30 novembre 2019

Je serai aujourd’hui sur le stand Gallimard jeunesse au salon du livre de Montreuil de 12h à 13h30 pour présenter Le permis d’être un enfant (et ce soir à la fête Gallimard).

8 novembre 2019

(suite à un article sur le mode « Les artistes, auteurs, actrices, ne devraient quand même pas envisagé.e.s d’être payé.es et de vivre de leur art car c’est très mal et très impur »).

Tiens tiens : alors les écrivains qui vivent de leur art c’est quand même pas terrible, ce sont des vendus ?
Ah oui ?
C’est un truc ancien.
Mais c’est ça pose pas mal de problèmes. D’abord un problème avec la vérité car si on regarde nos bibliothèques et nos discothèques on verra que beaucoup sinon la plupart de de nos livres et de nos disques sont des oeuvres de personnes qui étaient des « artistes professionnels ».
Ce vieux truc moisi de penser que vouloir gagner de l’argent avec son art est vil et navrant. En fait, on peut être corrompu si on veut vraiment poser la question en ces termes (car c’est de cela qu’il est question) aussi par le désir de reconnaissance, d’avoir de la presse, d’être célèbre. De cela on ne parle pas. Le fait est que l’art est impur, et que les artistes et écrivains non professionnels ont aussi leurs désirs pas très nobles en fait. Shakespeare écrivait pour survivre, pour, de façon très pratique, ne pas se retrouver à la rue et pouvoir manger. Est-ce que ça fait de Shakespeare un mauvais écrivain ? Les exemples ne manquent pas, qu’on en soit toujours là, à ce genre de discours est désespérant. Pour info, on trouvera aussi des artistes rentiers, et des artistes qui occupent des professions, parfait, génial, je veux dire : tout devrait être possible et tout est bien.
Il faut défendre le désir d’une part des artistes et écrivains d’être payés correctement et de vivre de leur art : d’ailleurs pour cela ils font des concessions : ils quittent les grandes villes, ils habitent de petites maisons et appartements, ils vivent chichement souvent. Forest, avec un certain mépris, pointe le danger de courir le cacheton, tiens tiens, mais je crois que Forest est prof de français, il doit bien savoir que l’histoire littéraire est pleine d’écrivains et écrivaines important.es qui « couraient le cacheton » (punaise quelle expression classiste et méprisante) de mille manières différentes, auprès d’un roi, d’une reine, d’un bienfaiteur quelconque. Il le sait Forest, il connait la vie de Balzac par exemple, et pourtant il ne le dit pas et c’est un problème.
Avec passion, il faut défendre le désir de certaines écrivains et écrivaines de vivre de leur art, car c’est un moyen pour les artistes non bourgeois de consacrer du temps à leur art. Forest est prof de fac, Jaenada journaliste je crois (note : cet auteur d’ailleurs parle de lui-même et ne généralise pas son point de vue, il explique son choix, rien à dire à ça, le problème est l’angle de l’article), forcément la question du temps de travail se pose différemment pour eux, disons différemment de quelqu’un qui a un boulot de pauvre. Pour ceux et celles n’ayant pas fait d’études, les métiers accessibles ne laissent pas le loisir du temps et de l’organisation de son temps, alors oui vivre de son art est une liberté à défendre pour des raisons politiques, pour des raisons osons le mot : de gauche. Parce qu’un truc comme les classes sociales existent en fait. Tiens comme par hasard les trois métiers cités sont avocat, prof, DRH.
Ce n’est pas une obligation, de vivre de son art, hein. Faire le choix de ne pas vivre de son art peut-être un choix assumé et défendu et nous n’avons rien à dire contre ça. Aucun mépris à balancer. Vive la diversité des choix.
