parisien où rien ne se passe comme prévu, Martin et son jeune moi poursuivent l’échange. Le quadragénaire cherche à donner des conseils au jeune ado, en échange de nouvelles sur son propre avenir. Mais la relation se complique : décidément, ce double-là a l’esprit de contradiction, au point de mettre Martin, qui ne désire que l’aider, en difficulté, dans sa vie réelle comme dans l’autre, la vie rêvée. Que faire du passé ? Comment être fidèle à l’enfant que l’on a été ? Sous des dehors volontiers humoristiques et fantasques, L’art de revenir à la vie met en scène les concessions, les négociations et le bricolage qui président à notre existence.

Je serai à la Librairie Durance le vendredi 22 avril à 18h30 pour présenter mon livre.

15 avril 2016

parisnuitdebout

De passage à Paris, donc place de la République.
Et je me rappelle que si je déteste la foule, j’aime les rassemblements politiques, joyeusement militants. Il y avait même un coin pour les enfants. C’était sérieux, désordonné, musical, beau. Nuit Debout

15 avril 2016

Quand je prends le train, j’achète des magazines au Relay, parfois c’est Modes et Travaux ou Tondeuse à gazons Hebdo ou Karaté Bushido. Ce matin c’était un magazine cool (Les Inrockuptibles), si cool que la kiosquière a d’abord refusé de me le vendre. J’ai insisté et, en essayant de prendre un ton sarcastique/cynique/désabusé/nonchalant, je l’ai convaincue en disant que je connaissais quelqu’un qui a des Stan Smith dans une vitrine chez lui. Dans ce numéro, il y a une interview de Katerine, un chanteur que j’aime beaucoup, un très bon éditorial critique sur les propos de Laurence Rossignol, et un beau portrait de Garry Shandling.
Et surtout, sur quelques pages, un journaliste s’insurge contre les abattoirs. Ce qui est bien. Mais la suite est triste : il nous raconte que la solution c’est l’abattage à la ferme. Parce qu’une action violente devient moins violente dès lors qu’on la pratique chez soi, c’est bien connu.
Cet article est à conserver pour les générations futures, pour montrer la perversité habillée d’humanisme de ceux qui pensent qu’on peut tuer avec respect.
Extraits de phrases qui donnent envie de crier et de pleurer :
« Pour Stéphane, cette mort sans stress, sans transport, cette mort que l’animal n’aura pas vu venir est plus qu’impérative, c’est une question d’humanité. (…)
Il est 8 heures quand arrive celui qui va tuer, Pierrot. Boucher reconverti dans le service à la personne, l’air un peu rustre, la dignité en plus. Tuer des animaux comme ça, à la ferme, il l’a presque toujours fait. La première fois, c’était un agneau. Pierrot tremblait, il avait 11 ans. Depuis, il a pris de l’assurance et ne tardera pas à le montrer. (…)
Stéphane résume sa cause en quelques mots « Qu’on respecte enfin nos animaux. »
Pierrot a armé son pistolet, il pointe le canon sur la tête de l’animal à bout portant. Détonation sèche.
Etait-ce violent ? C’était silencieux et rapide.
Il faut évacuer rapidement le condamné pour le saigner dehors.
Que s’est-il est passé dans la tête de Pierrot au moment de tirer ?
« Je lui ai demandé pardon. Je l’ai remercié pour la viande qu’il va nous donner. »
C’est respectueux, tout à son honneur.
« C’était le premier, dit Stéphane. Les prochains, ils tourneront la tête lorsqu’ils verront Pierrot arriver, ils sont pas cons. »
La viande sera bonne. »

L’intention qui absout l’acte. Notre civilisation est battie sur cette conception. Ça donne mal au coeur.

