17 décembre 2017

:-)

skypefamille

 

17 décembre 2017

Trois jours en Allemagne. Rencontres autour de La folle rencontre de Flora et Max (écrit avec Coline Pierré), sélectionné pour le prix des lycéens allemands : Stuttgart, Heidelberg, Freiburg, Karlsruhe.
Merci aux Instituts français bien sûr et en particulier à l’ Institut français Stuttgart. Plaisir de retrouver ce pays que j’aime. Plaisir de rencontrer des lycéen.n.e.s allemand.e.s qui ont lu un livre en français (les Français auraient à apprendre de l’enseignement des langues étrangères de la part des Allemands, et mieux encore : des pays nordiques).

allemagne2017

 

17 décembre 2017

J’ai donc été face-à-face avec Jocelyne « Je tue ceux que j’aime » Porcher, ancienne éleveuse et sociologue à l’INRA.
Je ne m’attendais pas à ça.

J’y allais détendu, après tout, je déteste les conflits, je fuis les discussions trop violentes. Je ne comptais pas m’énerver.
En général, je débats avec d’autres véganes/animalistes (c’est quand plus sympa de se disputer avec des gens dont on est proche), parfois avec des *omnivores*, rarement avec des carnistes/spécistes.
Donc c’était une première pour moi : échanger avec quelqu’un dont les positions sont radicalement opposées aux miennes. Je savais qu’on ne résoudrait pas ça, mais je pensais qu’on pourrait montrer au public à quoi tiennent nos différences.
Erreur.
Ça a été la guerre.
La technique réthorique de Jocelyne Porcher c’est une réthorique accusatoire. Principalement (et elle me regardait en disant ça) :
« Vous n’aimez pas les animaux »
 » Vous voulez la disparition des animaux »
« Vous êtes des alliés des industriels et du capitalisme »
« Vous ne connaissez pas les animaux »
C’était si violent (et franchement : stupide) que ça m’a désarçonné. C’était tellement excessif et à côté de la plaque, tellement malhonnête et caricatural. Bien sûr Jocelyne Porcher n’avait pas lu mon livre (j’avais lu un des siens) : c’est plus simple si on a l’ambition de dire des conneries et d’être agressif.
C’est très bizarre quand quelqu’un vous regarde et vous pointe du doigt en vous accusant, le réflexe est de se justifier. C’est ce que j’ai fait, et je n’aurais peut-être pas dû. J’aurais du hausser les épaules et la tourner en ridicule (ce que j’ai fini par faire à la fin du débat – elle n’a pas apprécié, ah oui l’humour : pas son fort).
Au final, elle a été habile, Jocelyne, car ses attaques m’ont déstabilisées. Pas fair play, mais efficace dans la guerre argumentaire. Ce qui l’intéressait c’était de frapper.

J’ai donc répondu, pour le public, j’ai dit « Les véganes aiment les animaux » c’était si absurde de le rappeler. J’ai parlé du dernier numéro de Véganes magazine dans lequel s’expriment des véganes qui justement ont recueilli des animaux (écureuil, chats, lapin, chiens, rat je crois, etc…), des animaux qu’ils aiment et dont ils prennent soin. J’ai parlé des refuges pour animaux sauvés des abattoirs, comme Groin-Groin. De toutes les militant.e.s qui donnent du temps à s’occuper des animaux abandonnés, de toutes celles et ceux qui sensibilisent à la cause animale, qui informent le public, proposent des alternatives, pensent la question animale, etc.
Bon, je ne vais pas détailler l’ensemble du débat avec Jocelyne Porcher (enfin : ses attaques, mes contre-attaques), vous voyez l’idée. (Alliés des capitalistes ? Pourtant c’est une société capitaliste qui attaque les animalistes, les condamne, qui refuse de les informer sur la nutrition, pourtant les véganes ont une importante réflexion sur les déserts alimentaires, sur la nourriture végétale locale et bio…//Faire disparaître les animaux ? Alors que c’est l’élevage qui a réduit le nombre des espèces animales, alors que c’est la consommation de viande qui participe en première place au réchauffement climatique. C’est tellement absurde.)
J’ai rappelé, que non, les véganes ne voulaient pas la disparition des animaux (whattttttt?), c’est même le contraire de notre projet, et qu’il est possible d’avoir des relations avec les animaux sans les manger, on peut même collaborer ensemble, se côtoyer, communiquer. Tout est à inventer. J’ai parlé de Zoopolis, bien sûr, et bam ! Jocelyne Porcher m’interrompt et me reproche de ne pas avoir lu son dernier livre à elle, qui selon elle, propose la même chose (je rêve) que Will & Sue. Puis elle ajouté que Will Kymlika était d’accord avec elle, et qu’il n’était pas abolitionniste (terme que je refuse d’utiliser mais qu’elle voulait me coller sur le dos). C’était très malin et pervers, car en faisant des auteurs de Zoopolis (en fait elle n’a cité que Will K, elle a oublié Sue D.) ses alliés, elle me mettait des bâtons dans les roues. Pas très loyal, et mensonger, quand on connait les positions de ces auteurs.
Pendant le débat, on a bien compris que pour JP, tuer des animaux était la condition pour bien les connaître et bien les aimer (j’espère qu’elle est célibataire et qu’elle n’a pas d’enfants). Je rêve. D’ailleurs, sa position était tellement incohérente et violente, que quelqu’un, excédé, s’est levé dans la salle pour le lui faire remarquer.
Jocelyne Porcher est une référence pour une partie viandarde de la gauche écologiste qui reste attachée à son steak et à son poulet bio et qui n’a pas envie de voir que les animaux préfèrent vivre plutôt que de finir dans nos assiettes, la gauche qui tient à ses privilèges en somme (ça paraît contradictoire, hein ?). Le poulet de petits producteurs, une oppression bio et de petits producteurs en somme c’est quand même plus sympa. La mort c’est tellement de gauche quand elle est donnée chez soi, vive le massacre artisanal. Navrant.
Expérience pas très agréable. Comme quoi la violence des carnistes se retrouve dans leur violence réthorique et leurs accusations délirantes.