Et une fois pour toute : vivre de son art n’est pas une vie romantique, loin de là. C’est passionnant et dur, riche et inspirant, angoissant et merveilleux. Et on aimerait un peu de soutien, en fait, de la part des copains et des autres, plutôt que des clichés bâtons dans les roues et de la condescendance.
Dernier point : un peu de cohérence serait pas mal de temps en temps et si effectivement une vocation comme il est dit dans l’article ne devait pas devenir professionnelle, alors dans ce cas avocat, journaliste, prof, etc nombre de métiers qui sont parfois des vocations ne devraient pas devenir professionnels, non ? Car pour exercer ces métiers, il faut obéir à des attentes, aux attentes de l’école et des institutions. Je ne vois pas au nom de quoi ça ne serait pas aussi un problème, un problème aussi important que l’argent. Et puis ces gens qui sont journalistes, profs, avocats, ils sont payés non ? Donc ça fait d’eux de mauvais professionnel.l.es ? C’est tellement absurde.
Si un historien de l’art passait dans la salle, un petit récapitulatif des artistes qui vivaient de leur art serait bienvenu je crois.
Dernière chose : étrangement, on ne dit pas aux cinéastes, aux acteurs, aux musiciens… qu’ils sont impurs/pas nobles de désirer vivre de leur art, de désirer gagner de l’argent pour payer leur loyer. Dans cette position, je vois surtout un soutien à l’industrie dont le rêve est justement que les artistes soient de moins en moins payés, et de moins en moins professionnels (et donc de moins en moins organisés pour revendiquer quoi que ce soit) : ainsi il sera facile de ne plus les payer du tout sous prétexte que l’art ne devrait apporter qu’une gratification quoi… d’ailleurs ? Spirituelle ? Intellectuelle ? Voilà on en revient à l’artiste pur esprit. Pfff.
Dernière dernière chose : ce qu subissent les artistes aujourd’hui, c’est-à-dire une précarisation de plus en plus grande, c’est ce qui arrive à bcp de salariés, et à terme à d’autres métiers vocations, comme journalistes, éditeurs, etc. Dans ma petite ville, ils veulent même remplacer les bibliothècaires par des bénévoles. C’est une passion souvent bibliothécaire, donc pas besoin de payer quelqu’un pour ça, n’est-ce pas ? C’est le même mouvement que celui qui s’attaque aux artistes. Et en laissant tomber les artistes on prépare des désastres pour un cercle beaucoup plus large. C’est le capitalisme en action qui ravage et divise.
Et punaise : l’art n’est pas pur, nous artistes et écrivains ne sommes pas purs, nos désirs sont complexes et pas toujours nobles. Et cela ne dit rien de la qualité de notre art. Nos mauvaises intentions, nos désirs de reconnaissance et de fric et de gloire peuvent donner de grandes oeuvres. Ce n’est pas obligatoire hein mais ça fait partie du lot. Il est temps de laisser ces désirs de pureté retourner de là où ils viennent : dans un inconscient chrétien qui habite encore trop profondément le cerveau d’une partie du monde de l’art.
Dernier point : avec Coline, nous avons édité un livre collectif intitulé Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ? Toujours disponible chez www.monstrograph.com. Une trentaine d’artistes, actrices, traducteurs, peintres, parlent de leur manière de se débrouiller avec le quotidien et leurs factures. Nous avons eu un petit article dans le Monde, une émission économique de France Culture en a parlé, un prof au Collège de France a commandé le livre, nous sommes passés à la maison de la Poésie de Paris. Il y a des choses à dire sur le sujet, et tellement de choses à écouter aussi si on le désire.