15 avril 2016

Je suis seul avec Cyrus toute la semaine, Coline est invité à un salon dans le sud dans un endroit qui a l’air paradisiaque (sauf quand il s’agit de manger végé, « Quoi vous ne mangez pas de poisson ? mais les végétariens mangent du poisson. » Argh. Petit rappel : les poissons sont des animaux).
Les journées sont donc bien remplies.
Cyrus a une passion pour l’ouverture des tiroirs, par le vidage des tiroirs, il part en quête des fils électriques aussi (super mauvaise idée). Ah et méthodiquement il arrache toutes les protections posées sur le meuble pour ne pas qu’il se fasse mal. Il déchiquète les magazines. Les écrans l’intéressent aussi, mon téléphone, l’ordi, il tente sa chance, essaye de les attraper, sans succès. Pour Cyrus ça sera pas d’écrans avant bien bien longtemps (nous sommes des parents antismartphones, antitablettes, antiordi).
Je peux donc écrire par tranche de quinze secondes (sauf pendant ses deux siestes de la journée, où j’avance un peu plus).
Cyrus joue seul (grande capacité de concentration sur un objet qu’il étudie sous toutes les coutures), on joue aussi ensemble, il vient vers moi, me tape sur le genoux et dit Gagagagaga et là c’est course poursuite, affrontement des Godzillas, frappage dans les mains et chatouilles, on joue du ukulélé. Lecture de livres (enfin tentatives car très vite Cyrus joue avec le livre). C’est trop bien. C’est le paradis.
Parfois il tombe (on a couvert le salon de tapis de yoga épais), pleure, et donc gros calin dans mes bras. Cet enfant est téméraire et aventureux.
On sort prendre des cafés (enfin lui a sa gourde avec de l’eau), il fait beau, ça nous permet de respirer, et Cyrus est fasciné par les feuilles des arbres.
Il nous ressemble par bien des aspects : il est très actif et émotionnel, mais bizarrement il ne semble pas asocial (hier c’était la deuxième demi heure à la halte garderie, période d’acclimatation, et ça lui plaît, il est tout souriant et va vers les autres, mais quand un enfant pleure : ça le fait pleurer automatiquement).
Ces quelques jours me permettent de me rendre compte que les mères célibataires (ou pères, plus rares) méritent tous les égards et encouragements (et un financement massif). S’occuper d’un enfant à deux c’est du boulot, seul c’est… une attention constance puissance 10, ça demande une énergie et une agilité colossale. Et bien sûr, il y a les trucs relous à faire en même temps : prendre des rendez-vous, faire des lessives, étendre le linge, préparer les repas. J’ai renoncé à ranger, on a l’impression que le salon a été cambriolé. C’est un beau bazar émoticône smile

15 avril 2016

Avoir un enfant, c’est découvrir que le monde entier est là pour vous faire la leçon. Avoir un enfant, c’est découvrir qu’en tant que parent, pas mal de gens cherchent à vous infantiliser. C’est très très très irritant et je n’ai pas l’intention de garder mon calme. Entre les vieilles dames dans la rue qui disent « la tétine c’est pas bien » ou « il va prendre froid  » ou « il est habillé en fille », entre les autres parents qui ont des enfants un peu plus âgés qui font des remarques sur absolument tout sur un ton sentencieux, au final on trouve peu de bienveillance, mais des personnes imbues d’elles-mêmes, de leurs expériences, de leurs échecs, de leurs renoncements, de leurs incapacités, de leurs névroses, de leur méchanceté, de leur morale, de leur choix, et qui tentent de vous faire incorporer que leur parcours est la règle, et que « vous verrez quand il aura 1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 18 ans ». Ça me fait penser à ceux qui nous disaient qu’on n’aurait plus un instant pour écrire après la naissance de Cyrus, qu’on renoncerait à tout activité personnelle, que notre couple serait entre paranthèse, qu’on n’aurait plus le temps pour rien, qu’on serait tout le temps fatigué… Que les gens nous lâchent avec leurs conseils dépressifs et avec la projection de leurs problèmes, bordel, on découvre la vie de jeunes parents, c’est magnifiquement chaotique, on s’en sort, ce n’est pas toujours simple, ce n’est pas parfait, mais ça va, ça va très bien même. On veut bien des conseils bienveillants, encourageants, des idées de recettes, des informations nutritionnelles, on veut de la douceur et de la joie :-)

