On s’habitue aux fins du monde

on s'habitue aux fins du monde

Tandis qu’il produit des films, le quotidien d’Élias se dévide, cadré par sa compagne alcoolique et sa meilleure amie ironique et dépressive. Son existence est hantée de vides, de poches de rien qui le meurtrissent doucement. Un soir de remise de prix, sa vie, cette vitre mince, s’étoile. Élias craque, jette sa récompense dans la Seine.
Le destin d’Élias est couvé par la présence épaisse et douce de Caldeira, célèbre cinéaste, qui finit par le rejeter. D’autres figures s’en viennent tisser autour d’Élias un réseau d’étreintes suicidaires : Darius, Marie sa secrétaire, Victor et ce détective tout penaud qu’il paye pour enquêter sur… lui-même.
Tout conspire à noyer Élias dans les replis d’une vie toxique émaillée de coups, ponctuée d’impasses, écrasée de désillusions. Rien ne semble prendre corps, tout se délite, s’ensable ou se disperse. Jusqu’à sa rencontre avec Margot, une jeune écrivaine, dont le studio de cinéma pour lequel il travaille veut acheter les droits d’une partie de la vie.
« La vie est un lent et merveilleux suicide », déclarait Patricia Highsmith. Dont acte.

Le Dilettante, 2005.

Traductions : Allemagne (Wagenbach), Italie (Garzanti), Brésil (Rocco), Grèce (Astarti), Corée (Munidang), Pays-bas (Wereld-Biblioteek), Finlande (Like Kustannus), Thaïlande (Circle Publishing), Slovaquie (Sofa), Espagne (Kailas), Lithuanie (Alma Littera), Roumanie (Humanitas), Russie (Free Fly/Fluide), Chine (Taiwan, Bobos).

Poche : J’ai Lu.

L’édition définitive du roman est constituée par la version numérique de septembre 2013 (en attente d’actualisation pour le poche).