20 février 2010

Je me suis réveillé ce matin pensant que nous étions vendredi, songeant que j’avais encore un jour pour terminer un travail ; le week-end serait libre pour commencer autre chose. C’est en lisant un blog que je me suis aperçu que nous étions samedi. Bien sûr aucun jour n’a disparu, ce n’est pas possible ; et pourtant pendant quelques minutes j’ai eu l’impression que j’avais manqué un jour, que par inadvertance j’avais loupé le train de vendredi et que je n’en avais pas fait partie. Il a fallut que je vérifie la liste des emails reçus et envoyés pour reconstituer ces trois derniers jours. Mon vendredi est bien là, jeudi aussi, j’ai reconstruit l’enchaînement de mes journées. Cela tient au fait que mes journées sont assez uniformes cette semaine, consacrées à l’écriture de textes critiques ; j’ai le nez dans ma documentation, j’écris dans mon carnet, je réécris sur mon ordinateur, je corrige. Je ne sors pas assez (j’ai tort ; alors aujourd’hui je suis allé marcher dehors, il y a encore de la neige partout, les oiseaux chantent, le printemps est palpable), je n’ai parlé à personne, je me suis couché tard et réveillé tôt, encore fatigué. Il faut que je m’organise autrement. Expérience troublante et excitante d’avoir vécu un moment de science-fiction, une nouvelle de Philip K. Dick, quasiment un épisode de Twilight Zone.

  • 1. (_)  |  20 février 2010 à 15h30

    samedi répit
    plus rire
    depuis minuit
    jusqu’à minuit
    pas pleurer

    (Samuel Beckett – Poèmes, suivi de mirlitonnades)

  • 2. mourlan sonia  |  21 février 2010 à 17h42

    j’aime beaucoup la manière dont vous écrivez, pensez, vivez aussi.Vous me touchez beaucoup.Alors, merci.

  • 3. Martin  |  22 février 2010 à 10h54

    bonjour Sonia Mourian,
    merci pour vos mots bienveillants.
    bonne journée

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