12 juillet 2017

La société humaine est en train d’accomplir la disparition de milliers d’espèces animales. Et toujours dans les articles, on parle pollution, on parle diesel, nucléaire, mais toujours aussi peu d’articles (sauf Audrey Garic dans Le Monde) pour parler de la première cause de réchauffement climatique, de déforestation et de gaspillage des ressources d’eau douce : l’élevage. Comme ce monde est doué pour l’absurde, même les écologistes n’en parlent pas, ou peu, après tout ils sont attachés à leur poulet bio fermier, à leur agneau de petit producteur. Mais l’élevage bio, local, de petit producteur, est aussi source d’une pollution considérable. Remplacez les élevages industriels de cochons en Bretagne par des élevages de petits producteurs, alors non seulement vous manquerez de place (et cet espace on le prendra à qui ?), mais la merde de cochon bio ça infiltre aussi les nappes phréatiques. Les boeufs de petits producteurs produisent aussi du méthane et consomment de l’eau.

Je regarde autour de moi et je ne vois pas non plus de journaux ni de journalistes qui posent le problème tel qu’il est : nous devons changer de civilisation. Même ces canards parfois de gauche comme Politis, Mediapart (que je lis) etc. Je regarde autour de moi et je ne vois pas de partis ni d’associations dire les quelques bonnes mauvaises nouvelles qui permettraient d’arrêter le massacre et la destruction de notre planète : fin de l’élevage, développement de la culture des légumineuses (et chanvre et orties pour fibres textiles), fermeture des magasins de vêtements, interdiction des emballages, fin des produits ménagers polluants (le vinaigre blanc et la bicarbonnate font l’affaire). Il s’agit d’être radical, car cette société est radicalement violente à l’égard des humains, des animaux et de la nature.

10 juillet 2017

Très belle expérience.

Je copie-colle l’article de blog de Coline à ce sujet :

Il y a quelques temps, Stéréolux a proposé à Martin Page et moi-même de faire une résidence de quelques jours dans un crèche pour monter un projet autour du livre, de la musique et du numérique. On a donc imaginé la création et l’enregistrement d’une lecture sonore avec les enfants.
Au début du mois de juillet, nous avons passé quelques jours en immersion dans le multi-accueil Chlorophylle à Nantes pour enregistrer les enfants. Ils ont joué de la musique et réalisé des bruitages (avec des instruments et des percussions, mais aussi avec ce qu’on avait sous la main), ils ont chanté, poussé de fantastiques cris d’animaux. Les plus grands ont aussi dit des mots ou des phrases que nous avons ajoutées au montage.
Nous avons démarré la résidence avec seulement une idée vague de ce que nous allions écrire, et nous avons écrit l’histoire en fonction de ce que nous enregistrions. Elle s’est donc enrichie au fur et à mesure des idées et de la spontanéité des enfants.

Comme nous avons réalisé les enregistrements « en situation » (dans les salles communes de la crèche), le son n’est pas parfaitement propre. Il y a forcément des bruits de fond et des parasites. Pour nous, c’était une sacrée expérience, – le marathon était épuisant – mais aussi réjouissante et touchante.

L’histoire est racontée par Martin, co-écrite par nous deux, bruitée par les enfants du multi-accueil Chlorophylle à Nantes, habillée musicalement par moi, et s’appelle donc La disparition des animaux. »

 

28 juin 2017

Vendredi je vais parler de Les animaux ne sont pas comestibles à Angers, merci à Lea49 pour l’invitation.

« Vendredi 30 juin à 18h30 au Centre Jean Vilar à Angers, deux auteurs nous font l’honneur de participer à une rencontre autour du thème de l’éthique vegan.

Venez rencontrer Hélène Defossez, auteur entre autres de « le végétarisme comme réponse à la violence du monde » et « enceinte et végétarienne » et Martin Page  auteur entre autres de l’essai « les animaux ne sont pas comestibles ».

Cette soirée est organisée par LEA 49 et L214 avec l’aimable partenariat de la Librairie Contact.