(note : ce post se base sur la recension ci-dessous du dossier de la revue par un journal, j’ignore le contenu de la revue et les propos généraux des auteurs cités ici : le problème est le parti-pris développé dans le texte ci contre, un point de vue tellement courant)

4 octobre 2019

La tentation est grande de s’engueuler avec tout le monde. Mais à un moment, j’observe que mes débats et mes disputes, si cela apporte du trouble, un trouble parfois bienvenue, ont pour effet de me blesser, de me laisser insatisfait et triste. J’ai quitté les réseaux sociaux comme scène de débats et militantisme, il y avait des spectateurs pourtant, mais je veux vivre pour moi, les miens, et mes combats, plutôt que pour le spectacle de mes engagements et de mes luttes. Il y avait de la compulsion chez moi à réagir à tout. Certes c’est que tout me blesse, que je vois de la violence partout et tellement de souffrance. Je ne pense pas avoir tort. Mais je pense que dès lors que nos combats nous blessent trop, il faut cesser, en tout cas changer de scène, revenir au local, aux cafés pris entre ami·e·s et dans mon cas aux livres. Je me sens tellement paisible depuis que j’ai arrêté de partager des articles militants et de parler d’écologie, de cause animale, d’anticapalisme. Cela ne m’empêche de continuer à me battre ailleurs et par d’autres moyens. Nécessairement ça ne pouvait que mal se passer : les réseaux sociaux sont faits pour la norme, dès lors qu’on s’en écarte tout est douloureux. Je suis anticapitalisme, écologiste, animaliste, je remets en cause la norme sexuelle. Forcément on se prend des coups. Concernant l’animalisme j’ai bloqué aussi bien des anti-animalistes qui défendent leur droit de bouffer du steak et de porte de la fourrure que des véganes qui trouvent que je ne le suis pas assez (ce que ce mot charrie d’idée de pureté me gonfle). Mes posts sur le véganisme/végétarisme ont produit des réactions violentes de la part d’être humains du milieu intellectuel, d’écrivains, j’ai bloqué une écrivaine par exemple qui voulait donner des baffes aux véganes, et ensuite plus précisément à moi. On assiste à ça et on voit que tout le monde rigole, que le marigot ricane et qu’il n’y a personne pour dire Ça ne va pas, qu’il n’y a personne pour dire « Tu exagères, tu n’as pas à menacer Martin ou d’autres ». Personne n’est là en fait. Je le sais bien mes positions politiques me mettent à l’écart de la norme : je suis contre la viande, pour l’interdiction des voitures (ça va avec la construction de services publiques de transports dans les campagnes et zones péri-urbaines), pour l’interdiction des emballages (vrac obligatoire et généralisé, interdiction aussi des gobelets en carton à emporter pour boire son café), je suis pour l’interdiction des jouets en plastique et des jouets genrés, pour la fin du nucléaire, pour linux, contre les tablettes numériques, pour une école publique alternative inspirée de montesorri et decroly et freinet, contre les chefs et l’idée même de chef, pour la démocratie directe, pour une massive égalité des revenus, pour l’interdiction de la chasse, contre l’industrie, toutes les industries (culturelles et autres), contre la concentration des entreprises, contre l’actionnariat, contre la finance, pour au minimum le végétarisme obligatoire, pour l’interdiction des voyages de vacances et loisirs en avion, contre la professionnalisation des politiques, pour une réduction importante du temps de travail (18h par semaine me semble le maximum tolérable), contre les hauts revenus, pour la fin de l’héritage, pour une société inclusive à l’égard des handicapé·e·s, je suis pour l’interdiction au maximum des produits transformés. Tout cela est très raisonnable. Et pourtant, cela me met en délicatesse avec 99% des personnes. Je l’ai vu lors de la maladie de mon père, son passage par la rue, ma lutte solitaire contre les hôpitaux pour qu’il soit pris en charge : les gens et même les ami·e·s ne se sentent pas concerné·e·s, ils vont continuer à voter pour des partis qui les favorisent eux les bien portants, valides, bien soignés, qui partant en vacances. Et je songe aux électrices et électeurs du rassemblent national, cette catastrophe qui arrive, et tous ces gens qui ne comprennent que quand on va mal et bien non ne vote pas rationnellement, qu’on a pris des coups on ne vote pour ses intérêts, ces gens votent d’une façon qui montre qu’ils souffrent, et peut-être chez certains d’entre eux il y a un désir de catastrophe pour ne plus être les seuls à souffrir. Punaise mais quelle tragédie ! Prenez soin les uns des autres, par pitié. Prenez soin des personnes qui souffrent et ont moins que nous. J’ai critiqué les réseaux sociaux et c’est assez injuste. J’aime bien Instagram, pas de dispute là pour l’instant. Et surtout, en fait le monde réel n’est pas plus simple. J’essaye d’améliorer les menus de l’école de mon fils, et ce qu’on leur donne au goûter (du chocolat blanc, du pain blanc, du crunch), et non ce n’est pas simple, à la mairie ils s’en moquent, l’association Léo Lagrange qui s’occupe de la garderie aussi. Engueulade etc. Alors ça va hein mon fils mange super bien à la maison, on a les moyens et le temps de lui proposer des trucs bios et pas industriels. Mais alors tant pis pour les enfants de familles pauvres dont les parents n’ont pas le temps ni le moyen, à la cantine et aux goûters ils auront des trucs pas terribles, pas bios, trop gras, trop sucrés. Merde. C’est épuisant et blessant d’être confronté à des hommes politiques et à des personnels administratifs qui se foutent des gamins, pour qui la nutrition n’existe pas. Et je ne vais pas me lancer dans un truc qui mériterait aussi un combat : l’école est neuve, la cantine aussi, mais pendant le temps du déjeuner c’est le brouhaha, le bâtiment n’a pas été pensé pour des enfants qui y mangeraient et parleraient, donc c’est super bruyant. Dans la ville d’à côté, la mairie a fourni des bouchons d’oreilles aux personnels de service. Punaise. La cantine est neuve et ils n’ont pas pensé à ça. Donc ça fatigue les enfants, c’est un moment pas très agréable et ça peut causer des dommages à leur audition. Punaise de société qui méprise les enfants. Alors j’arrête, je me calme, j’adhère à la fcpe, au conseil de classe, mais je vais arrêter de porter des combats tout seul. J’ai besoin de calme et de douceur, de tendresse. De repos. De rapports chouettes avec les gens. Je parle de plus en plus avec tout le monde, avec les caissières, avec les vendeuses, avec les gens que je croise. J’ai besoin de liens, de me connecter. Ah tellement envie de me barrer dans une ville, ou un pays, avec qui pour une fois je partage des valeurs. Avec Coline, on a décidé ça : déménager d’ici quelques mois ou années.