17 décembre 2017

Heidelberg, Mannheim, et en route pour Freiburg (puis Stuttgart) : Flora & Max Tour.

Allemagnereise

17 décembre 2017

Et voilà ça commence, les animalistes se font remarquer :-)
Ce matin, cours de gym avec C*.
La prof : Les enfants, imaginez que vous êtes au zoo…
Moi : C’est obligé que ce soit un zoo ? Un lieu où les animaux sont privés de leur liberté et malheureux ?
La prof : C’est vrai. Alors les enfants, imaginez des animaux dans la forêt…

17 décembre 2017

Le calendrier de l’avent pour C* (tricoté par la grand-mère d’Alsace) : une chaussette par jour (avec une surprise dans chaque chaussette).

calendrieravent

17 décembre 2017

Le site Plateau lecture propose (une sorte de catalogue) des lectures dessinées, musicales, etc par des auteur.e.s et illustrateur.rises, dont Cécile Roumiguière, Carl Norac, Carole Chaix, Clothilde Delacroix, Gilles Bachelet, Coline Pierré, Jo Witek, Guillaume Guéraud, Annie Adopian, et moi-même. Le site vient d’être refait par Cécile Roumiguière (grâce lui soit rendue :-) ), il est très beau !

17 décembre 2017

Depuis qu’une amie (Punk Aurelia) s’est lancée dans le zéro déchets, à la maison on tente de réduire la masse de trucs qu’on jette. On est très très moyennement doués pour l’instant, mais ça avance. On a un compost, mais pas simple pour des véganes niveau alimentation, il n’y a pas de tempeh ou de tofu sans emballages. On réduit notre garde robe (on commence à), à ne pas acheter, et on recycle : ici, transformation d’une vieille chemise en mouchoirs en tissu (après il y aura l’étape machine pour le zigzag, ça sera plus compliqué…). Alors bien entendu, réduire ses déchets fait partie d’une politique plus globale, et changer dans notre sphère privée ne suffit pas, même si ça compte. 

On achète de plus en plus en vrac aussi, mais pas tout, et la seule boutique vrac total est en centre-ville. L’écologie est encore trop souvent un privilège de riches.

couturehome

17 décembre 2017

Ce soir on tente le joie gras de Jay & Joy :-) le foie gras sans cruauté de Jay&Joy (on avait déjà testé et aimé-enfin moi Coline ne l’aime pas- celui de la petite frawmagerie).

joiegras

Et c’est délicieux !

Pas besoin de tuer des animaux pour prendre son pied.

 

22 novembre 2017

martinpagemontreal

22 novembre 2017

Je serai ce jeudi 23 novembre, avec Dalibor Frioux, Alexis Jenni et François Garde à la libraire Le Gai Rossignol, 9, rue Saint Martin Paris 4, pour parler du livre collectif (édité par Dalibor Frioux), L’éloge du sommeil (éditions du Seuil).