Lors de cette soirée retrouvez des tables d’information LEA 49 et L214, une vente de pâtisseries végétales et un coin librairie.

L’entrée est gratuite, mais l’inscription est obligatoire compte-tenu du nombre de places limitées ! »

28 juin 2017

Le jardin se transforme, nous l’avons transformé. Beaucoup de fraises ces dernières semaines. Premières poires, petites, un peu farineuses, mais miamesques. Et apparition des premières courgettes. La vie au jardin me va bien.

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28 juin 2017

Tournage devant notre frigo ouvert par Citizen V (Amélie et Lucille Escourou) pour une série de vidéos sur le frigo des véganes.IMG_8717

28 juin 2017

Je viens d’apprendre que je ne toucherai aucuns droits sur les représentations théâtrales de La bataille contre mon lit. Je suis adhérent à la SACD, mais ça n’a servi à rien ici. Celle-ci a reversé mes droits à la SCELF, qui a reversé à la maison d’édition, qui n’a plus payé les droits aux auteurs depuis des années et qui est aujourd’hui en faillite. Toutes les tentatives juridiques pour nous faire payer ont échouées. Décidément, les auteurs, artistes, ont peu d’alliés. L’argent transite d’une société de perception de droits à une autre, puis à une maison d’édition, les acteurs sont payés, metteur en scène aussi, et rien pour l’auteur. Aucun recours. Tout continue comme avant. C’est fatigant, cette solitude, ces combats, ces coups. Ce pays qui aime tellement dire qu’il aime les arts, mais blesse et combat les créateurs.

28 juin 2017

Ce dernier mois, deux fois ambulance, deux fois les urgences du CHU d’Angers. La première fois pour une amie qui n’allait pas bien, la seconde fois pour : colique néphrétique, pas le chose la plus agréable au monde, et puis ils ne filent pas de la morphine rapidement dans ce pays (depuis j’ai pissé le caillou de 3,8mm).

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22 mai 2017

Je suis sur France Inter demain matin mardi 23 mai de 10 à 11h pour parler de mon livre Les animaux ne sont pas comestibles.

20 avril 2017

Je serai au salon VeggieWorld (au Centre quatre, dans le 19°) samedi en début d’après-midi pour la revue Véganes, sur le stand des éditions La Plage. A priori, il n’y aura pas mon livre Les animaux ne sont pas comestibles.

10 avril 2017

 

Lundi 10 avril à 19h30 à l’espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, Paris 2e. Entrée libre et gratuite. Dès 18h30, vente de gâteaux véganes et de mon livre.

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7 avril 2017

Je serai au festival de Villeurbanne du livre jeunesse tout le week end. Et débat avec Coline dimanche matin :-). Le programme est ici.

23 mars 2017

Coline et moi serons à Nantes aujourd’hui, pas mal aux Bienaimés je pense surtout ce matin et midi. Coline a un atelier d’écriture l’aprem. Si vous êtes dans le coin…

15 mars 2017

Coline et moi serons à Nevers à partir d’aujourd’hui pour des lectures dessinées (avec Sandrine Bonini pou moi et Loïc Froissard pour Coline), et une lecture musicale (au ukulele, Coline et moi jouant alternativement) autour de La folle rencontre de Flora et Max. Ma lecture dessinée avec Sandrine Bonini s’intitule Le monstre de Frankenstein des légumes.

Le programme est ici.

6 mars 2017

Coline et moi serons au Pouliguen demain mardi à 18h30 pour parler de Monstrograph. La rencontre sera animée par Eric Pessan.

Et jeudi, sortie d’un nouveau livre.

3 février 2017

Quand Coline et moi habitions Nantes, nous cherchions des amis. Pas des copains, des amis. Nous sommes très peu doués pour ça, ça ne colle jamais. C’est comme si nous habitions une autre dimension et qu’on n’arrivait pas entrer en relation avec la dimension des gens qu’on rencontre. Donc on avait imprimé des autocollants et on les avait collé en ville. Résultat : rien. L’échec amical habituel.