28 septembre 2019

Les ami.e.s, je suis invité à la librairie La Petite Boucherie, 65 rue Monge, à Paris ce dimanche à partir de 11h pour présenter Le permis d’être un enfant, mon album dessiné par Ronan Badel, publié par les éditions Gallimard Jeunesse. Si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas à passer !

28 septembre 2019

Tout va bien.

Je découvre les migraines à aura, aura visuelle, et aura aphasique. Très flippant quand on ne sait pas ce que c’est. Mais pas grave. J’avais déjà eu des maux de têtes mais j’ignorai que j’étais migraineux.

12 juin 2019

Je suis à Nantes toute la journée pour le forum du livre au Lieu Unique, et en particulier présent pour une table ronde à 14h.

10 juin 2019

coline et martin

8 juin 2019

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24 mai 2019

Le combat continue et nous sommes motivés mais bien seuls.

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16 mai 2019

Après discussion avec mon groupe de parole et de soutien (Coline, Marc et Manon), j’ai décidé de ne plus parler politique sur les réseaux sociaux.
Voici donc une photo d’un brownie à la patate douce et aux haricots noirs. C’est un délice (=^_^=)

brownievégane

14 mars 2019

Les amix,
je suis à Paris dès demain et au Salon du livre de Paris samedi toute la journée (le matin sur le stand école des loisirs) et l’aprem pour un débat avec des autrices sur le roman ado et ensuite pour une rencontre sur le livre numérique. Donc nh’hésitez pas à passer me voir, et si vous voulez des Monstrograph pour que je vous les remette en main propre, vous pouvez me passer commande en mp :-)