Je serai ce vendredi 24 novembre à la Médiathèque Anne Fontaine, 20 rue Maurice Labrousse, 92 Antony, pour débattre avec (contre) Jocelyne Porcher : « Végane, Carnivore, quelle alimentation pour demain ?

N’hésitez pas à venir :-)

14 novembre 2017

Notre semaine montréalaise se termine. Belles rencontres, avec l’équipe de la librairie Gallimard, boulevard Saint-Laurent, avec les géniales collégiennes (et c’est fou comme les ados sont à l’aise ici pour exprimer leurs sentiments contrairement aux ados des établissements scolaires français, on aurait à apprendre de l’éducation canadienne/québécoise, de toute cette société plus ouverte, où les femmes sont plus affirmées, plus présentes, et d’ailleurs bravo à Valérie Plante), avec l’excellent auteur Patrick Isabelle (dont nous vous conseillons Eux, Nous, et Lui, chez Leméac). Merci à l’ami Filip, bises à Martin Gibert pour l’accueil et le sens de la fiesta (et pour le supermarché sans nom sur Saint-Laurent avec ces stocks énormes de Tofurky), à Valéry Giroux et bien sûr Élise Desaulniers(le Darling est maintenant un de nos repaires), bonheur aussi de découvrir le merveilleux Café Tuyo, notre cocon végane, et bien sûr Aux Vivres et tant d’autres endroits, Herbivores Marché Végétalien et Esquina, bar à café, La Panthère Verte. Montréal est la grande ville végane friendly. Les Français auraient tellement à en apprendre. On s’est senti chez nous, accueillis, on avait le sentiment que les véganes font simplement partie du paysage, ici. On aurait bien aimé rester, mais on reviendra un jour avec notre fils cette fois. Le seul truc qui ne nous a pas convaincu dans cette ville, c’est la poutine (végane) :-).
Et surtout merci à l’incroyable équipe du Festival végane de Montréal 2017. Dévoué.e.s bénévoles, efficaces, chaleureux, vous avez été géniaux, bravo à Oti Lexa et à Phrédéric C. Boudreau et leur.e.s comparses, à Maude Lefebvre, Patricia Martin, et à tant d’autres. Passionnantes conférences d’Ophélie Véron, de Will Kymlicka, de Syl Ko (dont je vais bientôt lire le « Aphro-Ism: Essays on Pop Culture, Feminism, and Black Veganism from Two Sisters »), de Brigitte Gothiere qui rappelait la diversité et la richesse des actions de L214 Ethique et Animaux, de Valéry Giroux et de tant d’autres, comme l’équipe de Véganes magazine. On n’était pas toutes et tous d’accord, et c’est une bonne chose, ces débats, ces disputes au sein du mouvement (on a pu voir que la mousse au chocolat est vrai problème pour certains, par exemple). Merci à la librairie Librairie Zone Libre et à JF Tanguay, libraire politique extraordinaire (qui reçoit Ophélie Véron ce soir). Et bien sûr la nourriture sur le festival était divine, comme les gâteaux de Sophie Sucrée, les viandes végétales de GUSTA. Tout est passé trop vite, forcément, vous nous manquez déjà, mais on repart avec beaucoup d’énergie pour continuer le combat (=^_^=).
FestivalVeganeMontreal2

14 novembre 2017

Ces temps-ci, je ne sais pas pourquoi, souci d’économies sans doute, passion DIY, autonomie, je me suis mis à faire du pain. Sans machine. C’est très simple, et j’aime ce contact avec la pâte, ça gonfle, ça vit, magie. Vraiment c’est magique d’être dans ce monde, et de le faire grandir et gonfler et vivre sous nos mains.

T80 et Sarrasin

14 novembre 2017

québec

Beaux et importants souvenirs du Québec, ces deux livres, sur féminisme et écofeminisme (comment en finir avec la domination humaine sur les animaux et la domination masculine sur tout, toutes et tous, et sortir pas à pas du capitalisme). C’est dommage que ces deux maisons, Héliotrope et Éditions du remue-ménage, ne soient pas diffusées en France, on a besoin de ces textes et de ces autrices (dont Élise Desaulniers : “les hommes véganes sont des trouble-fête”, qui nous dit et nous rappelle que refuser la viande c’est s’opposer au patriarcat et à l’heteronormativité).
“Faire partie du monde” devrait passionner les écologistes (pour moi découverte de nombreuses autrices et auteurs grâce à ce livre, découvertes de nouvelles idées économiques, environnementales, anticolonialistes). “Le monde est à toi” de Martine Delvaux, nécessaire aussi, et cette phrase “Il faut aimer les mères pour leur permettre d’aimer leurs enfants”. 