15 mars 2016

On vient de nous signaler, à Coline et moi, l’existence d’un roman ado (aussi publié à L’école des loisirs) intitulé Lettres de l’intérieur qui met en scène une correspondance avec quelqu’un qui est en prison. Comme dans La folle rencontre de Flora et Max (le personnage de Max est allusion au dessin animé Mary & Max, aussi une histoire de correspondance). On croit être original, avoir trouvé une idée neuve, et on s’aperçoit que ce n’est pas le cas. Alors forcément le traitement est différent, l’originalité est ailleurs. Et parfois tout de même on a des idées vraiment inédites, tout n’a pas déjà été fait comme le disent les écrivains sans imagination (et qui généralisent leurs limites). Parfois certaines de mes idées viennent d’ailleurs, je l’avais oublié et je m’en rappelle. Ainsi Bourdieu a été une influence importante pour moi (parmi d’autres, avec Deleuze, Frances Yates, etc) et je retrouve quelque chose de son esprit dans certaines de mes lignes, comme la première phrase de mon L’art de revenir à la vie : « L’être humain est le seul animal qui fait toujours autre chose que ce qu’il croit faire » qui rappelle « ils ne font bien que ce qu’ils ont à faire (…) que parce qu’ils font autre chose que ce qu’ils croient faire »). Quentin et moi sortons un album jeunesse au Rouergue en septembre qui s’intitule La recette des parents, et j’ai découvert plus tard chez le même éditeur (édité aussi par Olivier Douzou) La soupe de maman, de Clémence Pollet et Karin Serres. Les deux histoires sont différentes, mais le « concept » de la mienne n’est donc pas si original (mais j’espère que le traitement l’est).

26 février 2016

croissants

26 février 2016

Être parent d’un jeune enfant, cela signifie ne plus porter que des vêtements tachés de soupe, de purée, de lait, de compote. Et s’en moquer :-)

pull

26 février 2016

Par Coline (=^_^=)
hérissonanniversaire

26 février 2016

Parlons gastronomie.
Coline a trouvé un fromage végane (c’est-à-dire sans lait, sans aucune matière animale) incroyablement délicieux. Il pourrait passer pour un fromage de fromager, une merveille de petit producteur. Complexe, fort, bien fermenté.
Le problème de ce type de supers fromages véganes, c’est le prix. Ils sont très très chers. Ça tient à la matière première, aux ferments, et au fait que ce soit de mini productions j’imagine. Ce sont des fromages d’artisan.
Le jour où on trouvera facilement et pour un prix raisonnable des fromages véganes et de la « viande » végétale de qualité, aussi délicieux que les produits animaux, un basculement se fera peut-être.
D’ici là, les aventureux.ses peuvent aller faire un tour sur The vegan shop (dont le siège est dans le Morbihan, ils ont peut être une boutique là-bas).
Il y a souvent des ruptures de stock : dès que de nouveaux fromages sont annoncés, ils sont commandés dans les minutes qui suivent.
L’existence de ces fromages véganes n’est pas seulement une bonne nouvelle éthique et gourmande, c’est aussi la démonstration que l’imagination des cuisiniers déjoue toutes les contraintes

26 février 2016

Ils sont 26 à avoir voté contre (sur 577) : surtout des écologistes (en proportion), une poignée de socialistes et de députés de droite. Alliance hétéroclite de ceux qui craignent pour nos libertés et qui refusent de se laisser gouverner par des émotions récupérées politiquement.

26 février 2016

鬼は外! 福は内!
Dehors les démons, dedans le bonheur !
(j’apprends avec quelques jours de retard l’existence de la fête de setsubun, et j’ai bien envie de crier « Dehors les démons » ce matin).

26 février 2016

J’essaye de ne pas être en colère, à propos de pas mal de choses, j’essaye de ne pas être blessé, par pas mal de choses.
Ce n’est pas simple.
Mais ce n’est pas grave, mes angoisses et douleurs ce n’est rien, alors que des enfants meurent sur les plages de Turquie et d’ailleurs, plus de 300 depuis septembre (et que ceux qui sont contre l’accueil des réfugiés aillent se faire foutre).
En septembre, on a beaucoup parlé de la mort d’un petit garçon. Les médias ont écrit qu’il s’appellait Aylan Kurdi.
Très vite, on a su que non il ne s’appelait pas Aylan, mais Alan.
A.L.A.N.
La fiche wikipedia a été modifée, des journaux ont rectifié l’information. Et pourtant on voit encore des articles, la quasi-totalité, appeler cet enfant par un prénom qui n’est pas le sien.
Et je trouve ça violent, pour tout dire je trouve ça déguelasse. Un enfant meurt et comme si ça ne suffisait pas on lui arrache son prénom (le fait qu’il soit un enfant, étranger, inconnu explique ce mépris).
Il faut noter que ce problème avec le prénom d’Alan est un problème essentiellement français, nos amis québecquois semblent savoir qu’il s’appelle Alan, comme nos amis du Guardian ou de la BBC.
Cet enfant est mort, ils s’appelait Alan Kurdî. Son frère est mort aussi, il s’appelait Xalib Kurdî. Toutes mes pensées vont vers eux, mes pensées fortes, douces et aimantes vont vers eux.