13 mars 2019

Lundi aprem j’étais à un groupe de parole autour de la parentalité. J’aime le principe des groupes de parole, on est toutes et tous assis en cercle, il y a du thé et du café, on ne se connaît pas, on écoute et on parle. C’est une des rares occasions où on peut discuter avec des personnes qu’on ne connaît pas, de milieux sociaux différents.
Ces derniers temps, Cyrus a du mal à nous laisser partir de sa chambre le soir, il dort plutôt bien, mais le moment du coucher est compliqué, il a peur des cauchemars, du noir, de la solitude. Je voulais savoir comment font d’autres parents (nous en ce moment, on reste dans le couloir), si j’avais des trucs à apprendre.
Une psychologue animait le groupe, nous étions 4 parents. Trois mamans et moi. Et très vite j’ai compris que la question de l’endormissement de mon fils était futile. Les trois mamans avaient toutes un enfant autiste, autiste profond, des enfants qui ne parlent pas, des choses lourdes. Je me dis « merde, qu’est-ce que je fais là ? je ne devrais pas être là ». Quand cela a été à mon tour de parler, j’ai raconté, je ne me sentais pas à ma place, mais j’ai raconté, j’ai raconté aussi que c’était un peu la lutte pour que Cyrus s’habille le matin. Les trois mamans m’ont écouté, sérieusement, et elles m’ont donné des conseils, elles ont parlé de ces problèmes qu’elles connaissent aussi avec leurs autres enfants, on a échangé des solutions, des pistes, et c’était tendre, chaleureux et ça donnait de l’énergie. Je leur ai posé des questions sur leur vie de mère d’un enfant handicapé, et pour avoir vécu ça avec mon père je savais que c’était dur, mais bon dieu la manière dont l’État français et les collectivités s’occupent des enfants autistes et de leurs parents est scandaleuse. Il y a de bons IME, mais une maman a été obligée de déménager (quittant Limoges pour Angers) pour en avoir un à la hauteur, car certains sont des horreurs. Elles m’ont parlé du statut de parent aidant, payé une misère, du manque d’aides pour la garde des enfants et le ménage, et du futur angoissant pour leurs enfants, les dizaines de dossiers à remplir pour la MDPH, la folie administrative, et la terrible question : que deviendront ces enfants quand elles seront mortes ? quand plus personne ne sera là pour les défendre ? Elles doutaient que l’Etat s’en occuperait bien et elles ont toutes les raisons de le croire. Je n’étais pas à ma place durant cette heure et demie, mais j’étais à ma place aussi, on a parlé, j’ai appris des choses, pour mon fils et le sommeil, sur les enfants handicapés, sur ces femmes (car ce sont les femmes qui s’occupent des malades, pas les hommes, qui travaillent, ou qui sont partis), héroïnes est le mot qui me vient, et je veux dire aussi combien elles étaient drôles et vivantes et légères en même tant que combattives.
Il devrait y avoir des groupes de paroles partout et pour tout.

21 février 2019
pénétrationmonstrograph2Aux éditions Monstrograph !
Difficile de résumer ce livre, alors dire qu’il est composé de deux parties, la première un petit essai critique écrit par moi sur la pénétration, et la deuxième, des témoignages souvent anonymes de femmes et d’hommes sur leur rapport singulier à la pénétration. Trois personnes ont témoignées sous leur propre nom, des femmes, des écrivaines, Eloïse Lièvre, Emmanuelle Pagano et Jessica Gallais. Les témoignages sont forts et magnifiques, mon essai est, j’imagine, un peu iconoclaste mais pas *contre* la pénétration, disons qu’il interroge cette pratique et son hégémonie, il critique l’usage qui en est fait et donne à entendre une voix différente.
Le livre fait 160 pages, il a des rabats et les cahiers sont cousus. Le papier est beau. Il coûte 12 euros.
Il semble que ce soit un sujet qui met mal à l’aise, étonne, fait sourire, en tout cas il fait réagir et je suis très curieux des retours de lectrices et lecteurs.
Pour commander le livre c’est ici.
(à noter que les frais de ports sont moins élevés pour l’étranger que pour la France). Le livre n’est pour l’instant disponible que sur notre site, mais si des libraires veulent le vendre ça nous ferait très plaisir ! Ils peuvent nous contacter (la remise libraire est de 35 %, le livre a un code barre, un isbn, et sera chez Electre d’ici peu) (note : le titre est venu lors d’une discussion sur facebook, si quelqu’un se souvient m’avoir donné l’idée, que cette personne me le dise).
11 février 2019