30 octobre 2017

La France, ce pays qui aime les artistes et les auteur.e.s une fois qu’ils sont morts et n’embêtent plus personne avec cette manie de vouloir manger et de payer un loyer.
En cette belle époque de réception des appels de cotisations IRCEC (retraite complémentaire obligatoire, 8% purée), un coup de plus pour les auteur.e.s :

« Les droits d’auteurs n’étant pas pris en compte dans le calcul des droits à indemnité de chômage, les auteurs ne cotisent pas à l’assurance chômage. Résultat : « ils vont subir la hausse de la CSG sans compensation et verront donc leur pouvoir d’achat baisser d’environ 1 % a minima tandis que celui des salariés augmentera de 1,45 %. Les auteurs et artistes seront donc la seule population d’actifs perdante », calcule Geoffroy Pelletier, directeur général de la Société des gens de lettres (SGDL). « Toutes les organisations les représentant sont mobilisées car la coupe est pleine, beaucoup d’auteurs étant déjà dans une situation de paupérisation », souligne-t-il. »

30 octobre 2017

Ami.e.s ou connaissances de Montréal, Coline Pierré et moi arrivons dans votre ville mardi à 15h, alors n’hésitez pas à nous faire signe pour un café, un déjeuner, une balade, une soirée (=^_^=). On sera installé dans un drôle d’appart 10 avenue des Pins Ouest 412.

Nous allons déjà à un vernissage le 1er novembre 18h à la L’Euguélionne, librairie féministe (y retrouver Charlotte Des Ligneris) pour la sortie d’un livre de Julie Delporte (qui parle de Tove Jansson et du féminisme), et on se voit au Festival végane de Montréal 2017 de Montréal 2017 ou à notre lecture-rencontre à Gallimard Ltée, 3700A boulevard Saint-Laurent, métro Sherbrooke, de 9h à 10h30 (il y aura thé, café, et viennoiseries). On ira aussi à la librairie Librairie Zone Libre et au Planétarium.
Donc envoyez nous un mp et sinon on contactera les gens en arrivant.

30 octobre 2017

Convaincre une éditrice (enfin surtout sa chefe) d’accepter un titre de roman jeunesse avec le mot « féministe » dedans. Compliqué, trèèèèès compliqué.
J’ai déjà du me battre pour le titre de mes deux derniers livres (en litt. adulte), et boum à nouveau un de mes titres pose problème. C’est très irritant cette politique éditoriale (venant de maisons différentes) qui consiste à paniquer devant un titre (et à n’avoir aucune bonne alternative à proposer).
Le seul de mes livres qui ne porte pas un titre choisi par moi, c’est pour mon unique bd. L’éditeur trouvait que son titre était un bon titre. Pas moi. Alors ok je prends en compte que l’éditeur doit penser à l’aspect commercial et tout ça, ok, donc je peux envisager de lâcher sur un titre, d’écouter d’autres propositions. Mais souvent ça ne vaut pas le coup, les propositions sont très très nazes. Tout ça me fatigue. Notre position subordonnée me fatigue.
Alors bon, c’est rare, la plupart du temps je suis libre à 100%, je travaille quand même avec principalement des éditrices.eurs qui sont de mon côté. On discute, on se met d’accord. Mais quand ça se passe mal, purée, je déteste ça : tu sens que l’écrivain est un prolo face à des patrons.

28 septembre 2017

De ce soir mercredi à samedi soir, je suis invité aux Cafés Littéraires de Montélimar. Le programme se trouve ici : http://lescafeslitteraires.fr

(avec entres autres une lecture dessinée autour de mon antique roman Une parfaite journée parfaite).

19 septembre 2017

Il y a quelques temps je répondais aux questions de la revue Ballast. J’y parle du bobard de la viande éthique, des femmes dans le mouvement (il n’y a pas de « père à la cause animale »), de l’hypocrisie (de la bêtise) des écologistes à l’égard de l’élevage, de l’imagination politique (contre le « there is no alternative »), des nécessaires et passionnantes disputes au sein du mouvement, de notre statut de militants, des luttes pour les humains, et des animaux qui, si on sait les écouter, parlent…

À lire ici : https://www.revue-ballast.fr/martin-page-animaux-individus/

15 septembre 2017

Je serai demain samedi à Paris dans le cadre du festivale végane Smmmile, invité par la pianiste Vanessa Wagner pour parler de la cause animale, alors si vous êtes dans le coin, passez :-) Ça sera à 18h15 auditorium Boris Vian, à la Villette. Le programme est ici : http://smmmilefestival.com/le-smmmile/.