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26 janvier 2017

Relecture de mon manuscrit après passage de la correctrice. Elle a repéré des fautes de français, des oublis de mot, des erreurs factuelles (j’ai confondu le nom de deux associations, par exemple). Elle a suggéré de remplacer certains mots en cas de répétition. C’est un travail, fin, respectueux et rigoureux. Les correcteurs sont nécessaires, penser économiser sur ce poste, en payant moins, ou pas, en engageant n’importe qui, c’est une erreur tragique. En tout cas c’est un signe de manque de professionnalisme, qui n’est pas rare au sein de cette industrie (et je pourrais dire la même chose au peu d’espace, de temps, d’argent donné aux graphistes indépendants pour créer des couvertures originales, dire l’horreur que sont les banques d’image).

Je pense avec amitié à André Schiffrin et à la manière dont son Édition sans éditeurs a été reçu lors de sa sortie, avec une certaine condescendance par le milieu littéraire français sur le ton de « Ça n’arrivera pas ici, c’est un truc d’américains ». J’avais déjeuné avec Schiffrin à New York en 2004 dans un petit resto chinois. C’était un homme charmant, élégant d’un point de vue humain, et passionnant. Il manque.

Je pense aussi Éric Hazan qui dans un livre récent sur la manière dont l’édition fonctionne ne parle pas de la rémunération des auteurs, et cite un éditeur qui se plaint d’un auteur (Balzac), tiens donc comme c’est original : une plainte d’éditeur à l’égard d’un auteur dans le livre d’un éditeur. Comme quoi les idées politiques sont toujours redevables d’une position. Il ne suffit pas de dire qu’on aime la littérature, les livres, les écrivains, il faudrait reconnaitre que les auteurs ont un corps et une vie matérielle, et qu’il y a souvent un rapport social complexe dans leur position au sein de ce système.

22 janvier 2017

J’ai réactivé mon feedly (il apparaît désormais en page d’accueil de mon navigateur) et je mets à jour la listes des blogs que je suis et vais suivre. Si vous avez des conseils de blogs extras, ou si vous-même avez un blog n’hésitez pas à me le signaler.

16 janvier 2017

Avec Coline, nous prenons des vacances de Facebook. L’occasion de relire des blogs et de réécrire nos blogs.

9 janvier 2017

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Vins bus ces derniers temps (avec grand plaisir, je ne cite pas la déception) : parler des artistes qu’on aime.
Gué du Murier, de Bruno Rochard
Un vin « sec à demi », doux et fantastique, Herbes douces, de Clément Baraut
Primera Vez, de l’équipe de La Grande aux Belles (nos voisins) : Marc Houtin, Julien Bresteau,Gérald Peau. Dont j’avais bu et aimé le Brise d’Aunis. Primera Vez est plus léger, très agréable (et pas cher).
Le Morgon de Jean-Paul Thévenet.
Vins naturels (donc sans produits animaux, sans colle de poisson, sans blanc d’oeuf, etc, et oui les vins conventionnels et bios contiennent pas mal de choses autres que le raison dont oeufs, poisson…), peu ou pas souffrés, et abordables.
J’en profite pour partager cet extrait d’un beau texte de Jérôme Leroy consacré à Marcel Lapierre (et aux vins naturels, donc).
Avec Coline, on a découvert une super cave à Angers WINE NOT vins & spiritueux), ces gens ont l’air d’être des passionnés (par les vins naturels, entre autre), et ils ne poussent pas à acheter des vins chers, ils entendent quand on leur dit que nos moyens sont limités.

26 décembre 2016

« cette prière toute mêlée de conjurations que, chaque année et de plus en plus, nous adressons aux petits enfants – incarnation traditionnelle des morts – pour qu’ils consentent, en croyant au Père Noël, à nous aider à croire en la vie. »

« l’Église n’a certainement pas tort quand elle dénonce, dans la croyance au Père Noël, le bastion le plus solide, et l’un des foyers les plus actifs du paganisme chez l’homme moderne. Reste à savoir si l’homme moderne ne peut pas défendre lui aussi ses droits d’être païen. »