soireeamoureux

Cinéma (on a beaucoup aimé Les invisibles), dîner en amoureux, mais avant ça, prendre un verre au Bar du Centre, avec notre butin de livres, dont une bio d’Astrid Lindgren, un livre sur des écrivaines et écrivains qui ont fait le choix de ne pas avoir d’enfants (Ils vécurent heureux et n’eurent pas d’enfants, traduction et préface par Julia Kerninon), le nouveau Mathieu Simonet, un roman jeunesse sur un enfant défiguré (Wonder)…

10 février 2019

Pour mon anniv, Coline m’a fait mon gâteau de rêve : je ne sais pas comment ça s’appelle, mais étage ricotta sucrée, crème de marron à la crème fraiche et meringue, tout ça végane, natürlich. (genre torche aux marrons peut-être ?)
C’est un très beau dessert, et c’était délicieux !
(=^_^=)

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8 février 2019

maisonpoesoejanvier2019

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8 février 2019

Ok j’ai déconné.

Je vais chercher Cy à la garderie, et il a fait un super dessin. Le mec de la garderie le pose sur la table, j’arrive à convaincre Cy de s’habiller, je me retourne pour prendre le dessin. 

Hm il y en a deux : un dessin sur fond rose et un dessin sur fond bleu. 

Je pense « Punaise, ils déconnent quand même de mettre des fonds bleus pour les garçons et roses pour les filles ! » 

Je prends le dessin sur fond bleu.
Comme il fait moins 15 degrés, que je suis malade, que Cy est malade, je décide qu’on rentrera en bus. Et là juste avant de monter dans le bus, Cy dit « Mais c’est pas mon dessin ! C’est celui de L. ! (prénom de fille) »
Cy avait fait son dessin sur fond rose.
Alors bon je me suis trouvé très con forcément. Donc on est retourné à la garderie et évidemment en dix minutes tous les autres parents étaient passés et la garderie était fermée, et donc L. a du prendre le dessin de Cy, ils feront un échange demain à l’école.
Punaise, les réflexes sexistes sont bien ancrés.

(autre manière de voir tout ça : peut-être que j’ai supposé que le mec de la garderie avait forcément choisi le rose pour les filles et le bleu pour les garçons)

7 février 2019

Mon meilleur cadeau d’anniv’ du monde pour mes 44 ans : une co-création Coline et Cy (=^_^=)
<3

cadeau44ansColineetCyr

26 janvier 2019

Hiers soir, lecture et discussion autour de Les artistes ont-ils besoin de manger ? à la Maison de la Poésie de Paris, à l’invitation d’Arnaud Cathrine. Avec Mathieu Simonet, Julie Bonnie, François Bon, et moi. Nous étions sur scène, pour lire et parler de nos bricolages et parler des choses qui parfois ne vont pas. J’ai maladroitement animé, c’était un beau moment, la salle était pleine et réactive. Marc Molk et Nebellinda maison de la poésie 25 ajnvier 2019 artistes manger monstrographil Jomunsi étaient dans la salle et sont montés lire un extrait de leur texte. On voudrait davantage de soirées comme ça et d’invitations. Pour l’instant, c’est la seule invitation à parler de ce livre collectif, édité par Coline et moi (et tiens, il y a eu un article dans L’Humanité, mais ils ont coupé Coline de l’article, comme si j’étais le seul créateur et éditeur de Monstrograph… désespérant).

(Photo de Bettina Sultan)

19 janvier 2019

Je suis à Marseille aujourd’hui, et en particulier à la libraire Maupetit, pour parler de mon livre numérique animé, Emma ou la nouvelle civilisation, créé avec Samuel Jean. C’est à 17h30.